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Un transport au sein des cellules indispensable à la vie



Randy Schekman et James Rothman et  l'Allemand Thomas Südhof: prix Nobel de médecine
Randy Schekman et James Rothman et l'Allemand Thomas Südhof: prix Nobel de médecine
PARIS, 7 octobre 2013 (AFP) - Perturbations de transports au sein des cellules: les recherches des trois Nobel de médecine ont offert des pistes pour une meilleure compréhension des maladies, du diabète à l'autisme en passant par certaines formes d'épilepsie, et trouver de nouvelles cibles thérapeutiques.

Nos cellules sont des usines qui produisent et exportent des molécules: hormones comme l'insuline, anticorps de la défense immunitaire, ou encore des signaux chimiques, comme les neurotransmetteurs expédiés d'une cellule nerveuse à l'autre.

Ces produits sont transportés via des mini-cargos ou véhicules de quelques milliardièmes de mètre, les vésicules, qui font la navette d'un compartiment cellulaire à l'autre.

La régulation du trafic est indispensable au bon fonctionnement de ce réseau vital pour l'organisme.

"C'est un processus fondamental de la cellule : très souvent les dérégulations du transport cellulaire aboutissent à des maladies : cancers, diabète de type 2 (le plus courant), troubles immunitaires, certaines formes d'épilepsie", dit à l'AFP Bruno Goud (département de biologie cellulaire, CNRS/Institut Curie, Paris).

Cette machinerie permet à la cellule de vivre, en produisant en particulier des protéines, mais aussi aux cellules de communiquer entre elles. Des agents infectieux comme les virus s'en servent également pour se reproduire.

Selon les travaux des cinq dernières années, des perturbations de transport au niveau des jonctions neuronales seraient sous-jacentes à une série de troubles du neurodéveloppement comme l'autisme, relève Mike Cousins (Université d'Édimbourg). Et des indices s'accumulent en faveur de leur importance dans les maladies neurodégénératives comme l'Alzheimer ou le Parkinson, selon lui.

David Tareste, qui a travaillé avec James Rothman (l'un des lauréat) et se réjouit de son prix, évoque des perturbations de neurotransmission qui pourraient aboutir à des maladies comme la schizophrénie.

"La levure du boulanger"

James Rothman a éclairci le mécanisme de fusion des membranes en celle du vésicule livreur et celle du destinataire par l'intermédiaire d'un code d'attache entre des protéines. Ce qui a permis de comprendre comment les neurotoxines (tétanique ou botulique) agissent sur le système nerveux, relève M. Goud. En effet, la toxine coupe certaines de ces protéines et du coup empêche le relargage des molécules attendues au niveau des neurones, entraînant la paralysie.

"C'est un Nobel du comment ça marche" qui porte sur "une découverte très importante et très fondamentale" note pour sa part Thierry Galli (directeur de recherche à l'institut public français Inserm), même s'il évoque des pistes pour traiter la douleur ou certains cancers.

L'humain utilise "les mêmes mécanismes que la levure du boulanger et celle qui permet de faire de la bière", souligne-t-il.

Le "Botox (toxine botulique) cible ce mécanisme", souligne ce spécialiste. Surtout connue pour effacer les rides, cette toxine est aussi utilisée contre des "torticolis et blépharospasmes sévères (paupières qui ne s'ouvrent pas), des transpirations excessives pouvant entraîner des destructions de la peau (nécrose), des rigidités (crampes)", dit-il.

L'idée avancée il y a une dizaine d'années était d'utiliser dans certaines formes de cancers, la toxine tétanique pour son effet inhibiteur sur la "migration" des cellules cancéreuses. "Le problème est qu'il faut modifier ces toxines pour éviter leurs effets neurologiques et obtenir un effet bénéfique", ajoute le Dr Galli.

Dans cette lignée, "la société britannique Syntaxine et Ipsen Beaufour, qui a rachetée Syntaxin, travaillent sur des molécules contre la douleur chronique", indique-t-il.

BC/pjl/bw

Rédigé par Par Brigitte CASTELNAU le Lundi 7 Octobre 2013 à 06:45 | Lu 467 fois




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