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Voile: une filière 100% féminine pour décrocher le Graal aux JO 2024



Marie Riou, vainqueur de la Volvo Ocean Race 2018.
Marie Riou, vainqueur de la Volvo Ocean Race 2018.
Rennes, France | AFP | vendredi 12/07/2019 - Un bateau, un salaire et un solide programme d'entraînement: une filière de détection des jeunes navigatrices, en cours de création dans le Finistère, entend ravir les trophées de certaines grandes courses au large et rafler l'or aux JO-2024.

L'une des rares disciplines sportives où hommes et femmes peuvent concourir ensemble, la voile n'en manque pas moins de navigatrices pour l'épreuve de course au large en équipages mixtes, qui fera pour la première fois son entrée aux JO de Paris.
S'il existe déjà le "challenge Espoir et Performance", destiné à repérer les talents et ouvert aux femmes, force est de constater que depuis sa création en 1993, aucune femme n'a réussi à décrocher le trophée. 
"Ce qu'on proposait était trop explosif avec des parcours très courts qui offraient une large place au physique au détriment de la tactique", explique Christian Le Pape, directeur du Pôle Finistère Course au large de Port-la-Forêt (Finistère), connu pour dénicher les futurs grands noms de la voile. Pour lui, "il manquait une filière clairement identifiée pour le circuit solitaire".
Si les femmes ne représentent qu'environ un tiers des licenciés, elles sont encore moins présentes en course au large, avec "zéro femme au départ du dernier Vendée Globe", poursuit M. Le Pape.
En cause notamment, la difficulté à combiner cette discipline avec des études ou une vie familiale, compte-tenu du nombre important de nuit passées hors de chez soi, avance-t-on dans le milieu. Ou encore "la peur d'être seule sur un bateau", confie Marie Riou, vainqueur de la Volvo Ocean Race 2018, pour qui "il n'est jamais simple de se mesurer à des hommes". 
Changement de cap avec cette nouvelle filière, financée à parts égales par la région Bretagne et le Crédit Mutuel de Bretagne (CMB), qui entend créer un "vivier" en vue des JO. Les candidates, âgées de 18 à 30 ans, ont jusqu'au 31 août pour se faire connaître. 
 

- "Foncer sans hésiter" -

 
Une dizaine de candidates seront ensuite sélectionnées puis départagées lors d'épreuves de navigation. Une finale aura lieu en décembre à l'issue de laquelle une lauréate naviguera pour un an renouvelable sur le dernier monotype de la Solitaire du Figaro, avec un salaire et une préparation au Pôle Finistère aux côtés d'autres grands noms de la course au large.
Au programme de cette formation, comme pour les garçons: météo, manœuvre, préparation physique et mentale. Christian Le Pape recherche aussi des qualités de "chef de projet" pour décrocher des budgets auprès des sponsors et diriger des équipes. 
"Cela va permettre aux femmes d'entrer directement dans une démarche professionnelle sur le circuit Figaro, la mère des courses au large: tu viens avec ton talent et ton ciré, tu gagnes la régate et tu as un vrai métier", souligne la navigatrice Jeanne Grégoire, formatrice au Pôle Finistère Course au Large, ajoutant: "Si on fait deux ou trois sélections d'ici 2024, on va faire sortir au moins neuf filles +du bois+". 
L'objectif étant dans un premier temps de disputer le circuit du Championnat de France élite de course au large, dont fait partie la Solitaire, puis les JO.
"C'est vraiment génial car c'est la première fois qu'une fille a accès à un projet rôdé avec tous les moyens qu'il faut, et un préparateur qui a vraiment de l'expérience", commente, enthousiaste, la navigatrice suisse Justice Mettraux, qui a terminé 7e de la Solitaire 2017, rappelant que le haut niveau restait encore "très masculin". Un constat partagé par Marie Riou, pour qui les femmes qui se voient proposer un bateau et un budget doivent "foncer sans hésiter". 
De son côté, la Fédération française de voile (FFV) envisage d'accompagner toutes les femmes "sans limite d'âge". "Ce qui débloque les budgets ce sont souvent les objectifs, comme ici avec l'objectif olympique, mais outre une médaille aux Jeux, nous voulons aussi donner davantage envie aux filles de faire de la voile", assure Corinne Migraine, de la FFV.

le Vendredi 12 Juillet 2019 à 06:38 | Lu 178 fois





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