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Violences conjugales : La demande en mariage qui passe mal



Tahiti, le 22 mars 2021 - Le tribunal correctionnel a condamné lundi un homme de 38 ans poursuivi pour avoir frappé sa concubine alors que cette dernière est enceinte de cinq mois. Lors de l'audience, la victime a demandé son compagnon en mariage devant une assistance médusée. Le mis en cause a finalement écopé de deux ans de prison dont six mois de sursis probatoire.
 
"Je te pardonne et veux-tu m'épouser ?". C'est devant des magistrats ébahis qu'une victime de violences conjugales, enceinte de cinq mois, a demandé lundi son compagnon en mariage alors que ce dernier comparaissait devant le tribunal correctionnel pour les coups qu'il lui avait portés. Le 16 mars à Paea, la victime, pas encore divorcée de son ex-mari et père de leurs deux filles, avait, comme chaque semaine, subi les coups du prévenu et nouveau compagnon. L'homme, jugé en état de récidive légale lundi, l'avait frappée avec une planche de bois avant de l'attraper par les cheveux et de la menacer à l'aide d'un couteau en promettant d'en “finir avec” elle afin que personne “n'en entende plus parler”.
 
Présenté en comparution immédiate lundi pour répondre de ces faits, le prévenu de 38 ans les a reconnus en niant toutefois avoir l'habitude de frapper sa compagne. “Il faudrait qu'elle règle son divorce car cela fait quatre ans que nous sommes ensemble et c'est toujours pareil”, s'est-il ainsi justifié lorsque la présidente du tribunal lui a demandé ce que devait faire la justice pour faire cesser ces violences. Invitée à témoigner sur les faits, la victime a affirmé qu'elle avait “tendance à pousser” son tane à bout mais qu'elle voulait tout de même donner “une chance” à son couple. Elle s'est alors tournée vers le prévenu en le demandant en mariage et en affirmant qu'elle lui pardonnait. Une demande quelque peu particulière que la présidente du tribunal a sèchement qualifié d'“inappropriée”.

“Stigmates de l'agression”

Prenant acte de cette scène, le procureur de la République s'est indigné lors de ses réquisitions : “Nous entendons de tout ici mais cette annonce est le summum alors que le visage de la victime porte encore les stigmates de l'agression”. Avant de requérir deux ans de prison dont six mois avec sursis, le représentant du ministère public a déploré craindre une issue fatale pour la victime : “Au regard de la capacité d'énervement de Monsieur, il s'en faut de très peu de choses pour que l'on se retrouve un jour devant la cour d'assises !”
 
Pour la défense du prévenu, Me Genot est revenue sur cette demande en mariage, dressant au passage le tableau d'un couple qui “s'aime”, qui a “un bébé en route” et des projets professionnels ensemble. L'avocate a également rappelé que la victime avait affirmé qu'elle poussait son client “à bout”. Des arguments qui ont peu convaincu le tribunal correctionnel qui a finalement suivi les réquisitions du parquet en condamnant le récidiviste à deux ans de prison dont six mois de sursis probatoire.
 

Rédigé par Garance Colbert le Lundi 22 Mars 2021 à 18:19 | Lu 8885 fois





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