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Une Fête des mères pas très florissante pour les fleuristes



Une Fête des mères pas très florissante pour les fleuristes
Tahiti, le 3 juin 2020 - Dimanche 7 juin, c’est la Fête des mères. Le bouquet de fleurs fait partie des classiques en matière de cadeaux. Mais cette année, en raison de l’absence de liaisons aériennes internationales, les fleuristes se piquent au manque de fleurs importées et pourraient ne pas avoir suffisamment de fleurs locales pour composer tous leurs bouquets.

Qui dit Fête des mères, dit naturellement cadeaux. Et en cette déroutante année scolaire, les enfants n’ont probablement pas eu le temps de confectionner le mythique collier de nouilles. Il est donc impératif de trouver un cadeau qui fasse autant plaisir aux mères de famille. Le bouquet de fleurs saura à merveille révéler ce défi de taille, même si cette année, il sera lui aussi un peu différent des années précédentes.

« On va essayer de faire de très beaux bouquets, originaux, avec les fleurs locales que l’on a sur le territoire, mais c’est vrai que cela risque de nous manquer de ne pas avoir de fleurs importées, car les clients les apprécient vraiment beaucoup », explique Mita Godefroy, fleuriste à Punaauia, qui s’applique à couper soigneusement des tiges vertes pour ses préparations florales.

Effectivement, en jetant un rapide coup d’œil dans la boutique, oiseaux de paradis aux couleurs vives, alpinias (opuhi) ou autres anthuriums se font la part belle au détriment des lys ou des œillets. Et forcément, la cause de ses absences est due à ce maudit coronavirus qui a entraîné la suspension des liaisons aériennes entre Tahiti et le pays du long nuage blanc.

« Pour des raisons phytosanitaires, nous ne sommes autorisés à n’importer que des fleurs de Nouvelle-Zélande, or il n’y a plus de vols actuellement. Il y a juste eu un seul vol il y a 15 jours et nous en avons pu profiter pour acheminer des fleurs, mais rien depuis et nous ne savons pas quand cela reprendra », précise Alain Ménard, président de la Chambre syndicale des fleuristes de Polynésie française.

Une commande hebdomadaire

Mita Godefroy.
Mita Godefroy.
Dans l’attente de la reprise des vols internationaux entre les deux destinations, qui ramenaient les commandes passées hebdomadairement par les sept fleuristes recensés à Tahiti, les professionnels doivent donc pour l’instant faire avec les moyens du bord. C’est-à-dire avec les fleurs locales tout au long de ce week-end festif où la demande risque d’être forte.

« On importe environ 2/3 des fleurs, le reste vient de la production locale. Avec La Toussaint et surtout la Saint-Valentin, la Fête des mères fait partie des temps forts de l’année. On multiple notre chiffre d’affaires mensuel par deux, cela nous apporte de la trésorerie pour les mois creux avant la rentrée », note Philippe Cathelain, gérant d’une boutique du Punaauia.

« La production locale n’est pas suffisante »

Si la réputation de la beauté des fleurs polynésiennes n’est plus à faire, les fleuristes se retrouvent confrontés à un problème non négligeable. « La production locale n’est pas suffisante », estime Philippe Cathelain qui invite la filière horticole "a profité de cette crise pour se reconstruire et se développer. « La filière n’est pas assez structurée. On a du mal à trouver suffisamment de fleurs locales, il faudrait davantage de producteurs. Les Polynésiens qui ont des terrains familiaux pourraient s’y mettre », propose le professionnel, qui espère que la production locale pourra pallier l’absence des fleurs importées et ne pas lui faire manquer de ventes ce week-end en cette période difficile pour le secteur.

Solidaires des fleuristes

« On invite vraiment les Polynésiens à acheter des fleurs locales chez les boutiques de fleuristes. Nous avons perdu pas mal de clients comme de nombreux hôtels, les yachts, les touristes, nous sommes en mode survie, il faut continuer à payer les loyers, les patentes… », insiste le président de la Chambre syndicale des fleuristes de Polynésie française, Alain Ménard.

Et le client peut être certain d’une chose, un bouquet d’oiseaux de paradis sera paradisiaque toutes les mamans.

Rédigé par Pauline Stasi le Mercredi 3 Juin 2020 à 17:31 | Lu 996 fois






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