Paris, France, le 12 octobre 2026. La victoire de Raphaël Glucksmann rebat-elle les cartes à gauche et au centre ? "Beaucoup trop tôt pour le dire", selon le sondeur Frédéric Dabi (Ifop), car, si "c'est un événement, ce n'est pas non plus le +game changer+ d'une campagne qui va être longue". Tour d'horizon de ceux qui, à gauche et au centre, pourraient sortir, dans l'immédiat, plutôt gagnants ou perdants de cette candidature.
Mélenchon: plutôt gagnant mais...
Jean-Luc Mélenchon n'a pas réagi à la victoire de Raphaël Glucksmann. Officiellement, les Insoumis jouent l'indifférence. Mais certains souhaitaient une victoire de Glucksmann, d'une part pour mettre fin à l'idée d'une candidature unique de la gauche et d'autre part pour pousser les orphelins de cette gauche unitaire, comme les écologistes, à venir vers eux.
"Attention, c'est une présidentielle, ce qui compte ce sont les électeurs, pas les choix des appareils partisans. Les ralliements d'untel ou untel, ça impacte de manière très marginale le rapport de forces électoral", relativise M. Dabi.
Autre avantage pour LFI : si Raphaël Glucksmann parvient à récupérer des macronistes de centre-gauche, tentés par un vote Edouard Philippe, cela affaiblit le maire du Havre, pour l'instant le concurrent le plus sérieux de Jean-Luc Mélenchon pour arriver au second tour.
Mais inversement, Raphaël Glucksmann est, selon les sondages, le plus à même de disputer le leadersphip à gauche à Jean-Luc Mélenchon.
Avant la primaire, il était donné à 11% contre 3% pour Olivier Faure ou Ségolène Royal. "Et il y a toujours un effet de souffle après une primaire qui peut booster un candidat. Benoît Hamon était monté à 18% en 2017, Valérie Pécresse à 17% en 2022", rappelle M. Dabi.
Tondelier et Ruffin : de plus en plus marginalisés
Le duel entre les deux gauches "irréconciables" affaiblit ceux qui se voyaient comme un pont, à l'instar de Marine Tondelier et François Ruffin.
Marginalisé par la dynamique de la campagne Mélenchon, le député de la Somme misait tout sur une grande primaire "de Ruffin à Glucksmann", qui a été remplacée par... une primaire "de Raphaël à Glucksmann", a-t-il ironisé dimanche soir, visiblement dépité.
Quant à Marine Tondelier, elle a déploré que le vainqueur soit "celui qui fait le choix du repli en refusant toute perspective d’alliance large de toute la gauche et des écologistes". Une réaction qui témoigne des déchirements dans lesquels se trouvent les écologistes entre ralliement à Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann ou maintien d'une candidature autonome. "Il faut qu'on choisisse ce qu'on fait. C'est très compliqué (...) Il n'y a que des idées +de merde+", résume une élue.
Hollande et Cazeneuve : le recours s'éloigne
L'un des perdants de cette primaire n'y participait pas, c'est François Hollande. Sa stratégie consistait à attendre décembre pour revenir dans le jeu, soit à la faveur d'une victoire d'Olivier Faure libérant un espace au centre gauche, soit en recours d'un Raphaël Glucksmann qui ne créerait pas de dynamique.
Le premier scénario est maintenant caduc et le second plus aléatoire.
François Hollande a d'ailleurs félicité le vainqueur pour son score qui "clarifie une ligne et engage une démarche qui doit donner de l’élan".
Même constat pour Bernard Cazeneuve qui a aussi félicité Raphaël Glucksmann.
"Ce résultat net confirme avant tout une ligne claire: sociale-démocrate, européenne, sans compromission et donc sans alliance avec LFI. Il importe désormais de rassembler largement autour d’un projet pour la Nation", a appelé l'ancien Premier ministre sur X.
Attal et Philippe: un espace central bien occupé
Edouard Philippe et Gabriel Attal voient arriver sur leur flanc gauche un concurrent qui pourrait récupérer des électeurs de centre gauche ayant voté pour Emmanuel Macron et ne pouvant envisager de voter pour Jean-Luc Mélenchon.
"Cyniquement, je préférerais que ce soit Faure qui gagne", soulignait ainsi avant la primaire un partisan de Gabriel Attal.
Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas forcément Gabriel Attal qui a le plus perdre. "Quand on regarde la structure de l'électorat de Gabriel Attal, il est plutôt bien positionné chez les sympathisants de droite. Chez Edouard Philippe, il y a beaucoup d'électeurs macronistes, dont certains venus du centre gauche", note Frédéric Dabi.
Mélenchon: plutôt gagnant mais...
Jean-Luc Mélenchon n'a pas réagi à la victoire de Raphaël Glucksmann. Officiellement, les Insoumis jouent l'indifférence. Mais certains souhaitaient une victoire de Glucksmann, d'une part pour mettre fin à l'idée d'une candidature unique de la gauche et d'autre part pour pousser les orphelins de cette gauche unitaire, comme les écologistes, à venir vers eux.
"Attention, c'est une présidentielle, ce qui compte ce sont les électeurs, pas les choix des appareils partisans. Les ralliements d'untel ou untel, ça impacte de manière très marginale le rapport de forces électoral", relativise M. Dabi.
Autre avantage pour LFI : si Raphaël Glucksmann parvient à récupérer des macronistes de centre-gauche, tentés par un vote Edouard Philippe, cela affaiblit le maire du Havre, pour l'instant le concurrent le plus sérieux de Jean-Luc Mélenchon pour arriver au second tour.
Mais inversement, Raphaël Glucksmann est, selon les sondages, le plus à même de disputer le leadersphip à gauche à Jean-Luc Mélenchon.
Avant la primaire, il était donné à 11% contre 3% pour Olivier Faure ou Ségolène Royal. "Et il y a toujours un effet de souffle après une primaire qui peut booster un candidat. Benoît Hamon était monté à 18% en 2017, Valérie Pécresse à 17% en 2022", rappelle M. Dabi.
Tondelier et Ruffin : de plus en plus marginalisés
Le duel entre les deux gauches "irréconciables" affaiblit ceux qui se voyaient comme un pont, à l'instar de Marine Tondelier et François Ruffin.
Marginalisé par la dynamique de la campagne Mélenchon, le député de la Somme misait tout sur une grande primaire "de Ruffin à Glucksmann", qui a été remplacée par... une primaire "de Raphaël à Glucksmann", a-t-il ironisé dimanche soir, visiblement dépité.
Quant à Marine Tondelier, elle a déploré que le vainqueur soit "celui qui fait le choix du repli en refusant toute perspective d’alliance large de toute la gauche et des écologistes". Une réaction qui témoigne des déchirements dans lesquels se trouvent les écologistes entre ralliement à Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann ou maintien d'une candidature autonome. "Il faut qu'on choisisse ce qu'on fait. C'est très compliqué (...) Il n'y a que des idées +de merde+", résume une élue.
Hollande et Cazeneuve : le recours s'éloigne
L'un des perdants de cette primaire n'y participait pas, c'est François Hollande. Sa stratégie consistait à attendre décembre pour revenir dans le jeu, soit à la faveur d'une victoire d'Olivier Faure libérant un espace au centre gauche, soit en recours d'un Raphaël Glucksmann qui ne créerait pas de dynamique.
Le premier scénario est maintenant caduc et le second plus aléatoire.
François Hollande a d'ailleurs félicité le vainqueur pour son score qui "clarifie une ligne et engage une démarche qui doit donner de l’élan".
Même constat pour Bernard Cazeneuve qui a aussi félicité Raphaël Glucksmann.
"Ce résultat net confirme avant tout une ligne claire: sociale-démocrate, européenne, sans compromission et donc sans alliance avec LFI. Il importe désormais de rassembler largement autour d’un projet pour la Nation", a appelé l'ancien Premier ministre sur X.
Attal et Philippe: un espace central bien occupé
Edouard Philippe et Gabriel Attal voient arriver sur leur flanc gauche un concurrent qui pourrait récupérer des électeurs de centre gauche ayant voté pour Emmanuel Macron et ne pouvant envisager de voter pour Jean-Luc Mélenchon.
"Cyniquement, je préférerais que ce soit Faure qui gagne", soulignait ainsi avant la primaire un partisan de Gabriel Attal.
Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas forcément Gabriel Attal qui a le plus perdre. "Quand on regarde la structure de l'électorat de Gabriel Attal, il est plutôt bien positionné chez les sympathisants de droite. Chez Edouard Philippe, il y a beaucoup d'électeurs macronistes, dont certains venus du centre gauche", note Frédéric Dabi.












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