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​Rétrospective 2020 : L'année dans les îles



Tahiti, le 30 décembre 2020 - Que retenir de l'année écoulée ? Tahiti Infos livre une série de rétrospectives thématiques consacrées à l'actualité de l'année 2020 et vous propose dès aujourd'hui une sélection de la rédaction des événements qui auront marqué l'actualité dans les îles depuis janvier.

Les grandes dates

6 janvier : Des centaines de poissons morts flottant à la surface ou échoués sur des plages, ont été retrouvés à Bora bora et Raiatea. L'on ignore encore la cause exacte à l'origine de cette triste nouvelle.

8 janvier : Le gouvernement acte le versement de la subvention pour la construction de la navette des Marquises de la Fédération d'entraide polynésienne de sauvetage en mer (FEPSM) qui devrait être livrée en 2021 grâce à une subvention de l'Etat et du Territoire de 119 millions Fcfp.

23 janvier : Les gros navires de croisière pourraient se voir interdire l'entrée dans le lagon de Bora Bora dans deux ou trois ans. C'est en tout cas le souhait d'une délibération municipale. Les prestataires d'activités sur place sont globalement favorables à cette mesure.

11 février : L'Union du sport scolaire polynésien a organisé du 3 au 7 février à Huahine, les Jeux des Îles Sous-le-Vent. 450 collégiens et lycéens ont participé à cette manifestation. En minimes le challenge de la polyvalence a été remporté par le LUT de Raiatea. Chez les benjamins, ce sont les collégiens de Huahine qui ont remporté le prix.

12 février : La société de gestion hôtelière South Pacific Management (SPM) a acquis l'hôtel Manava Beach Resort & Spas Moorea. SPM souhaite mettre en place un plan de rénovation et maintenir les ambitions de tourisme durable de l'hôtel.

2 mars : Le Mereana 5 a été déséchoué avec succès du récif de Aratika. L'armateur a fait appel au remorqueur Aito II. Une petite voie d'eau a été relevée mais n'a pas empêché la flottabilité du navire qui devait regagner le port de Papeete.

17 mars : En raison de la crise sanitaire et afin de protéger la population dans les îles, il est décidé de limiter les déplacements dans les îles "aux seuls motifs familiaux et professionnels". Autre mesure concertée entre l'Etat et le Pays : le renvoi "dans les meilleures conditions possibles" de tous les touristes actuellement présents en Polynésie.

3 avril : Le secteur du transport maritime insulaire est en proie à une réduction d'activité. Les armateurs ont rencontré le gouvernement pour évoquer les conséquences de cette baisse et demander un allégement de leurs charges pour faire face à la crise et maintenir les dessertes.

20 avril : Le président Edouard Fritch et le haut-commissaire Dominique Sorain ont annoncé des adaptations aux mesures de confinement dans les îles. Pour Tahiti et Moorea, il faudra encore attendre.

20 mai: Un grand chantier de 221 millions Fcfp est actuellement en cours à Nuku Hiva. Il s'agit de repenser totalement le front de Taioahe sur lequel se trouve l'artère principale du village.

2 juin : Le Territoire a décidé de doter les Marquises Nord d'un navire mixte qui devrait être opérationnel pour la fin de l'année prochaine. Les navettes, au départ de Nuku Hiva, en direction de Ua Pou et Ua Huka, participeront au désenclavement de ces îles.

23 juin : C'est avec stupéfaction que les habitants des Marquises ont appris que la compagnie Air Archipels mettait fin à son activité pour le transport inter-îles de passagers, tout comme pour les évacuations sanitaires qu'elle assurait malgré la crise Covid-19.

3 juillet : En attendant les deux hélicoptères qui devraient être basés en permanence aux Marquises à compter de septembre, le Pays a envoyé, par le cargo mixte Aranui, un hélicoptère de la compagnie Tahiti Nui Hélicoptère.

13 juillet : Le décès de Whisky, le chien de biosécurité, a plongé l'île de Rimatara dans une grande tristesse. Mais la perte de l'animal met aussi en péril les oiseaux endémiques que sont le 'Ura et le Oroma'o.  Des initiatives ont été prises pour protéger au mieux les ressources de l'île.

21 juillet : Alors que l'industrie perlière s'effondre, les perliculteurs des Gambier doivent faire face à un danger venu des bouées usagées achetées en seconde main à leurs homologues de Rairoa. Interdites deux ans à Rikitea, leur commande est de nouveau autorisée. Les perliculteurs redoublent d'efforts pour nettoyer correctement les bouées et ainsi éviter la propagation du 'ofa'i.

27 juillet : Depuis le vendredi 24 juillet, la compagnie aérienne Tahiti Air Charter, de la société Degage, propose des vols entre Raiatea, Bora bora et Maupiti, trois fois par semaine.

3 août : Rarahu Vernaudon a été élue Miss Moorea 2020 lors de la soirée d'élection samedi soir à Pihaena. Le podium est complété par Tipari Haumani, première dauphine, et Hekeani Richerd, deuxième dauphine.

10 août : Le Pays va acquérir deux parcelles d'une totalité avoisinant les 800 hectares. Le but : augmenter la production agricole dans les communes de Uturoa et Tapautapuatea. La volonté de développer le secteur primaire est en passe de se concrétiser.

10 septembre : L'association Togo'iti no Mangareva a organisé deux réunions d'information afin d'aider la population de Mangareva à revendiquer ses terres et éviter leur classement en "Polynésie française par défaut".

19 novembre : Le ti'i A'a est un chef d'œuvre de l'art polynésien actuellement détenu par le British Museum. Un partenariat est envisagé pour que la statue –ainsi que d'autres objets- puisse faire l'objet d'un prêt du musée londonien à la Polynésie.

20 novembre : Bora Bora a replongé un temps dans son passé à l'occasion d'une mission d'expertise des pièces d'artillerie américaines de l'île, conduite par l'association Mémoire polynésienne.

26 novembre : La commune de Uturoa a réceptionné son nouveau groupe électrogène de près de 100 millions Fcfp. Qui devrait pallier tous les problèmes d'électricité que connaissent les résidents depuis plusieurs années.

16 Janvier : Un incendie ravage 150 ha à Tubuai


Une partie du massif forestier de Tubuai a été endommagée par un incendie mardi, sur les hauteurs de la commune de Mahu. Une première estimation des dégâts fait état de 40 hectares de forêt de Pinus brûlés et de 150 ha de végétation partie en fumée principalement sur des parties escarpées de l'île.
 
Un feu de forêt s’est déclaré mardi, pour une raison qui demeure encore inexpliquée, à une altitude de 200 mètres sur des hauteurs inhabitées des communes de Mahu et Tamatoa, à Tubuai aux Australes, ont annoncé le jour même nos confrères de Radio Tefana. L'incendie a été circonscrit mercredi en milieu de matinée, indique Fernand Tahiata, le maire de Tubuai. L’édile qui confirme que le sinistre est sous contrôle après l’intervention de tous les agents de l’administration en poste sur l’île et le secours de l’hélicoptère inter-administration Dauphin dépêché sur place dès mardi après-midi et encore en activité mercredi matin pour effectuer des lâchers d’eau.
Selon Fernand Tahiata, "40 hectares ont brûlé" sur les 280 hectares du massif forestier de pins des caraïbes présent sur l'île et dont une grande partie est en exploitation. "Pour l’instant, on n’a pas beaucoup d’éléments ; mais je suis content que tous les personnels communaux, de l’Etat, de l’Equipement et les gendarmes soient intervenus pour prêter main forte aux sapeurs-pompiers et préserver notre ressource de Pinus", explique-t-il.

22 mars : Sauvetage de 36 marins sur leur navire échoué à Arutua

​Rétrospective 2020 : L'année dans les îles
Pas moins de 36 marins chinois ont dû être hélitreuillés samedi à Arutua, après l'échouement de leur navire de pêche.

Le samedi 21 mars à 08h20, le JRCC Tahiti (Joint Rescue Coordination Centre) a reçu une demande d’assistance du navire de pêche chinois Shen Gang Shun 1 qui venait de s’échouer sur la côte ouest de l’atoll d’Arutua, dans l’archipel des Tuamotu, avec 36 personnes à bord.
Aussitôt, le JRCC Tahiti a engagé le Dauphin inter-administration de la flottille 35F pour effectuer une première évaluation et évacuer les membres d’équipage du navire vers l’aéroport d’Aratua. L’hélicoptère a décollé à 9h35 de Faa’a et est arrivé sur zone aux environs de 11h15. Une fois le plongeur du Dauphin à bord du navire, il a supervisé l’opération d’évacuation par treuillages successifs des 36 marins, ponctués par des allers-retours vers Rangiroa pour ravitailler. Accueillis par les autorités de l’atoll et un gendarme de Rangiroa lors de leur arrivée à terre, les naufragés ont été transférés, au fur et à mesure, par la navette de la commune, sur trois navires chinois du même armateur en attente à proximité des passes d’Arutua.  Le Shen Gang Shun 1 est désormais posé sur le récif d’Aratua et fera l’objet d’une opération ultérieure pour retirer l’épave de l’atoll.

20 mai : Un marin péruvien évasané à Nuku Hiva

​Rétrospective 2020 : L'année dans les îles
Le fort soupçon de cas de Covid-19 à bord du bateau péruvien s'est avéré exact. Le malade a pu être évasané sur Tahiti. L'ensemble de l'équipage du Charo, qui a présenté des signes de la maladie, a été dépisté et est pour le moment confiné à bord, au large de l'île, en attendant les résultats.
 
Le navire de pêche équatorien, le Charo, avec à son bord trois cas suspects de Covid-19 est arrivé mercredi au lever du jour dans la baie de Haahopu à Nuku Hiva ; une baie isolée, inhabitée, située à 20 minutes de l’aéroport de l’île.
Les trois cas suspects ont été testés sous un chapiteau. Il s’est avéré que seul l’un d’entre eux nécessitait d’être mis sous assistance respiratoire, ce qu’ont fait les agents du Samu de Tahiti.
Des prélèvements ont aussi été effectués sur les 27 autres membres de l’équipage qui ont été acheminés par petits groupes de dix jusqu’au quai à l’aide de la barge du navire de pêche.
Le commandant et l’équipage du Charo vont désormais devoir attendre au large de Nuku Hiva le résultat des prélèvements et autres tests qui devaient arriver dans le courant de la journée de jeudi avant de quitter le territoire.

1er octobre : Raiatea et Taha'a au rythme de Koh Lanta

​Rétrospective 2020 : L'année dans les îles

Annoncé il y a déjà quelque temps, le tournage de la prochaine saison de Koh Lanta se déroulera sur des motu de Taha’a ce mois-ci. Pour l’heure les équipes techniques de la production prennent leurs marques à Raiatea non sans éveiller la curiosité et parfois même la jalousie ; Taha’a se sentant lésée.
 
L’émission phare de téléréalité de TF1, retransmise localement par TNTV le vendredi soir, débarque en Polynésie pour des raisons sanitaires qui l’ont obligé à abandonner les Fidji. Le choix du site s’est porté sur des motu au nord de Patio à Taha’a, qui, on le rappelle, est le lieu d’origine d’un des plus grands aventuriers de l’émission, Teheiura.
Koh Lanta, très appréciée des Polynésiens, devrait battre des records d’audience au fenua lors de la diffusion de la prochaine saison. Pour l’heure, ce sont quelques prestataires qui se frottent les mains de cette présence dotée de gros moyens. À commencer par les loueurs de bateaux, puisque la production en a réservé une vingtaine pour environ 15 000 Fcfp/jour et pour une durée de près de deux mois.
L’île vanille et sa maire, nouvellement élue, grincent des dents en raison de la portion congrue qui leur est allouée. Contactée, l'édile a confié que rien ne se passait sur son île, uniquement sur les motu environnants. Elle aurait aimé que la majeure partie des retombées pécuniaires bénéficient à sa population, même si elle reconnaît le bienfait de la location de bateaux, la location de motu et quelques réservations dans des pensions de famille.

2 novembre : La perle du Pacifique toujours plus verte

​Rétrospective 2020 : L'année dans les îles

La commune de Bora Bora a été retenue pour être l'une des cinq îles à bénéficier du projet IANOS financé par l'Union européenne. Il s'agit ni plus ni moins que d'aider la Perle du Pacifique, via la société Akuo, à se rallier aux énergies renouvelables, créer de l'emploi et favoriser la croissance économique  tout en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre.
 
La Perle du Pacifique a postulé il y a deux ans à un appel à projets européen qui lui a valu d'être retenue au même titre que Terceira (Portugal), Ameland (Hollande), Lambedura (Italie) et Nisyros (Grèce). Bora Bora, seule île française retenue, intègre ce projet en tant qu'île suiveuse pour tester la réplicabilité des solutions opérationnelles et adaptées aux conditions insulaires.
Le projet IANOS (IntegrAted SolutioNs for the DecarbOnization and Smartification of Islands) qui concerne Bora Bora est baptisé SWEET (Solar and Sea Water Experiment for Energy Transition).
Ce projet d'une valeur globale de 8,7 millions d'euros (1 milliard Fcfp) subventionné par l'Europe à hauteur de 7 millions (840 millions Fcfp), rapportera à la commune 13,7 millions de Fcfp. En contrepartie, elle s'engage à répliquer les solutions déployées dans les îles pilotes (dont elle fait partie) et à décarboner son mix énergétique. La commune s'engage aussi auprès de ses habitants afin de les inclure - ainsi que les décideurs politiques - dans la transition vers une économie plus durable et résiliente.

20 décembre : Le Criobe de Moorea doté d’un bateau scientifique

​Rétrospective 2020 : L'année dans les îles

Le Criobe de Moorea possède désormais, parmi ses infrastructures, un bateau de recherches scientifiques "unique au monde". Grâce à sa faculté de se poser de manière non permanente sur les récifs et à se stabiliser au large, les scientifiques peuvent faire des études de plusieurs heures d’affilée en mer, d’autant plus qu’ils peuvent trouver à bord tous les équipements nécessaires pour leurs études.

Le CRIOBE de Moorea vient de se doter d’un nouveau bateau de recherche unique en son genre. Nommé Nohu-Criobe, "pour sa capacité à se déplacer comme un poisson pierre", ce bateau a la particularité d’être un bateau à charge, mais aussi une structure qui se déplace dans le lagon. Cela est rendu possible grâce notamment à ses quatre poteaux de stabilisation qui peuvent être retirés du sol à tout moment. De quoi en faire finalement une plateforme de recherche pour les scientifiques de l’île sœur.
Cofinancé par le Pays et l’État dans le cadre du contrat de projet, le Nohu-Criobe a été conçu avec la participation de Serge Planes, directeur de recherches au CNRS et concepteur du Nohu-Criobe, et construit par la société NSI (Nautisport Industries) à Taravao. Le bateau est notamment composé d’un générateur, d’une grue, d’une centrale hydraulique (pour activer les poteaux et la grue), de panneaux solaires ou encore d’une plateforme de mise à l’eau. Les chercheurs à bord peuvent, eux, bénéficier d’un "laboratoire sec", d’ordinateurs connectés qui conservent toutes les données de recherches, d’une cabine de repos, de toilettes (reliées à une cuve), d’un compresseur (pour gonfler les bouteilles de plongée) et de tous les équipements nécessaires (sonar, sonde multi paramètres (pour analyser la qualité de l’eau), courantomètres (pour la mesure des courants d’eaux), etc.

Rédigé par TM le Mercredi 30 Décembre 2020 à 09:50 | Lu 759 fois





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