En août dernier, une école était emportée par la crue et de nombreuses familles ont perdu des proches. Sur cette photo : une mère et ses deux enfants qui ont perdu leur père dans la catastrophe, avec Daniel Monconduit, président de l’association Échanges Himalayens.
Tahiti, le 12 octobre 2026 - Six semaines après la vague qui a emporté une vallée du Langtang, au Népal, l’association tahitienne Échanges Himalayens fait un premier bilan de son intervention. Son président, Daniel Monconduit, est rentré la semaine dernière et repart samedi pour approfondir la situation et organiser l’aide sur place. Il doit ces nouvelles aux nombreux donateurs de la collecte lancée fin août depuis Tahiti, et tient à leur rendre compte de l’usage des fonds.
“Un champ de ruines et un silence endeuillé. Une zone morte.” C’est la triste découverte effectuée par l’équipe de l’association Échanges Himalayens dans la vallée du Langtang, au Népal. Le 26 août au matin, la vague a fait, selon Daniel Monconduit, président de l’association, “plus de 7 000 disparus” et emporté une école, tandis que l’autorité népalaise chargée des situations d’urgence a retiré plus de 1 400 corps des décombres. Le lendemain, 45 familles attendaient, dans des villages que l’association connaît depuis le séisme de 2015, et c’est ce lien, avec deux membres de l’équipe vivant sur place, qui a permis de savoir très vite qui avait été touché. “On a été face à des gens qui ont tout perdu”, rapporte Daniel Monconduit.
Les fonds récoltés par l’association tahitienne servent trois volets. Le premier est un fonds d’urgence pour les femmes qui se retrouvent sans mari pour faire vivre leur famille : 100 euros par famille, versés en deux fois, la seconde part fin octobre. Le deuxième est la scolarité, avec seize enfants endeuillés scolarisés au Langtang et douze à Katmandou, dont six orphelins de père et de mère.
“Un champ de ruines et un silence endeuillé. Une zone morte.” C’est la triste découverte effectuée par l’équipe de l’association Échanges Himalayens dans la vallée du Langtang, au Népal. Le 26 août au matin, la vague a fait, selon Daniel Monconduit, président de l’association, “plus de 7 000 disparus” et emporté une école, tandis que l’autorité népalaise chargée des situations d’urgence a retiré plus de 1 400 corps des décombres. Le lendemain, 45 familles attendaient, dans des villages que l’association connaît depuis le séisme de 2015, et c’est ce lien, avec deux membres de l’équipe vivant sur place, qui a permis de savoir très vite qui avait été touché. “On a été face à des gens qui ont tout perdu”, rapporte Daniel Monconduit.
Les fonds récoltés par l’association tahitienne servent trois volets. Le premier est un fonds d’urgence pour les femmes qui se retrouvent sans mari pour faire vivre leur famille : 100 euros par famille, versés en deux fois, la seconde part fin octobre. Le deuxième est la scolarité, avec seize enfants endeuillés scolarisés au Langtang et douze à Katmandou, dont six orphelins de père et de mère.
“On va pouvoir acheter l’ambulance”
À Katmandou, quatre orphelines, logées mais soucieuses de poursuivre leurs études, ont besoin de sponsors à 50 euros par mois. Le troisième est une ambulance pour la région : “grâce aux fonds recueillis, on va pouvoir acheter l’ambulance”, annonce-t-il, notamment pour rendre visite aux femmes enceintes, dont certaines ont été traumatisées.
Daniel Monconduit financera aussi, sur ses fonds propres, un mémorial sur une terre offerte par le chef d’équipe local, Aja Tamang. C’est là que se joue une souffrance que l’argent ne règle pas : “Les morts ont disparu et c’est très compliqué pour les familles, car il n’y a pas de processus de deuil pour le moment”. Un soutien psychologique est également prévu avec l’université de Katmandou, par des comités de femmes “Mahila Samuha”.
Si l’association Échanges Himalayens fait le bilan de son aide, c’est pour que ses donateurs suivent et soient pleinement au courant d’où va leur argent.
À noter que le Langtang n’est pas le seul à payer le prix d’un massif qui subit le dérèglement climatique. Ce dimanche 11 octobre, un nouveau torrent de boue a frappé la vallée de la Budhi Gandaki, toute proche, emportant plusieurs dizaines de maisons et quatre ponts, et laissant cinq disparus.
Pour faire un don : https://www.echangeshimalayens.org/services-9


































