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32 nouveaux engagés dans l’armée de terre en métropole



32 nouveaux engagés dans l’armée de terre en métropole
PAPEETE, le 8 juin 2015. Parmi la cinquantaine de candidats désireux de s'engager dans l’armée, 32 jeunes ont finalement été recrutés. Ils sont partis le mercredi 3 juin pour leur prochaine affectation. Un départ douloureux mais vécu aussi comme une ouverture.


Tous les mois, de jeunes Polynésiens, âgés de 17 ans et demi à 27 ans, sans diplôme ou avec ( jusqu’à Bac +5 maximum), sont recrutés, par le Cirfa (Centre d’insertion et de recrutement des forces armées) dont le siège est situé au camp de Arue. Après avoir réussi des tests psychotechniques, physiques et médicaux, ils peuvent choisir un métier (dans la marine, l'armée de l’air ou l'armée de terre). Au total, 400 métiers différents environ sont proposés dans les forces armées.

Ce mois de juin, sur la cinquantaine de postulants au départ, seulement 32 ont été effectivement retenus, selon le responsable du Cirfa : c’est le plus gros contingent de l’année appelé. Parmi eux, une jeune femme, quelques jeunes qui ont fait "leurs classes" au RSMA (régiment du service militaire adapté). Parmi ces 32 nouvelles recrues de l'armée, trois vont intégrer directement une école de sous-officiers. La plupart de ces jeunes sont célibataires, mais quelques-uns se sont mariés quelques jours avant la signature de leur contrat d'engagement ; l'un d'entre eux laisse derrière lui une femme et un enfant.

Mercredi 3 juin, à 3 heures du matin, ces jeunes recrues étaient déjà à l’aéroport de Faa'a, accompagnées pour celles qui le pouvaient des membres de leurs familles. Autant dire qu'il y avait foule dans le hall des départs internationaux. Enregistrement des bagages, quelques pauses pour des photos de famille, un dernier coup de fil à la famille restée dans les îles, dans le hall des départs une ambiance festive s'est installée. Une famille, venue avec guitares et tambours, crée une ambiance particulière. Mais, au fur et à mesure que l’heure d’embarquement approche, l’ambiance festive se transforme petit à petit. L'émotion de la séparation à venir gagne les cœurs : on se prend dans les bras, les premières larmes commencent à couler sur les visages des uns et des autres. Certains sèchent leurs pleurs avec un pareu car un mouchoir ne suffit plus. Pour les tout jeunes couples, ce sont les derniers instants à vivre ensemble et la perspective d'une très longue séparation devient insupportable.




Paroles de jeunes engagés

32 nouveaux engagés dans l’armée de terre en métropole
Julie Mauri de Rairoa (niveau BEP)

"J’ai décidé de rentrer dans l’armée car je n’ai pas trouvé d’emploi dans le civil, ce qui me permettra de voir d’autres pays, et surtout après seulement 17 ans de service, je pourrai prendre ma retraite.
C’est dur, mais avec un peu de volonté, on peut y arriver. J’ai choisi le métier d’opérateur réseau informatique et ma destination est Thionville (Lorraine)".



32 nouveaux engagés dans l’armée de terre en métropole
Remuera Makiroto de Apataki, 22 ans

"J’ai fait 10 mois au RSMA et après plusieurs recherches d’emploi infructueuses à Tahiti et aux Tuamotu, j’ai décidé de m’engager pour mon avenir et pour voir autre chose. Mes parents sont derrière moi pour me pousser à aller plus loin. C’est bien aussi de savoir que les parents sont derrière toi".

32 nouveaux engagés dans l’armée de terre en métropole
Jean-François Rifflart de Tahiti (marié, un enfant)

"C’est pour ma femme et mon enfant que je fais ça. Ce sera très dur pour moi, mais je pense qu’avec le soutien de l’équipe qui m‘attend à Etain dans le régiment d’hélicoptères de combat, j’arriverai à tenir le coup et à me remonter le moral. Dès que j’aurai trouvé un logement, je les ferai venir près de moi, là-bas".

Avoir une famille, un handicap ?

32 nouveaux engagés dans l’armée de terre en métropole
La réponse de l’adjudant-chef Levêque, responsable du Cirfa

"Dès le dépôt de leurs candidatures, les jeunes mariés sont avertis qu'il sera très difficile de les faire rentrer. L’état major de Paris étudie chaque dossier avec soin. Au final, on ne prend que ceux dont le profil correspond à ce qu’on recherche, des secteurs où il y a une spécialité. Il faut savoir que durant le temps de leur formation, les candidats devront se concentrer entièrement à leur travail, même si leur enfant ou leur épouse est malade. Donc, postuler en étant marié et père de famille, ce n’est pas interdit, mais ces candidats doivent savoir qu'il y a de forte chance que leur dossier ne soit pas retenu".


Rédigé par Arthur Tiarii le Lundi 8 Juin 2015 à 16:30 | Lu 5752 fois

Tags : ARMEE






1.Posté par TAAHOA le 08/06/2015 16:54 | Alerter
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FAAITOITO TAUREARE'A MA

2.Posté par R C le 08/06/2015 17:56 | Alerter
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evynstarr
" On peut remercier le CIRFA, c'est à dire la France, qui reste tout de même le plus gros recruteur de notre collectivité. Faa'ito'ito à tous ces jeunes engagés "

3.Posté par liberté le 09/06/2015 08:42 | Alerter
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Quel honneur JULIE pas encore dans l'armée et déjà tu pense à la retraite . Grande carrière en perspective du grand n'importe quoi

4.Posté par TevaTamahine le 09/06/2015 09:29 | Alerter
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Ho là @Liberté c'est quoi ta vocation ? Pour raisonner ainsi aujourd'hui faut être fils d'archevêque. 40% au moins de chômage en Polynésie et tu parles de vocation. Ils ont choisi l'armée plutôt que traine savates dans les rues de Papeete c'est encore le meilleur choix. Ils ont au moins le courage d'affronter les difficultés au lieu d'attendre la bouche ouverte et les jambes écartées les investissements chinois. Bon courage et bonne chance à eux.

5.Posté par Tan le 09/06/2015 09:50 | Alerter
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Et ouii, c'est ça la liberté,liberté, la liberté d'expression : de penser à la retraite où est le problème. N'importe quoi toi même. des fois vaut mieux se taire

6.Posté par TevaTamahine le 09/06/2015 11:11 | Alerter
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Ha ha ha !!! la novlangue à présent. On dit plus suicide mais auto-mutilation, c'est plus élégant. Bon plus sérieusement est-ce un suicide maquillé en meurtre ou un meurtre maquillé en suicide ? En tout cas le coup de l'auto-mutilation ça va rassurer le voisinage le temps de l'enquête. Il y a aussi la thèse de l'accident que l'on peut aussi envisager, il trébuche le couteau à la main tout s’enchaîne et il s'écroule sur la terrasse en allant chercher du secours. A suivre. Condoléances attristées à la famille.

7.Posté par Manao le 09/06/2015 16:01 | Alerter
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La pauvre Julie qui pense déjà à sa retraite.
Pas beaucoup de motivation pour le métier de militaire, ça va être dur dans ses conditions d'aller jusqu'au bout.

Au fait la retraite (pension militaire) est à partir de 17 ans et demi maintenant et d'ici qu'elle prenne sa retraite, elle sera encore repoussée voire supprimée pour ceux et celles qui ne feront pas carrière longue.

8.Posté par RO le 09/06/2015 16:07 (depuis mobile) | Alerter
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Je vous plains jeunes gens.

9.Posté par teivatane le 09/06/2015 18:35 | Alerter
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Pour certains retour au fenua dans 4 ans, et traine patogas pour la suite.....Autant rester en France et travailler chez Mac Do...

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