Tahiti Infos
Tahiti Infos Tahiti Infos

TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter
FENUACOMMUNICATION - immeuble Tutuapare - Shell RDO Faa'a - BP 40160 98 713 Papeete Polynésie française. Tel: 40 43 49 49


1 740 microcrédits délivrés par l’Adie en 2020



Tahiti, le 25 mars 2021 - L’Adie a présenté jeudi son bilan de l'année 2020 ainsi que ses projets pour 2021. À travers son comité de pilotage des partenaires, l’association de microcrédit a souhaité remercier ses différents soutiens dans une année 2020 qui a vu 1 740 auto-entrepreneurs recevoir un microcrédit.
 
Lors de son comité de pilotage, l’Adie Polynésie est revenue jeudi  sur l’année écoulée avant de dévoiler ses perspectives de projets pour 2021 devant ses différents partenaires. L’association a délivré 1 740 microcrédits en 2020, soit 11% de plus qu’en 2019.
 
Les profils des entrepreneurs

En 2020, les femmes représentaient 48% des clients de l’Adie en Polynésie pour 52% d’hommes. Parmi les porteurs de projets, 43% étaient au régime de solidarité du territoire (RST) et 23% avaient entre 18 et 30 ans. Les porteurs de projets vivaient principalement dans les îles ou sur la presqu’île (90%) alors que 6% habitaient dans les quartiers prioritaires. Au fenua, 29% des personnes qui ont lancé ou développé un projet l’ont fait dans le secteur primaire de l’agriculture, 20% dans la pêche, 17% dans les prestations de service ou encore 13% dans la restauration et l’hôtellerie.
 
Un projet de formation

Malgré le confinement, l’Adie a continué d’accompagner les personnes désireuses de faire le grand saut de l’auto-entrepreneuriat avec la création de projets. Lancé en octobre 2020, le programme de formation « Je deviens entrepreneur » a permis des formations gratuites sur l’entrepreneuriat. Retardées par la crise du Covid-19, trois des quatre sessions de formation prévues initialement ont été réalisées en présentiel par petits groupes. Sur les 27 inscrits, 18 stagiaires sont allés au terme de la formation. Cinq d’entre eux ont eu accès à un crédit et quatre ont pris une patente à la suite de la formation. Une personne a retrouvé un emploi salarié et les autres ont développé leur activité déjà existante ou se sont réorientés vers un autre projet.

Adie Polynésie a également lancé un projet d’antenne numérique sur site isolé connecté (Ansic) aux Tuamotu en août 2020. Un projet pilote qui sera appliqué dans les zones rurales de métropole en cas de succès. L’objectif : permettre aux clients potentiels des îles d’échanger avec un conseiller Adie et d’être accompagnés à distance.

Les équipes de l’association ont travaillé à distance ou sur site durant la crise, les agences étant fermées pendant le confinement. Rappelons que Adie Polynésie compte 23 salariés et une vingtaine de bénévoles. En moyenne, un conseiller a accompagné entre 150 et 300 porteurs de projet. Au total, ce sont plus de 2 700 personnes qui ont étaient personnellement assistées en Polynésie pour des raisons diverses : éligibilité aux aides du Pays et de l’État, rééchelonnement du prêt (+ de 1 475 rééchelonnements effectués au moins une fois), possibilité d’obtenir des aides financières (notamment des prêts d’honneur)…

L’impact de la crise

Lors du confinement, il ressort que 53% des indépendants suivis par l’Adie ont dû cesser totalement ou partiellement leur activité alors que 63% ont indiqué avoir un chiffre d’affaires inférieur à 2019 (la majorité d’entre eux ayant une activité qui gravite autour du tourisme). À la sortie du confinement, 81% des entrepreneurs accompagnés par l’association se sont dit confiants vis-à-vis de leur activité. Aujourd’hui, 57% affirment que leur affaire va bien. L’Adie ajoute que pour pouvoir se projeter dans l’avenir, les porteurs de projet auront besoin du soutien vital des pouvoirs publics jusqu’à une reprise normale de l’économie.

L’apport des prêts d’honneur

En 2020, notamment grâce au soutien du ministère de l’Économie et des Finances et de ses partenaires, l’association a eu davantage de moyens. Par conséquent, le nombre de prêts d’honneur professionnels (taux à 0%) décaissés par année en Polynésie a explosé en un an, passant de 5 en 2019 à 166 en 2020. Ces prêts ont servi principalement à financer des besoins en trésorerie, représentant près de 53 millions de Fcfp. L’Adie ne compte pas s’arrêter là, prévoyant entre 500 à 600 nouveaux prêts d‘honneur professionnels d’ici la fin de l’année 2021.

Par ailleurs, l’Adie a mené son étude d’impact triennale, qui fait état du taux de pérennité et d’insertion des profils suivis. Ces derniers sont élevés en Polynésie : le taux de pérennité à deux ans est de 90%, et celui du taux d’insertion de 96%.
 
Les perspectives pour 2021

L’Adie réaffirme son engagement pour faciliter l’accès à l’entrepreneuriat et à l’emploi. Elle souhaite s’adresser en priorité aux porteurs de projet de création d’entreprise dans les territoires, aux travailleurs informels et aux entrepreneurs déjà lancés qui souhaitent développer leur activité et qui n’ont pas accès au crédit bancaire. L’association rappelle que le soutien de ses partenaires et du Ministère des Outre-mer a permis une augmentation rapide de l’action de l’Adie entre 2019 et 2021 et que la poursuite de ce changement d’échelle nécessitera un cofinancement dans la durée pour assurer une pérennisation des moyens.
Enfin, l’Adie ne manque pas de projets. Notamment l’arrivée d’une agence mobile, via un véhicule dédié, pour développer ses actions dans les quartiers prioritaires de l’agglomération de Papeete. L’expérimentation par des bénévoles du « microcrédit mobilité » aux îles Sous-le-vent est également dans les tuyaux.

Rédigé par Etienne Dorin le Jeudi 25 Mars 2021 à 19:16 | Lu 887 fois






Dans la même rubrique :
< >

Lundi 17 Mai 2021 - 20:44 ​Dresser les chiens détecteurs au fenua

Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | Assistance | Appels d'offre et communiqués | Concours d'écriture - Salon du Livre 2019 | Concours d'écriture - Salon du Livre 2020 | Coronavirus