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Vingt botanistes en herbe pour protéger la nature de Mangareva


Mangareva, le 21 novembre 2021 - Pendant plusieurs jours, 20 stagiaires ont été formés à la protection des espèces végétales endémiques et à la lutte contre les espèces envahissantes.

Depuis le 9 novembre, Jean- François Butaud, botaniste a été sollicité en tant qu’expert afin de former des bénévoles sensibles à la protection de leur envi-ronnement. Il est intervenu dans le cadre d’une formation à la conservation du patrimoine floristique et à la lutte contre les plantes envahissantes organisée par l’association Coureurs des Gambier (ASCDG), qui s’est déroulée sur neuf jours. 

Lors de cette formation ouverte à tous, certaines journées étaient consacrées à la théorie, afin de reconnaitre les plantes endémiques et les plantes enva-hissantes d’une part et d’autre part de connaitre les différentes actions de conservation. Les cours ont été donnés à la mairie pour les stagiaires et la population et au collège Saint-Raphaël pour les scolaires. Pour la pratique sur le terrain, des sorties en montagne sur l’île principale et sur d’autres îles ont été nécessaires afin de voir tous les sites intéressants pour observer les plantes et les oiseaux des Gambier. 

Pour Alexis Crescence, président de l’association ASCDG, la faune et la flore de Mangareva sont importantes pour la population : "Je suis traileur, du coup la montagne c’est mon terrain de jeu… si il n’y a plus de montagne les générations futures n’auront pas la chance que nous avons aujourd’hui…"



Sensibiliser avant tout !


La population de Mangareva a été invitée à assister à une réunion publique durant laquelle les actions menées par l’ASCDG ont été présentées. Pour Alexis Crescence, le bilan de son passage à Mangareva est positif : "Nous avons eu une vingtaine de stagiaires et on a appris beaucoup de choses. On arrive à reconnaître les plantes locales et on sait le travail qui nous attend pour les trois prochaines années en ce qui concerne les plantes à protéger et celles à éradiquer." 

Ce séjour, financé par l’Office français de la biodiversité et la Diren, avait aussi pour axes de contrôler les espèces envahissantes dans les zones où elles sont en sur nombre et essayer de conserver et multiplier les plantes rares. La prochaine action est prévue pour mai 2022, et porte sur la dératisation de l’île de Kamaka, par une équipe néo-zélandaise. 


Rédigé par Shana Boosie-Mu le Dimanche 21 Novembre 2021 à 10:34 | Lu 612 fois