Tahiti, le 30 juin 2026 - Dans une servitude située à proximité de la mairie de Toahotu, une dispute sur fond de jalousie a bien failli virer au drame. Un homme a été condamné à trois ans de prison ferme, mardi, pour avoir poignardé le nouveau compagnon de son ex-petite amie lors de la nuit du réveillon du Nouvel An. Un coup de couteau qui a perforé un organe vital, dont les conséquences auraient pu être bien plus dramatiques.
Les faits remontent au 1er janvier 2025. Les gendarmes de Taravao sont appelés pour une agression à l'arme blanche vers 1 h 30 du matin dans une servitude située à côté de la mairie de Toahotu. À leur arrivée, un homme est grièvement blessé à l'abdomen. À quelques mètres de lui, le mis en cause tient encore le couteau ayant servi à l'agression. Il est immédiatement interpellé.
Un an et demi plus tard, cette affaire était examinée ce mardi devant le tribunal correctionnel de Papeete, lors de la dernière audience pénale avant la suspension des audiences correctionnelles durant les vacances.
Le prévenu, âgé de 30 ans, n'est pas un inconnu de la justice. Son casier judiciaire comporte déjà cinq condamnations pour des faits de recel de vol, vols, vols en réunion, dégradations et violences aggravées.
Les faits remontent au 1er janvier 2025. Les gendarmes de Taravao sont appelés pour une agression à l'arme blanche vers 1 h 30 du matin dans une servitude située à côté de la mairie de Toahotu. À leur arrivée, un homme est grièvement blessé à l'abdomen. À quelques mètres de lui, le mis en cause tient encore le couteau ayant servi à l'agression. Il est immédiatement interpellé.
Un an et demi plus tard, cette affaire était examinée ce mardi devant le tribunal correctionnel de Papeete, lors de la dernière audience pénale avant la suspension des audiences correctionnelles durant les vacances.
Le prévenu, âgé de 30 ans, n'est pas un inconnu de la justice. Son casier judiciaire comporte déjà cinq condamnations pour des faits de recel de vol, vols, vols en réunion, dégradations et violences aggravées.
“Prends un couteau, viens là”
Quelques jours précédant le soir des faits, il revient de Bora Bora, où il vit depuis quelque temps. Malgré leur séparation, il continue d'entretenir des liens avec son ancienne compagne, alors encore mineure. À la barre, il a expliqué avoir fait le déplacement après plusieurs appels au cours desquels elle lui aurait laissé entendre qu'elle pourrait mettre fin à ses jours. “Je ne voulais pas qu'elle fasse une bêtise”, a dit le prévenu stressé face aux questions de la présidente du tribunal. Sur le sol de Tahiti, ils renouent alors les liens et passent plusieurs moments intimes ensemble.
Ce soir du Nouvel an, une fois arrivé à Toahotu, il la contacte pour savoir où elle se trouve. Selon sa version, elle lui aurait répondu qu'elle était installée avec des amis près de la mairie. Elle lui aurait, selon ses déclarations, demandé : “Prends un couteau, viens là”. Une affirmation qui ne pourra être vérifiée mais que son avocat a estimée “pas impossible” alors que de son côté, la jeune femme a nié en bloc avoir prononcé ces mots.
Sur place, le trentenaire découvre son ancienne compagne en compagnie d'un homme rencontré seulement deux jours auparavant après plusieurs échanges sur TikTok.
Arrivé à proximité des deux jeunes tourtereaux, le natif de Taiarapu-Est assène un seul coup à la victime avec un couteau d’une lame de 15 centimètres. Transportée en urgence à l'hôpital, elle échappe de peu au pire.
Ce soir du Nouvel an, une fois arrivé à Toahotu, il la contacte pour savoir où elle se trouve. Selon sa version, elle lui aurait répondu qu'elle était installée avec des amis près de la mairie. Elle lui aurait, selon ses déclarations, demandé : “Prends un couteau, viens là”. Une affirmation qui ne pourra être vérifiée mais que son avocat a estimée “pas impossible” alors que de son côté, la jeune femme a nié en bloc avoir prononcé ces mots.
Sur place, le trentenaire découvre son ancienne compagne en compagnie d'un homme rencontré seulement deux jours auparavant après plusieurs échanges sur TikTok.
Arrivé à proximité des deux jeunes tourtereaux, le natif de Taiarapu-Est assène un seul coup à la victime avec un couteau d’une lame de 15 centimètres. Transportée en urgence à l'hôpital, elle échappe de peu au pire.
“Il n'était pas obligé de l’utiliser”
En garde à vue, il avait expliqué avoir agi parce qu'il les voyait “en ébats amoureux”. La présidente du tribunal a alors résumé la situation comme elle la comprenait : “Cette ex vous fait revenir, elle couche avec vous, mais en même temps, elle a quelqu'un d’autre alors vous êtes jaloux.”
À l'audience, le ministère public a rappelé la gravité de la blessure : “Le couteau a pénétré le foie. C'est un endroit létal.” Si aucune hémorragie active n'est constatée dans un premier temps, la lame a bien perforé le foie. Une nouvelle intervention chirurgicale sera nécessaire avant une longue période de rééducation. La victime perdra même son emploi à la suite de cette agression. Son incapacité totale de travail est fixée à quatorze jours.
Toujours très marqué, l’homme qui habite à Tahiti n'a pas souhaité assister au procès. Son avocat a rapporté que son client “n'a toujours pas compris pourquoi il avait été attaqué”.
Questionné sur sa consommation de paka, le prévenu a affirmé au tribunal fumer “cent joints par jour”. Une déclaration qui a fait sauter de sa chaise la présidente qui lui a demandé pourquoi il mentait ? Réponse : un silence. Il a également décrit une détention difficile en balbutiant : “On me tape parce que… je joue pas bien au foot.” Encore un motif qui a laissé les magistrats perplexes.
L'expertise psychiatrique décrit un homme impulsif, présentant une faible tolérance à la frustration, des difficultés à contrôler ses réactions, une faible remise en question ainsi qu'une dépendance affective. Sa dangerosité est qualifiée de modérée. Pour le procureur, les débats ont permis de mieux comprendre le passage à l’acte avec un début de réponse avec la jalousie. Il a tout de même estimé que le prévenu “n'était pas obligé d'avoir un couteau, et surtout il n'était pas obligé de l'utiliser”.
Le parquet a requis quatre ans d'emprisonnement, dont un an assorti d'un sursis probatoire de deux ans. Des réquisitions suivies par le tribunal. Le prévenu devra en outre suivre un accompagnement socio-judiciaire pendant deux ans, avec obligation de travailler ou de suivre une formation, d'indemniser la victime et d'entreprendre un suivi psychologique. Il lui est également interdit d'entrer en contact avec la victime ou de paraître à son domicile. Enfin, le tribunal a prononcé une interdiction de porter une arme pendant cinq ans, ainsi qu'une peine d'inéligibilité de la même durée.
À l'audience, le ministère public a rappelé la gravité de la blessure : “Le couteau a pénétré le foie. C'est un endroit létal.” Si aucune hémorragie active n'est constatée dans un premier temps, la lame a bien perforé le foie. Une nouvelle intervention chirurgicale sera nécessaire avant une longue période de rééducation. La victime perdra même son emploi à la suite de cette agression. Son incapacité totale de travail est fixée à quatorze jours.
Toujours très marqué, l’homme qui habite à Tahiti n'a pas souhaité assister au procès. Son avocat a rapporté que son client “n'a toujours pas compris pourquoi il avait été attaqué”.
Questionné sur sa consommation de paka, le prévenu a affirmé au tribunal fumer “cent joints par jour”. Une déclaration qui a fait sauter de sa chaise la présidente qui lui a demandé pourquoi il mentait ? Réponse : un silence. Il a également décrit une détention difficile en balbutiant : “On me tape parce que… je joue pas bien au foot.” Encore un motif qui a laissé les magistrats perplexes.
L'expertise psychiatrique décrit un homme impulsif, présentant une faible tolérance à la frustration, des difficultés à contrôler ses réactions, une faible remise en question ainsi qu'une dépendance affective. Sa dangerosité est qualifiée de modérée. Pour le procureur, les débats ont permis de mieux comprendre le passage à l’acte avec un début de réponse avec la jalousie. Il a tout de même estimé que le prévenu “n'était pas obligé d'avoir un couteau, et surtout il n'était pas obligé de l'utiliser”.
Le parquet a requis quatre ans d'emprisonnement, dont un an assorti d'un sursis probatoire de deux ans. Des réquisitions suivies par le tribunal. Le prévenu devra en outre suivre un accompagnement socio-judiciaire pendant deux ans, avec obligation de travailler ou de suivre une formation, d'indemniser la victime et d'entreprendre un suivi psychologique. Il lui est également interdit d'entrer en contact avec la victime ou de paraître à son domicile. Enfin, le tribunal a prononcé une interdiction de porter une arme pendant cinq ans, ainsi qu'une peine d'inéligibilité de la même durée.


































