Tahiti, le 19 octobre 2026 - Face à l’opposition locale et malgré le soutien du ministre de l’Environnement, l’implantation du projet Ekopol est compromise sur la terre de Vaitaare, à Taravao. L’entreprise Enviropol, qui souhaite solutionner le traitement de déchets spécifiques, considère toujours ce site comme “idéal”, mais confirme être à la recherche d’un autre terrain pour s’implanter “plus sereinement”. De son côté, la municipalité salue “une victoire pour Taiarapu-Est”.
L’information a été révélée ce week-end par nos confrères de Radio 1. Porté par la société Enviropol sur la terre de Vaitaare à proximité du centre d’enfouissement technique (CET) de Paihoro, le projet Ekopol faisait débat depuis plusieurs mois : il ne devrait finalement pas se faire à Taravao. Une annonce immédiatement saluée sur les réseaux sociaux par la porte-parole du collectif de protection de la baie de Phaëton, Sabrina Birk, à l’origine des pancartes qui étaient encore visibles en bord de route ces derniers jours.
Dans un communiqué en ligne, la commune célèbre “une victoire pour Taiarapu-Est” grâce à “une mobilisation déterminée des riverains et une position claire de la municipalité”. En juin dernier, une manifestation sous forme de réunion publique avait été l’occasion pour le maire, Willy Chung Sao, d’affirmer son avis défavorable, soutenu par le président de la communauté de communes Terehēamanu, Faana Taputu. “Protéger un territoire sensible, son cadre de vie, ses activités agricoles et son patrimoine naturel”, c’est le projet mis en avant par la municipalité sur cette terre domaniale, sous la forme d’un cimetière associé à des champs de tiare dans la continuité de la production actuelle de taro.
L’information a été révélée ce week-end par nos confrères de Radio 1. Porté par la société Enviropol sur la terre de Vaitaare à proximité du centre d’enfouissement technique (CET) de Paihoro, le projet Ekopol faisait débat depuis plusieurs mois : il ne devrait finalement pas se faire à Taravao. Une annonce immédiatement saluée sur les réseaux sociaux par la porte-parole du collectif de protection de la baie de Phaëton, Sabrina Birk, à l’origine des pancartes qui étaient encore visibles en bord de route ces derniers jours.
Dans un communiqué en ligne, la commune célèbre “une victoire pour Taiarapu-Est” grâce à “une mobilisation déterminée des riverains et une position claire de la municipalité”. En juin dernier, une manifestation sous forme de réunion publique avait été l’occasion pour le maire, Willy Chung Sao, d’affirmer son avis défavorable, soutenu par le président de la communauté de communes Terehēamanu, Faana Taputu. “Protéger un territoire sensible, son cadre de vie, ses activités agricoles et son patrimoine naturel”, c’est le projet mis en avant par la municipalité sur cette terre domaniale, sous la forme d’un cimetière associé à des champs de tiare dans la continuité de la production actuelle de taro.
Terre domaniale ou terrain privé
Du côté du porteur de projet, c’est une perspective de report de 18 à 24 mois qui s’annonce. Le soutien du ministre l’Environnement, Taivini Teai, le mois dernier à l’assemblée de la Polynésie française, et une rencontre avec la municipalité de Taiarapu-Est, il y a une dizaine de jours, n’ont pas permis d’aller de l’avant en faveur du démantèlement des épaves – comme la semaine dernière, au quai de Tatutu – et du traitement de divers déchets pyrotechniques, électroniques ou au lithium, pour lesquels les solutions durables manquent au Fenua.
“Ça reste le terrain idéal pour ce type de projet, à mon sens, mais faute de bonnes nouvelles, on essaie de ne pas perdre plus de temps. Ça fait quatre ans qu’on travaille sur ce projet, donc on cherche un plan B assez rapidement de manière à pouvoir envisager l’implantation sur un autre foncier plus sereinement, si la commune maintient sa position”, nous a indiqué le directeur général d’Enviropol, Benoît Sylvestre, qui précise que toutes les propositions seront étudiées, y compris l’achat d’un terrain privé. Quant à l’option de Nive’e à Hitia’a, elle pourrait convenir à certaines activités, mais pas toutes, ne permettant donc pas la mutualisation de certains équipements comme prévu avec Ekopol.
S’il reconnaît un manque de communication du côté d’Enviropol, Benoît Sylvestre souligne aussi une incompréhension des tenants et des aboutissants du projet, s’agissant des enjeux en termes de pollution. “On travaille depuis 18 ans sur des sites certifiés ISO 14001, la référence internationale de préservation de l’environnement. C’est un site qui sera à la pointe des techniques de traitement des déchets en retirant ce qui est valorisable et en exportant les matières polluantes à l’étranger. Aujourd’hui, avec nos différents chantiers, on exporte 1 000 tonnes de matières ferreuses et non-ferreuses par an en Nouvelle-Zélande. C’est autant de déchets en moins dans nos vallées, enfouis en CET de catégorie 3 ou dans des dépotoirs sauvages. Avec un site comme Ekopol, on veut doubler ou tripler la cadence”, explique-t-il, avec une cinquantaine d’emplois à pourvoir.






























