Tahiti, le 7 février 2026 – L'homme de 70 ans jugé depuis mercredi par la cour d'assises d'appel de Papeete pour des viols incestueux, notamment commis sur sa fille et sa petite-fille, a été condamné vendredi à 18 ans de réclusion criminelle comme lors de son premier procès.
Au terme de plusieurs heures de délibération, les jurés de la cour d'assises d'appel ont condamné vendredi l'homme de 70 qui était jugé depuis mercredi pour des viols incestueux commis sur sa fille, sa petite-fille et une autre victime.
Plus tôt dans la journée, la parole avait été donnée aux avocates des trois parties civiles de ce dossier. Première à prendre la parole, Me Temanava Bambridge a évoqué un accusé « tellement manipulateur » qu'il a réussi à convaincre son ex-épouse mais aussi son fils qu'il n'avait pas commis les faits. « Il nous assène qu'il n'y a pas de preuves matérielles, il les accuse de mentir. Imaginez l'impact pour ces jeunes victimes qui ont eu le courage de dénoncer les faits ».
Dynamique incestueuse
Me Sarah Da Silveira, qui défendait la fille de l'accusé s'est, pour sa part, dite « convaincue » car « il n'y a pas de doutes dans ce dossier ». elle a décrit le septuagénaire comme un « prédateur » avec « un mode opératoire » et a évoqué la « dynamique incestueuse » de ce dossier. Me Louise Bregman est quant à elle revenue sur les répercussions des faits en expliquant que sa cliente était « brisée » et qu'elle avait une estime d'elle-même qui est « très basse ». « Elle a été violée à plusieurs reprises et aujourd'hui encore, elle se souvient de la douleur . »
C'est ensuite l'avocat général qui a abordé le dossier pour « partager » son analyse et la « conviction » qui est la sienne. Alors que l'accusé n'avait cessé durant ce procès de dénoncer l'absence de preuves matérielles, il a assuré qu'il y a, dans cette affaire, « un ensemble d'éléments matériels qui établissent la culpabilité de l'accusé de manière évidente ». « Il n'y a pas de doutes car ces trois jeunes femmes ont systématiquement tenu le même discours depuis le début. Elles n'ont jamais varié sur ce qui est arrivé. »
Peine de sûreté
Le représentant du ministère public a également abordé les conséquences des viols sur les victimes en se référant aux expertises psychologiques. « Il n'y a aucun élément d'affabulation et elles présentent des troubles liés au syndrome du stress post-traumatique comme de l'hypervigilance ou des conduites à risque. L'avocat général a finalement requis 18 ans de réclusion criminelle mais à la différence du procès de première instance, il a aussi demandé une peine de sûreté des deux-tiers.
A l'aune de sa plaidoirie, l'avocat de l'accusé, Me Gilles Jourdainne, a vivement réagi aux réquisitions : « On vous demande de le condamner très lourdement. C'est une peine d'éradication, de mise à mort. Cela signifie qu'il ne sortira plus de l'environnement carcéral avant la fin de ses jours. »
Alors que son client a continué de nier les faits durant l'audience, Me Jourdainne a expliqué qu'il avait l'impression que l'on reprochait à son client d'avoir fait appel. « C'est son droit dans notre démocratie et ce, depuis une loi de juin 2000. Contester les faits, c'est aussi son droit et cela ne doit pas lui être reproché pour aggraver sa peine. » L'avocat est ensuite revenu sur la procédure de ce dossier : « C'est un dossier complexe. Pour des faits dénoncés aussi graves, on a attendu quatre mois pour convoquer mon client, cela veut dire que le procureur n'y croyait pas trop au départ. » Me Jourdainne a ensuite évoqué une affaire dans laquelle « c'est la parole de l'un contre l'autre » : « Celle de mon client a été diabolisée ».
Après en avoir délibéré, les jurés ont donc de nouveau reconnu l'accusé coupable et l'ont condamné à 18 ans de réclusion criminelle.
Au terme de plusieurs heures de délibération, les jurés de la cour d'assises d'appel ont condamné vendredi l'homme de 70 qui était jugé depuis mercredi pour des viols incestueux commis sur sa fille, sa petite-fille et une autre victime.
Plus tôt dans la journée, la parole avait été donnée aux avocates des trois parties civiles de ce dossier. Première à prendre la parole, Me Temanava Bambridge a évoqué un accusé « tellement manipulateur » qu'il a réussi à convaincre son ex-épouse mais aussi son fils qu'il n'avait pas commis les faits. « Il nous assène qu'il n'y a pas de preuves matérielles, il les accuse de mentir. Imaginez l'impact pour ces jeunes victimes qui ont eu le courage de dénoncer les faits ».
Dynamique incestueuse
Me Sarah Da Silveira, qui défendait la fille de l'accusé s'est, pour sa part, dite « convaincue » car « il n'y a pas de doutes dans ce dossier ». elle a décrit le septuagénaire comme un « prédateur » avec « un mode opératoire » et a évoqué la « dynamique incestueuse » de ce dossier. Me Louise Bregman est quant à elle revenue sur les répercussions des faits en expliquant que sa cliente était « brisée » et qu'elle avait une estime d'elle-même qui est « très basse ». « Elle a été violée à plusieurs reprises et aujourd'hui encore, elle se souvient de la douleur . »
C'est ensuite l'avocat général qui a abordé le dossier pour « partager » son analyse et la « conviction » qui est la sienne. Alors que l'accusé n'avait cessé durant ce procès de dénoncer l'absence de preuves matérielles, il a assuré qu'il y a, dans cette affaire, « un ensemble d'éléments matériels qui établissent la culpabilité de l'accusé de manière évidente ». « Il n'y a pas de doutes car ces trois jeunes femmes ont systématiquement tenu le même discours depuis le début. Elles n'ont jamais varié sur ce qui est arrivé. »
Peine de sûreté
Le représentant du ministère public a également abordé les conséquences des viols sur les victimes en se référant aux expertises psychologiques. « Il n'y a aucun élément d'affabulation et elles présentent des troubles liés au syndrome du stress post-traumatique comme de l'hypervigilance ou des conduites à risque. L'avocat général a finalement requis 18 ans de réclusion criminelle mais à la différence du procès de première instance, il a aussi demandé une peine de sûreté des deux-tiers.
A l'aune de sa plaidoirie, l'avocat de l'accusé, Me Gilles Jourdainne, a vivement réagi aux réquisitions : « On vous demande de le condamner très lourdement. C'est une peine d'éradication, de mise à mort. Cela signifie qu'il ne sortira plus de l'environnement carcéral avant la fin de ses jours. »
Alors que son client a continué de nier les faits durant l'audience, Me Jourdainne a expliqué qu'il avait l'impression que l'on reprochait à son client d'avoir fait appel. « C'est son droit dans notre démocratie et ce, depuis une loi de juin 2000. Contester les faits, c'est aussi son droit et cela ne doit pas lui être reproché pour aggraver sa peine. » L'avocat est ensuite revenu sur la procédure de ce dossier : « C'est un dossier complexe. Pour des faits dénoncés aussi graves, on a attendu quatre mois pour convoquer mon client, cela veut dire que le procureur n'y croyait pas trop au départ. » Me Jourdainne a ensuite évoqué une affaire dans laquelle « c'est la parole de l'un contre l'autre » : « Celle de mon client a été diabolisée ».
Après en avoir délibéré, les jurés ont donc de nouveau reconnu l'accusé coupable et l'ont condamné à 18 ans de réclusion criminelle.





























