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​Hao, un potentiel nautique négligé qui sait pourtant séduire



Hao, le 24 février 2021 - Chaque année 50 à 100 voiliers font escale sur l'atoll, soit pour s'abriter du mauvais temps, soit pour effectuer du ravitaillement, quelques-uns tout de même y viennent pour y découvrir ses habitants et ses charmes. C'est le cas du Sea Croods et de ses cinq passagers qui livrent leurs impressions sur une destination qui sort des sentiers battus.
 
 Originaires de Belgique, Sofiène le capitaine et Isabelle ont quatre enfants : Lynn, Iliane, Naèl et Inés la plus grande qui est restée au pays afin de poursuivre ses études supérieures. Ils sont donc cinq à bord du Sea Croods, un catamaran de 15 mètre fabriqué dans un chantier naval de La Rochelle.
Parties en septembre 2019 du port de Lorient en Bretagne ils ont longé les côtes françaises vers le sud puis les côtes espagnoles et portugaises, pour transiter par l'île de Madère, les Canaries, le Cap Vert avant de traverser l'océan Atlantique. Nouvelles escales à la Barbade, aux Grenadines puis le canal de Panama où ils sont restés un mois et demi pour cause d'avarie moteur.

C'est enfin la traversée de l'océan Pacifique puis l'arrivée dans l'archipel des Marquises sur l'île d'Hiva Oa en mars 2020 où doivent rester 10 jours en confinement strict en raison de l'épidémie de Covid 19. S'en suivent de multiples escales marquisiennes à Tahuata, Nuku Hiva, Ua Huka, Ua Pou puis l'archipel de la société et les Tuamotu, Fakarava, Rangiroa, Ahe, Tikehau, Makatea et enfin l'atoll de Hao en décembre 2020.

Depuis cette date, Sofiène, Isabelle et leurs trois enfants sont toujours là. Malgré le grand nombre d'îles de Polynésie qu'ils ont déjà visitées, c'est à Hao, pourtant en marge des circuits touristiques habituels, qu'ils ont décidé de rester un peu plus longtemps pour prolonger le "rêve polynésien".

Si cet atoll est victime d'une image peu flatteuse en raison de son passé nucléaire, rien n'a été entrepris pour casser cette image par les responsables politiques successifs ; le tourisme n'y a jamais été développé ni même sérieusement envisagé. Sur le terrain, le ressenti est pourtant tout autre puisque l'atoll offre plus d'avantages que d'inconvénients, comme l'absence de grands hôtels qui lui confère un cachet authentique. Ce n'est pas la famille de navigateur qui dira le contraire même si elle envisage tout de même de poursuivre son voyage avec un départ en avril à destination très certainement de l'archipel des Gambier.

"On se sent bien sur cet atoll"

Qu'est-ce qui a motivé votre venue à Hao ?
"C'est grâce au bouche à oreille entre voileux. En fait lors de notre escale sur Tahiti nous avons rencontré un couple qui est déjà venu et qui nous ont dit d'aller à Hao, que c'est vraiment bien, que ce n'est pas renseigné dans les guides ni sur le net, mais que c'est un atoll à voir".
 
Qu'avez-vous ressenti à votre arrivée et quel accueil avez-vous reçu ?
"La première chose qui nous a frappés lorsqu'on était au mouillage en face du quai du village c'est le rire des enfants qui jouent, qui se baignent à la mer ; cela nous a donné envie d'aller vers les gens, de les connaître. Après, lorsque l'on se promène dans le village les gens viennent vers nous, ils nous posent des questions. Nous n'avons jamais rencontré d'hostilité, tout cela fait qu'on se sent bien sur l'atoll, ça fait chaud au coeur, ça nous donne envie de rester un peu plus puis encore un plus."
 
Pensez-vous que Hao devrait être plus reconnu touristiquement ?

"Bien sûr ! L'atoll possède un potentiel, il y a des vols réguliers, des pensions de famille, des infrastructures en place comme des quais, des marinas. D'un point de vue voileux on encouragera les gens que l'on rencontre à venir ici, même si il y a encore des efforts à faire sur la sécurité des bateaux au mouillage car nous sommes très dépendants du vent".
 
Et vos enfants, comment vivent-ils à Hao ?
"Ils se sont tellement plus ici, qu'ils nous ont demandé d'aller à l'école, et grâce à la présence d'une école primaire et d'un collège, nous les avons inscrits. Ils se sentent très bien, ils se sont intégrés sans problème, ils ont plein de copains et copines, les programmes scolaires sont les mêmes qu'en métropole avec en plus l'apprentissage de la langue paumotu. En dehors des heures scolaires ils apprennent avec leurs nouveaux copains à pêcher, le nom des poissons, vider les poissons… l'enfance des petits Paumotu !"
 
Que retiriez-vous comme enseignement de votre passage à Hao ?
"On en retire une richesse incroyable. C'est la destination qui nous a le plus marqués depuis le début de notre voyage car lorsque que l'on fait un tour du monde ce n'est pas simplement la navigation que l'on recherche, c'est aussi aller vers les gens et voir comment ils vivent. Ici on peut côtoyer la population de près, et si nous sommes restés plus de trois mois ici, ça représente plus de 10% de notre temps total de parcours, c'est que ça nous plaît vraiment".

Rédigé par Teraumihi Tane le Mercredi 24 Février 2021 à 10:23 | Lu 1804 fois





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