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Violences conjugales : les coups, les insultes puis les excuses



Papeete, le 3 juillet 2018- Un individu comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel pour plusieurs séries de violences commises sur sa compagne et un policier municipal. A la barre, la compagne du prévenu a évoqué l’enfer des violences conjugales. L’homme a été condamné à deux ans de prison.

Le tribunal a, de nouveau, dû se pencher sur un cas de violences conjugales ce lundi lors de l’audience de comparution immédiate. Un multirécidiviste de 35 ans était jugé pour avoir violemment frappé sa compagne le 24 mars dernier. L’homme l’avait rouée de coups sa compagne car elle avait acheté un gâteau d’anniversaire qu’il jugeait trop petit. Pour ce motif futile, la victime, en couple avec le prévenu depuis 6 ans, avait subi de telles violences qu’elle en avait perdu connaissance. En août 2017 déjà, le prévenu avait jeté une bouteille de verre à la tête de sa concubine. Outre ces faits, l’homme était également poursuivi pour avoir frappé un policier municipal qui tentait de s’immiscer dans une bagarre.

LE MANQUE DE RESPECT

Lors de l’audience, le prévenu, condamné à 9 reprises dont 5 pour des violences sur sa mère et sa concubine a émis peu de regrets, expliquant que ce contexte de violence récurrente était lié à un manque « d’argent et de respect. » Chose assez rare à la barre du tribunal, sa compagne, qui bénéficie désormais d’une ordonnance de protection, a bien voulu témoigner de l’enfer vécu pendant des années : « notre vie, ça a toujours été comme ça. Au début, c’était tout beau puis ça a commencé par une baffe, des coups de poing, des coups de pied, des insultes, des excuses et après, ça devenait de pire en pire. » La victime, terrorisée malgré le fait que son ex-compagnon soit incarcéré, n’arrive plus à rester seule et a choisi d’éloigner leur seul enfant en le confiant à sa famille dans les Tuamotu.

Pour la défense de la jeune femme, son conseil a tenu à rappeler l’intensité des violences subies : « elle a tout de même perdu connaissance ! Aujourd’hui, elle a le courage d’aller jusqu’au bout. »

Avant de requérir 30 mois de prison, le procureur de la République a qualifié l’affaire de « lamentable » : « à la lecture de son casier, l’on remarque qu’il a une propension à ne frapper que les femmes, sa mère ou sa compagne. Le plus choquant, c’est qu’il a l’air de trouver cela normal. »

L’avocat du prévenu a invoqué la nécessité pour son client de se faire soigner : « ça s’embrase et il ne sait pas s’en sortir autrement que par la violence. Il a une véritable intolérance à la frustration et devrait surtout être pris en charge. »

L’homme a finalement été condamné à deux ans de prison. Le tribunal a également ordonné la révocation de la peine de 4 mois avec sursis dont il avait écopé en mars 2017.

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 3 Juillet 2018 à 08:39 | Lu 2409 fois

Tags : JUSTICE





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