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​Huis clos à l’université, les étudiants surjouent l’offuscation


​Huis clos à l’université, les étudiants surjouent l’offuscation
Tahiti le 11 mars 2026. Quand les révolutionnaires de machines à café se mettent en marche, cela donne souvent des situations cocasses.

 
Dans un communiqué reçu ce mercredi par les rédactions, les étudiants de l’université de la Polynésie française font part de leur offuscation à la tenue du colloque sur la souveraineté à huis clos. "Nous refusons que par cette fermeture, les étudiants soient exclus d'un colloque organisé dans leur propre université, sur des sujets qu'ils étudient, avec des enseignants-chercheurs qui les forment", écrivent-ils alors qu’en temps normal, ils désertent ce genre d’événements où seuls quelques doctorants sont présents.

Manifestement politiquement téléguidé, ce communiqué continue de façon ampoulée : "Un peuple ne peut pas être exclu des discussions qui concernent son avenir." Un peuple absent pourtant des autres colloques eux aussi fondateurs comme "l’Indo-Pacifique", "l’alimentation et le tourisme au Fenua" ou encore "le nucléaire" ou "la protection de l’emploi local".

Les étudiants demandent cependant que "l'Université de la Polynésie française s’explique clairement et publiquement sur les conditions dans lesquelles ce huis clos a été accepté et organisé", "que les actes du colloque soient publiés et diffusés librement, sans restriction ni censure" et "qu'un nouvel événement public sur la question de la souveraineté soit organisé, cette fois ouvert à tous et construit en association avec les étudiants."

Forts d’une pétition en ligne de 350 signatures, ils n’étaient pourtant que 7 à venir mercredi matin manifester devant l’auditorium. "Nous sommes le même nombre que lors des forum ouverts", expliquait avec un brin d’ironie un intervenant du colloque.
 

Rédigé par Bertrand PREVOST le Mercredi 11 Mars 2026 à 16:50 | Lu 2530 fois