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​Économie : l’heure du bilan à Teahupo’o


Malgré les aléas météorologiques, les forains sont plutôt satisfaits (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Malgré les aléas météorologiques, les forains sont plutôt satisfaits (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 15 août 2026 - Au-delà des performances sportives, que représente la Tahiti Pro pour l’économie locale ? C’est la question que nous avons posée aux forains, au rendez-vous de la compétition internationale de surf depuis 1997, ainsi qu’à Pascal Luciani, représentant de la WSL à Tahiti.
 

Lancée dès le samedi 8 août, la Outerknown Tahiti Pro s’est achevée ce jeudi 13 août. Sur la vague de Teahupo’o, le froid et la pluie ont largement dominé l’événement qui s’est tout de même terminé sous un grand soleil. Avec davantage d’athlètes et des séries parfois rallongées, la compétition s’est enchaînée sur six journées plus ou moins denses pour s’adapter aux conditions, plus un jour d’entraînement. Sur le plan sportif, le manager de la World Surf League (WSL) à Tahiti, Pascal Luciani, salue “de belles prestations malgré la perte de bons éléments”, autrement dit l’absence de surfeurs polynésiens sur le podium. On retiendra l’exploit de la jeune trialiste de tout juste 14 ans, Kelia Gallina, qui s’est illustrée en se hissant jusqu’en quarts de finale.
 
La journée de clôture a été particulièrement dynamique sur le plan d’eau comme à terre, avec des activités traditionnelles, un concert et la retransmission des finales sur écran géant. Ce vendredi, l’heure était au démontage progressif des infrastructures temporaires et au bilan, notamment pour les familles de forains de Teahupo’o qui avaient fait le pari d’investir la plage du PK 0 dès les Trials, début juillet. “Ça va, on a pu faire des bénéfices, mais le mauvais temps des derniers jours n’a pas aidé. Compétition ou pas, il y a toujours des touristes qui passent, donc on arrive à tourner”, confie Georges Tauhiro. “On peut aussi compter sur les locaux en soirée. On a connu mieux, mais ça reste positif”, ajoute Lesta Parker. La date de fermeture des baraques est maintenue au mardi 18 août.
 

Bateaux, hébergement, sécurité, restauration...


Économiquement, la compétition mobilise de nombreux prestataires, notamment à Taiarapu-Ouest, comme nous l’a précisé Pascal Luciani en guise de vue d’ensemble. “On loue sept bateaux pour les besoins de la compétition : le broadcast, les médias, les athlètes, les VIP, le beach-marshall, la tour des juges, etc. Ça ne comprend pas tous les taxi-boats qui amènent les spectateurs. On a une équipe de 14 Waterpatrols pour gérer la sécurité, plus les secouristes et l’équipe médicale. Pour héberger les officiels, on loue une quinzaine de maisons. En parallèle, les anciens athlètes ont leurs habitudes chez les habitants et les nouveaux ont aussi des contacts. Midi et soir, ce sont pratiquement 150 repas qui sont commandés pour l’organisation”, résume-t-il. À cela s’ajoutent la promotion et communication, le son et lumière, les transports terrestres ou encore la location des terrains à la pointe.
 
En 2025, les retombées directes de l’événement ont été estimées à 63 millions de francs rien qu’à Teahupo’o. Cette même année, la visibilité pour la Polynésie française s’était chiffrée à 1 300 articles de presse à travers 27 pays, 131 millions de vues sur les vidéos de la compétition et 209 millions de réactions de la part des internautes.
 

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Samedi 15 Août 2026 à 07:28 | Lu 376 fois