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Une commerciale en téléphonie adepte de « cavalerie »



Une commerciale en téléphonie adepte de « cavalerie »
Tahiti, le 11 août 2020 - Une ex commerciale patentée a été condamnée mardi en son absence à deux mois de prison ferme. Elle a été reconnue coupable d’avoir escroqué deux personnes par le biais du système d’escroquerie dit de "cavalerie" qui consiste à arnaquer des gens pour rembourser des victimes antérieures.
 
Une femme de 43 a été jugée mardi par le tribunal correctionnel de Papeete pour deux affaires d’abus de confiance. Le 1er novembre 2017 et alors qu’elle était employée en qualité de commerciale patentée pour le compte d’une entreprise de téléphonie mobile, elle avait été contactée par un habitant de Arue qui lui avait demandé d’installer un routeur chez lui. La prévenue avait empoché la somme de 35 000 Fcfp sans que la victime ne voit jamais la couleur du routeur.
 
En mai 2018, elle avait récidivé lorsque l’un de ses clients, qu’elle avait déjà aidé à se procurer un lit médicalisé, lui avait expliqué qu’il cherchait à acheter un scooter pour 150 000 Fcfp. La prévenue lui avait finalement proposé d’acquérir une voiture pour 200 000 Fcfp. Elle avait empoché cette somme en laissant, une nouvelle fois, la victime sur le carreau. Entendue par les enquêteurs dans le cadre de cette affaire, la quadragénaire avait reconnu les escroqueries en expliquant qu’elle utilisait le système dit de "cavalerie" qui consiste à arnaquer des gens pour rembourser des victimes antérieures.
                                                                     

"Passé d’escroc"

Son procès s’est tenu mardi matin devant le tribunal correctionnel de Papeete, en son absence ainsi que celles des deux victimes. Comme l’a précisé la présidente du tribunal, la prévenue a un casier judiciaire qui fait déjà état d’une condamnation pour escroquerie. Avant de requérir six mois de prison, le procureur de la République a déploré des faits "désagréables" commis par une personne qui a "profité de la relation de confiance qu’elle avait établie avec ses clients du fait de sa situation professionnelle". Le représentant du ministère public a également souligné le "passé d’escroc" de la mise en cause.
 
Après en avoir délibéré, le tribunal correctionnel l’a condamnée à deux mois de prison ferme, sans toutefois ordonner de mandat de dépôt.




 

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 11 Août 2020 à 10:33 | Lu 3723 fois





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