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XV de France: Novès et le XV de France, greffe rejetée



Paris, France | AFP | vendredi 22/12/2017 - La mayonnaise n'a pas pris: entraîneur le plus titré du rugby français avec le Stade Toulousain, Guy Novès, prochainement remplacé à la tête du XV de France par le manager de Bordeaux-Bègles Jacques Brunel, a échoué en deux ans de mandat à redonner des couleurs aux Bleus.

Les chiffres sont implacables: avec 14 défaites et un nul en 22 rencontres (dont 21 test-matches), Novès présente le pire bilan pour un chef de file des Bleus à mi-mandat.
Agé de 63 ans, il sera remplacé par le manager de Bordeaux-Bègles, Jacques Brunel, selon plusieurs médias dont l'Equipe. Une annonce qui devrait être officialisée le 27 décembre par Bernard Laporte, le président de la Fédération (FFR).
Novès restera comme le premier sélectionneur limogé de l'histoire du XV de France. Dur à accepter, sans doute, pour l'homme aux dix titres de champion de France et quatre Coupes d'Europe aux commandes des Rouge et Noir, à la rage de vaincre chevillée au corps. 
"Au rugby, en vélo, à la pêche et même aux champignons, il veut être le meilleur", souriait ainsi un proche interrogé par l'AFP au moment de sa prise de fonctions. "Chez les Novès, le challenge est permanent, il faut toujours aller de l'avant, ne jamais regarder en arrière."
Novès, dont la fin de règne à Toulouse fut plus compliquée (aucun titre les trois dernières saisons), dans un contexte de vives tensions à la tête du club, avait justement une feuille blanche devant lui à son arrivée à Marcoussis sur les cendres de la déroute historique en quarts de finale de la Coupe du monde 2015 contre la Nouvelle-Zélande (13-62).
 

- 'Pas comme Zorro' -

Prudent et réaliste, il ne promettait alors pas la lune: "Je ne viens pas comme Zorro ou avec une baguette magique" déclarait-t-il, se contentant de vouloir "gagner quelques matches" et "redonner du plaisir" aux supporters, via un jeu ambitieux, à rebours de celui pratiqué sous le mandat de son prédécesseur, Philippe Saint-André. 
Fils d'ouvrier et petit-fils de chiffonnier --un républicain espagnol réfugié en France après la guerre civile--, Novès souhaitait également que ses joueurs, qualifiés "d'élus en mission" une fois le maillot bleu endossé, aient "un comportement exemplaire".
Mission ratée, après une première partie de mandat encourageante -- victoire en Argentine en juin 2016, courtes défaites face à l'Australie et la Nouvelle-Zélande à l'automne suivant.
Mais sa position était devenue extrêmement fragilisée au fur et à mesure que l'année 2017 s'écoulait et le jeu du XV de France se délitait : le président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, qui ne l'a pas choisi, lui avait ainsi fixé l'objectif de remporter trois des quatre rencontres de novembre. Les Bleus en auront perdu trois, pour un nul, après une tournée de juin en Afrique du Sud déjà calamiteuse (trois lourdes défaites).
 
 

-'Compliqué de manager' les joueurs-

Novès, ancien ailier rapide et teigneux (7 sél. entre 1977 et 1979), professeur de sports avant de prendre seul en main les commandes du Stade Toulousain au début des années 90, a pourtant bénéficié d'un confort de travail inédit pour un sélectionneur, via un temps de préparation élargi. 
Insuffisant, cependant, pour transcender comme à Toulouse ses joueurs, qu'il côtoyait au quotidien.
"J'ai une façon de manager les joueurs qui m'est propre, tout le monde le sait. J'ai la sensation que jusqu'à présent (à Toulouse) elle n'a pas été trop mal. Mais là, en équipe de France, on n'a les joueurs qu'épisodiquement, donc quand on ne voit pas les joueurs, c'est compliqué de les manager" expliquait-il ainsi à l'AFP au lendemain du triste nul face au Japon (23-23), le 25 novembre, son dernier match à la tête des Bleus.
Novès, qui avait refusé de prendre en main le XV de France une première fois, en 2011, officiellement pour des raisons familiales et pour ne pas déstabiliser "son" Stade, est également arrivé dans un contexte structurel morose pour le rugby français.
Où le championnat, le puissant et riche Top 14, a pris le pas sur la sélection et essore des internationaux qui ont accumulé retard technique et athlétique. Les mêmes contraintes avec lesquelles Brunel, de trois semaines son aîné, devra composer, dans l'année et demie qui doit mener à la Coupe du monde 2019 au Japon. 

Rédigé par RB le Vendredi 22 Décembre 2017 à 04:58 | Lu 1691 fois




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