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Une conférence économique pour redonner du souffle à la Nouvelle-Calédonie



NOUMÉA, 20 août 2014 (AFP) - La conférence économique sociale et fiscale chargée de définir les grandes réformes à mettre en oeuvre en Nouvelle-Calédonie au cours des quatre prochaines années a débuté jeudi en présence de nombreuses personnalités mais en l'absence d'un des principaux partis indépendantistes.

Jusqu'au dernier moment les discussions tendues entre partenaires sociaux et responsables politiques ont fait craindre un report, voire une annulation de cette conférence qui se déroule sur deux jours.

Dans un communiqué, l'Union calédonienne (UC, principale composante du FLNKS) a expliqué sa décision de ne pas participer aux débats par l'absence de "l'esprit de solidarité et de collégialité censé primer sur ces dossiers sensibles". Trois des onze membres du gouvernement appartiennent l'UC.

En revanche, l'Union nationale pour l'indépendance (UNI), l'autre composante indépendantiste du gouvernement, a assisté au débat car "il est urgent de remettre en route une nouvelle dynamique", a indiqué un de ses représentants.

"Il était temps pour la société calédonienne de se donner enfin rendez-vous pour relever les immenses défis qui frappent à sa porte", a lancé Cynthia Ligeard, la présidente du gouvernement en ouverture des débats. Évoquant une situation budgétaire préoccupante dans un contexte de ralentissement économique, elle a estimé qu'il fallait "redonner du souffle à la Nouvelle-Calédonie". "Le mécontentement est là", a-t-elle ajouté.

Pour le représentant de l'inter-patronale Dominique Lefeivre, "la panne de croissance constatée depuis deux ans est probablement la résultante d'un modèle à bout de souffle".

"Aujourd'hui après plusieurs années de tergiversations et d'un manque de décisions économiques, nous n'avons plus d'autre choix que de changer", a-t-il reconnu.

-17% de ménages pauvres-

Selon l'Institut de la statistique et des études économiques de la Nouvelle-Calédonie (ISEE), la croissance, qui a été de 3,4% en moyenne au cours des dix dernières années, marque le pas depuis mi-2011, mais "elle n'est pas à l'arrêt".

La tendance lourde à la désinflation - en juin, les prix ont reculé de 0,1% sur un an - et le niveau élevé des prix, supérieurs de 34% à ceux de la métropole, constituent selon Alexandre Gauthier, le directeur de l'ISEE, des facteurs de fragilité qui amplifient les inégalités. "17% des ménages calédoniens vivent sous le seuil de la pauvreté et les inégalités n'ont pratiquement pas reculé en vingt ans alors que le niveau de vie global a très nettement augmenté", a-t-il indiqué.

Au nom de l'intersyndicale, Didier Guenant-Jeanson a rappelé que la première grève pour lutter contre la vie chère remontait à 2006, et qu'il avait fallu une grève générale de 13 jours en 2011 pour qu'en novembre 2012 tous les groupes politiques, le Congrès, le gouvernement et l'Etat signent des accords économiques très partiellement mis en place.

"On ne veut pas mettre le feu au pays. On veut discuter et négocier", a -t-il dit tout en regrettant l'absence de l'UC, "car on a besoin de tout le monde".

Parmi les principales mesures évoquées mercredi pour assurer une meilleure répartition de la richesse et pérenniser les régimes sociaux figurent l'instauration d'une Contribution sociale généralisée (CSG), d'un impôt sur les plus-values mobilières et immobilières, qui n'existe pas actuellement, la mise en place d'un fonds pour les générations futures financé par une redevance d'extraction minière et la création d'un fonds d'épargne et d'investissement calédonien.

Les premières mesures préconisées au cours de la conférence économique, sociale et fiscale feront l'objet de projets de loi qui seront soumis au Congrès réuni en séance extraordinaire, "probablement la première quinzaine de septembre", selon un proche de l'exécutif. La présidente du gouvernement doit prononcer son discours de politique générale le 29 août.

La question de l'industrie du nickel ne sera pas abordée lors de cette conférence, relevant de la compétence des provinces et non directement du gouvernement central.

ap/sla/jlp/jag

Rédigé par () le Mercredi 20 Août 2014 à 05:36 | Lu 586 fois




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