Béatrice Le Gayic se présente pour la deuxième fois comme tête de liste aux élections municipales de Papara (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 9 février 2026 – Tavini te Oire no Papara (TOP), Servir la commune de Papara, c’est le nom de la liste menée par Béatrice Le Gayic aux prochaines élections communales. Conseillère municipale depuis 2015 et représentante à l’assemblée territoriale, elle est aussi connue pour son implication en faveur de l’artisanat. La candidate de 58 ans dénonce “une situation préoccupante” à Papara. Avec son équipe, elle souhaite “donner un souffle nouveau avec responsabilité et ambition” à travers cinq axes majeurs.
Après un début de carrière professionnelle “dans des bureaux”, Béatrice Florès-Le Gayic s’est consacrée à sa passion pour l’artisanat, plus particulièrement à l’art du tīfaifai. De la couture à la politique, il n’y a qu’un pas lorsqu’il s’agit de “bâtir”. Elle a commencé par s’engager dans le milieu associatif : ex-secrétaire générale de la fédération polynésienne Tahiti i te rima rau, elle reste aujourd’hui la présidente fondatrice de l’association Te Api nui o te tīfaifai depuis sa création en 1996 en faveur de la protection et de la valorisation des productions locales. Elle est aussi présidente d’honneur de l’association horticole Tiare rau no Papara.
Mère de quatre enfants et grand-mère de cinq petits-enfants, Béatrice Le Gayic a fait ses premiers pas en politique avec ses parents, puis avec son mari, Clément Le Gayic, candidat aux élections municipales de Papara en 1995 et 2020. Tête de liste pour la première fois en 2015 avec le soutien du Tahoera’a, elle avait remporté le premier tour “de trois voix” avant d’être battue par Putai Taae au second tour. Elle siège au conseil municipal depuis deux mandatures. Elle est également représentante à l’assemblée de la Polynésie française depuis 2023 sur les bancs du Tavini.
Après un début de carrière professionnelle “dans des bureaux”, Béatrice Florès-Le Gayic s’est consacrée à sa passion pour l’artisanat, plus particulièrement à l’art du tīfaifai. De la couture à la politique, il n’y a qu’un pas lorsqu’il s’agit de “bâtir”. Elle a commencé par s’engager dans le milieu associatif : ex-secrétaire générale de la fédération polynésienne Tahiti i te rima rau, elle reste aujourd’hui la présidente fondatrice de l’association Te Api nui o te tīfaifai depuis sa création en 1996 en faveur de la protection et de la valorisation des productions locales. Elle est aussi présidente d’honneur de l’association horticole Tiare rau no Papara.
Mère de quatre enfants et grand-mère de cinq petits-enfants, Béatrice Le Gayic a fait ses premiers pas en politique avec ses parents, puis avec son mari, Clément Le Gayic, candidat aux élections municipales de Papara en 1995 et 2020. Tête de liste pour la première fois en 2015 avec le soutien du Tahoera’a, elle avait remporté le premier tour “de trois voix” avant d’être battue par Putai Taae au second tour. Elle siège au conseil municipal depuis deux mandatures. Elle est également représentante à l’assemblée de la Polynésie française depuis 2023 sur les bancs du Tavini.
“Ce n’est pas qu’un slogan”
Inspirée par sa belle-mère – Tuianu Le Gayic, maire de Papara de 1983 à 1995 – et soutenue par son époux, Béatrice Le Gayic mène pour la seconde fois sa propre liste aux élections municipales : Tavini te Oire no Papara (TOP), Servir la commune de Papara. “Ce n’est pas qu’un slogan : c’est organiser, agir et rendre des comptes”, souligne la candidate. Présidente du Tomite Oire de Papara depuis 2022, elle ne revendique pas pour autant l’investiture du parti indépendantiste. “Notre liste se compose d’abord d’hommes et de femmes qui veulent s’investir pour la commune et pour la population”, précise-t-elle. Au complet avec 33 personnes et deux suppléants, le groupe se compose de plusieurs anciens colistiers et élus issus des rangs de la maire sortante, Sonia Taae, mais aussi de “beaucoup de nouveaux avec des compétences variées et des jeunes pour préparer la relève”.
À 58 ans, elle est “toujours plus motivée”. Pour illustrer cette détermination, le logo de la liste représente la plus haute montagne de Papara et la lance du chef ‘Opuhara, figure emblématique du clan des Teva. À l’aube de la bataille des municipales, elle dénonce “une situation préoccupante” à Papara : “25 ans de gestion calamiteuse” entre “déficit budgétaire récurrent”, “gestion improvisée, coûteuse et inefficace” de l’approvisionnement en eau et “instabilité des équipes dirigeantes” depuis 2014 ; mais aussi l’absence de “vision globale” pour la prise en charge des déchets verts et des encombrants, un “appauvrissement” des structures sportives, la “dégradation avancée” des écoles et une “gestion scandaleuse de la cantine scolaire” via un prestataire.
“L’eau, c’est un réel problème jusqu’à aujourd’hui. Nos bassins n’ont pas évolué alors que la population a augmenté. Il y a toute la tuyauterie à changer et il faut enfin mettre en place des compteurs pour gérer et payer ce qui est consommé”, développe Béatrice Le Gayic, à titre d’exemple. “Et je suis persuadée qu’il faut miser sur le sport pour notre jeunesse en soutenant les clubs et en revalorisant nos infrastructures pour lutter contre les stupéfiants”, poursuit-elle, citant également l’enjeu de la prise en charge des élèves du primaire suite à la réforme des rythmes scolaires (cinq après-midis vacants à Papara).
Lancement des meetings
Pour “donner un souffle nouveau avec responsabilité et ambition”, Béatrice Le Gayic détaille sa profession de foi autour de “cinq piliers” (lire encadré ci-dessous) affinés suite à des rencontres de proximité avec les administrés. Le premier meeting de Tavini te Oire no Papara se tiendra ce lundi soir dans le quartier Afarerii. Un lancement qui coïncide avec l’ouverture du dépôt des candidatures au haut-commissariat, mais aussi avec l’entrée en campagne, le week-end dernier, de son fils, Tematai Le Gayic, dont elle soutient la candidature à Papeete.
Les “cinq piliers” de Tavini te Oire no Papara
Aperçu des propositions formulées dans la profession de foi de Tavini te Oire no Papara :
1. “Une commune qui assume ses missions” : modernisation de la production d’eau potable, valorisation des déchets verts et encombrants (compost, ressourcerie), réorganisation des services communaux.
2. “La sécurité pour tous” : renforcement de la présence de la police municipale (lutte contre la délinquance routière sur la RT1), aménagement des routes (abribus, éclairage, évacuation des eaux).
3. “La solidarité” : lutter contre l’isolement des matahiapo avec la création d’un centre d’activités et de transmission, modernisation des bâtiments scolaires, adoption d’une réglementation en faveur de la cause animale.
4. “La qualité de vie” : valorisation et créations d’équipements sportifs, lutte contre les nuisances sonores, éradication des décharges sauvages, protection et accessibilité du littoral, acquisition d’un bus communal, ouverture d’une bibliothèque.
5. “La confiance et la coopération institutionnelle” : cohésion entre la commune et le Pays “pour des politiques publiques efficaces”.
4. “La qualité de vie” : valorisation et créations d’équipements sportifs, lutte contre les nuisances sonores, éradication des décharges sauvages, protection et accessibilité du littoral, acquisition d’un bus communal, ouverture d’une bibliothèque.
5. “La confiance et la coopération institutionnelle” : cohésion entre la commune et le Pays “pour des politiques publiques efficaces”.




























