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Un vieux conflit autour d'un "trésor" au coeur de l'affaire Troadec



Pont-de-Buis-lès-Quimerch, France | AFP | jeudi 09/03/2017 - Un vieux conflit autour de la découverte d'un "trésor" serait à l'origine de l'assassinat des quatre membres de la famille Troadec, dont les restes continuaient à être recherchés jeudi dans la ferme du principal suspect dans le Finistère.
"Cette affaire terrifiante trouve son origine dans un trésor composé de lingots et de pièces d’or que mon mari avait caché dans le garage de notre maison", a affirmé la mère de Pascal, le père de famille assassiné, et de Lydie Troadec, compagne du suspect, dans une interview accordée au Parisien jeudi.
Ce "trésor", dont on ne connaît pas le montant et dont l'existence n'a pas été confirmée, aurait été découvert en 2006 lorsque son mari, ex-artisan plâtrier, avait effectué des travaux chez une locataire dans un immeuble datant de 1907 dans le vieux quartier de Recouvrance, à Brest.
Un or "volé peut-être", dit-elle, "à la Banque de France" lors de la Seconde Guerre mondiale, raconte-t-elle au Parisien.
Son fils Pascal aurait placé cet or à Monaco et Andorre. Lui et sa femme "voyageaient beaucoup". "Leur situation financière a beaucoup changé au tournant de 2010 et 2011", précise-t-elle.
Interrogé jeudi par l'AFP sur ces propos, le procureur de Nantes Pierre Sennès n'a pas confirmé ces informations. Il avait indiqué précédemment lors d'un point de presse que le couple Troadec avait "des revenus convenables" et n'était pas endetté.
Dans le même quotidien, la mère du suspect, Hubert Caouissin, affirmait lundi que "cette histoire de lingots", c'était "n'importe quoi".
Pascal Troadec, 49 ans, était salarié depuis une dizaine d'années dans une PME spécialisée dans la fabrication d'enseignes luminaires, à Orvault (Loire-Atlantique). Son épouse Brigitte, 49 ans, était employée dans un centre des impôts de Nantes.
Lors de perquisitions à leur domicile à Orvault, au nord de Nantes, les enquêteurs avaient placé sous scellés l'Audi et la BMW des parents. Ils avaient également découvert une réservation d'un billet d'avion au nom du couple Troadec pour le Portugal, du 10 au 14 avril.
 

- 'Une profonde rancœur' -

 
En garde à vue dimanche, Hubert Caouissin a expliqué qu'il était persuadé "que Pascal Troadec avait récupéré des pièces d'or dans un cadre successoral", "pièces d'or qui auraient dû être partagées avec le reste de la famille", ce qui a nourri "une profonde rancœur", avait expliqué lundi le procureur de Nantes.
Ce serait le principal mobile à l'origine du meurtre de Brigitte, Pascal et de leurs enfants Sébastien, 21 ans, et Charlotte, 18 ans. 
Des fragments de corps humains et des bijoux appartenant aux victimes ont été retrouvés mercredi dans la ferme du suspect à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère), à une quarantaine de kilomètres de Brest.
Les recherches ont été conduites toute la journée en présence d'Hubert Caouissin qui a affiché "une attitude de coopération avec les magistrats instructeurs et les enquêteurs", a précisé le procureur.
Les fouilles pour tenter de retrouver d'autres restes des quatre corps de la famille Troadec ont repris jeudi matin. Au moins une trentaine de policiers et un médecin légiste étaient sur place vers 08H15, quadrillant les bâtiments de la ferme entourés de 32 hectares de terrain, sous une pluie battante et un épais brouillard. Certains en combinaisons blanches sondaient les berges boueuses de l'Aulne, un fleuve côtier qui borde les terres de la ferme, munis de pelles et sacs plastique, a constaté un photographe de l'AFP.
En garde à vue, Hubert Caouissin, âgé de 46 ans, a reconnu avoir tué les parents et les deux enfants Troadec, puis les avoir démembrés avant de brûler certains morceaux de corps et d'enterrer les autres dans le terrain de sa ferme au lieu-dit Logonna-Quimerc'h.
Technicien pour le groupe de construction navale DCNS à Brest, il n'avait repris le travail que récemment le travail après un arrêt maladie de trois ans pour dépression.
Il a été mis en examen lundi à Nantes pour assassinats et atteinte à l'intégrité d'un cadavre. Sa compagne, secrétaire médicale en invalidité, a été mise en examen pour modification de l'état des lieux d'un crime et recel de cadavres.

le Jeudi 9 Mars 2017 à 05:16 | Lu 617 fois




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