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Une réplique du Bounty à Tahiti ? Une collecte est en ligne



PAPEETE, le 12 février 2018 - Thérèse et Beni Hubert rêvent de ramener une réplique du Bounty à Tahiti. Le navire deviendrait alors une attraction touristique permettant de faire (re)vivre cet épisode historique aux amateurs. Ils réfléchissent à ce projet depuis plusieurs années déjà, ont trouvé le constructeur, établi les plans, ficelé leur business plan. Ils espèrent pouvoir faire venir le bateau en 2020, si tout se passe bien. Reste à trouver les fonds. Une collecte est lancée.

"Aidez-nous à ramener Her Majesty’s Armed Vessel (HMAV) Bounty à Tahiti", tel est l’appel de Thérèse et Beni Hubert lancé sur leur page Facebook Bounty Tahiti. Le duo se présente comme "une entreprise familiale spécialisée dans le domaine touristique et hôtelier basée à Tahiti".

Une entreprise qui veut ramener une réplique du HMAV Bounty à Tahiti. Le navire serait alors basé dans le port de Papeete, devenant une attraction majeure en Polynésie française. Elle serait plus grande que le bateau d’origine (54 mètres contre 27 mètres pour l’original), compterait plusieurs niveaux de dock, serait construit à l’identique à l’extérieur mais adapté aux contraintes climatiques et répondant aux normes de sécurité et aux exigences touristiques en terme de confort à l’intérieur.

Pour Thérèse et Beni Hubert, l’épisode historique n’est pas assez exploité en Polynésie. "Seul le tournage du film avec Brando dans les années 1960 a mis en lumière l’événement. À l’époque il avait fait travailler 3 000 figurants ! Aujourd’hui il n’y a plus rien", regrettent-ils. Rien qui fasse référence au passage du navire, à l’exploit du Captain Bligh excepté le snack (voir encadré), aux péripéties de Fletcher Christian, aux liens qui unissent Tahiti et Pitcairn.

Le Bounty du film à Porto Rico

Cet intérêt pour Le Bounty a été soulevé par un récit de vacances. En 2012, une collègue de Thérèse Hubert raconte ses vacances à Porto Rico. "Elle nous a dit à ce moment-là qu’elle avait visité une réplique du Bounty. J’ai trouvé ça tout à fait étonnant de trouver cette réplique dans cette région du monde alors que son histoire est chez nous, ici à Tahiti", se rappelle Thérèse Hubert. "Alors j’a fait des recherches sur le sujet", poursuit Béni Hubert. "Et j’ai découvert que c’était le bateau qui avait été utilisé pour le film tourné en Polynésie dans les années 1960. Il était à vendre. Les exploitants en demandaient 4,5 millions de dollars."

Mise en place du festival

Après réflexion, le couple abandonne l’idée de rachat de cette réplique, mais il n’abandonne pas l’idée de faire venir un jour une réplique. "J’ai trouvé deux chantiers navals en Europe capables de nous accompagner dans cette aventure, l’un à Séville et l’autre en France. Nous avons finalement opté pour l’entreprise espagnole, la Fundacion Nao Victoria." Pour créer une émulation autour de leur projet et constituer une communauté, Thérèse et Beni Hubert organisent le festival du Bounty depuis quelques années. Des liens se tissent en local mais aussi à l’international. Le projet prend forme.

Les plans de construction sont prêts, de même que le plan de financement. "Il nous faut 30 millions de Fcfp, nous avons des fonds propres, mais cela ne suffira pas. Nous comptons sur l’aide d’investisseurs, de business angels et de passionnés d’histoire qui pourraient faire un don." Une collecte en ligne vient de s’ouvrir. "Nous croyons à ce que nous faisons, c’est un projet fou. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour le mener à bout, mais nous gardons les pieds sur terre. Nous sommes passionnés mais prudent et nous arrêterons à temps", prévient le couple.


L’exploit du Captain Bligh

Le Bounty quittait l’Angleterre en 1787 avec pour objectif de collecter les arbres à Tahiti puis de les emmener aux Indes occidentales britanniques pour nourrir les esclaves. La traversée dura un an, l’escale tahitienne cinq mois. Les marins profitèrent et apprécièrent la vie sur l’île de la Nouvelle-Cythère, ils y nouèrent des liens. Le départ vers les Indes fut difficile. À bord, l’ambiance se détériora, au point qu’une mutinerie éclata. C’est Fletcher Christian qui prit le commandement du Bounty au beau milieu du Pacifique sud. Il abandonna le capitaine William Bligh et 18 de ses fidèles dans une chaloupe avec une semaine de vivres. Le capitaine, sans cartes ni boussole, mena la chaloupe jusqu’à l’île de Kupang (Indonésie) avec tous ses hommes. Le groupe effectua ainsi 3 618 miles en un peu plus d’un mois. Fletcher Christian ramena le Bounty à Tahiti, chercha à se cacher dans l’archipel des Australes puis, après maintes aventures, s’installa avec une petite trentaine de mutins et Polynésiens sur l’île de Pitcairn où il brûla le navire.

Contacts et pratique

Tél. : 40 42 00 30
Mail : bounty.tahiti@gmail.com
Facebook : Bounty Tahiti Festival
Collecte en ligne

Une attraction touristique

Le Bounty HMAV invitera tous ses visiteurs à remonter au 18ème siècle comme lorsque le navire est arrivé à Tahiti pour la première fois en octobre 1788. La réplique proposera des cabines authentiques pour une nuit à bord, un bar lounge, de belles croisières au coucher du soleil et un musée pour les amoureux d'histoire.


Rédigé par Delphine Barrais le Lundi 12 Février 2018 à 09:35 | Lu 1643 fois

Tags : bounty





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