Tahiti, le 11 février 2026 – L'homme de 31 ans jugé depuis lundi par la cour d'assises d'appel pour avoir violé une touriste américaine le 16 décembre 2022 a été condamné mardi à 12 ans de réclusion criminelle.
Au terme d'environ trois heures de délibération, les jurés de la cour d'assises d'appel ont condamné, mardi, l'accusé de 31 ans qui était jugé pour un viol commis sur une touriste américaine à Taravao en décembre 2022.
Plus tôt dans la journée, l'avocat de la victime, Me Smaïn Bennouar, avait pris la parole pour dénoncer le comportement “fuyant” de l'accusé qui a continué, durant ce second procès, à nier avoir violer la victime en assurant que le rapport était consenti. “Il essaie de se soustraire à la justice, de se déculpabiliser. Il se présente comme une victime et c'est insupportable, inacceptable.” Revenant sur les faits, l'avocat a assuré que sa cliente était “tellement terrifiée” qu'elle avait cru mourir. Il a également reproché à l'accusé de se “victimiser” en “renversant les rôles”.
Une peine “insuffisante”
Alors que c'est le parquet général qui avait fait appel du premier jugement, l'avocat général a expliqué lors de ses réquisitions que cette décision avait été prise car la peine de huit ans de prison ferme n'était pas “suffisante”, et qu'elle aurait permis à l'accusé de faire une demande de libération conditionnelle à mi-peine. Évoquant un risque fort de récidive, l'avocat général a déploré que le mis en cause nie les faits. “La version qu'il donne, c'est comme un nouveau viol : il accuse la victime. Cela est inadmissible”, a-t-il asséné avant de requérir 12 ans de réclusion criminelle assortis d’une peine des deux-tiers de sûreté.
C'est ensuite l'avocate de l'accusé, Me Béatrice Eyrignoux, qui s'est avancée à la barre en débutant sa plaidoirie par quelques mots pour la victime : “Je la considère comme une victime car elle a effectivement été victime de viol.” L'avocate a ensuite évoqué son client, “un homme quasiment muet à l'audience, qui a des difficultés à s'exprimer et qui est peut-être atteint de déficience intellectuelle”. Elle a demandé à la cour de s'interroger sur le fait de “savoir si l'on a la certitude que sa perception était celle d'un homme qui voulait véritablement commettre le viol”.
Après en avoir délibéré, la cour d'assises a donc condamné l'individu à 12 ans de prison ferme.
Au terme d'environ trois heures de délibération, les jurés de la cour d'assises d'appel ont condamné, mardi, l'accusé de 31 ans qui était jugé pour un viol commis sur une touriste américaine à Taravao en décembre 2022.
Plus tôt dans la journée, l'avocat de la victime, Me Smaïn Bennouar, avait pris la parole pour dénoncer le comportement “fuyant” de l'accusé qui a continué, durant ce second procès, à nier avoir violer la victime en assurant que le rapport était consenti. “Il essaie de se soustraire à la justice, de se déculpabiliser. Il se présente comme une victime et c'est insupportable, inacceptable.” Revenant sur les faits, l'avocat a assuré que sa cliente était “tellement terrifiée” qu'elle avait cru mourir. Il a également reproché à l'accusé de se “victimiser” en “renversant les rôles”.
Une peine “insuffisante”
Alors que c'est le parquet général qui avait fait appel du premier jugement, l'avocat général a expliqué lors de ses réquisitions que cette décision avait été prise car la peine de huit ans de prison ferme n'était pas “suffisante”, et qu'elle aurait permis à l'accusé de faire une demande de libération conditionnelle à mi-peine. Évoquant un risque fort de récidive, l'avocat général a déploré que le mis en cause nie les faits. “La version qu'il donne, c'est comme un nouveau viol : il accuse la victime. Cela est inadmissible”, a-t-il asséné avant de requérir 12 ans de réclusion criminelle assortis d’une peine des deux-tiers de sûreté.
C'est ensuite l'avocate de l'accusé, Me Béatrice Eyrignoux, qui s'est avancée à la barre en débutant sa plaidoirie par quelques mots pour la victime : “Je la considère comme une victime car elle a effectivement été victime de viol.” L'avocate a ensuite évoqué son client, “un homme quasiment muet à l'audience, qui a des difficultés à s'exprimer et qui est peut-être atteint de déficience intellectuelle”. Elle a demandé à la cour de s'interroger sur le fait de “savoir si l'on a la certitude que sa perception était celle d'un homme qui voulait véritablement commettre le viol”.
Après en avoir délibéré, la cour d'assises a donc condamné l'individu à 12 ans de prison ferme.




























