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Un terrain d'entente pour Jean Prince



Tahiti, le 11 novembre 2020 - L'établissement public Grands travaux de Polynésie et la société Boyer se sont accordées sur un protocole transactionnel pour solder le litige qui bloque depuis quatre ans le chantier du futur Pôle de santé mentale Jean Prince à 3,5 milliards de Fcfp.

Bloqué depuis près de quatre ans, le chantier à 3,5 milliards de Fcfp du Pôle de santé mentale Jean Prince est enfin relancé. Après une première pierre posée en novembre 2016, le futur hôpital psychiatrique situé sur le site de l'ancien hôpital Jean Prince à Pirae était à l'arrêt depuis un contentieux survenu dès les tout premiers travaux de terrassement entre le Pays et l'entreprise Boyer. L'établissement public assurant la maîtrise d'ouvrage déléguée, Grands travaux de Polynésie (G2P), et la société de construction et travaux publics viennent pourtant de mettre sur pied un protocole transactionnel pour régler le litige et les travaux ont enfin pu reprendre.

​Protocole transactionnel

Lauréate du marché terrassement et gros œuvre dès 2016, l'entreprise Boyer avait rapidement soulevé un problème de caractéristiques des sols différentes de celles convenues lors de la signature du contrat. Boyer avait alors sollicité le bureau d’études Geolia qui a conclu à "un risque de désordre sur les ouvrages mitoyens en cas de mise en œuvre de la solution prévue au contrat". Bureau d’études qui avait préconisé "la réalisation d’une enceinte périphérique en palplanches" pour la modique somme de 109 millions de Fcfp. A l'époque, l'ancêtre de G2P (TNAD) avait rejeté le nouveau devis. Et l'affaire avait été portée une première fois devant la justice administrative.

Moins de quatre ans plus tard, G2P et Boyer se sont retrouvés mardi devant le tribunal administratif de Papeete. Mais cette fois-ci avec des intentions bien moins belliqueuses. Les deux parties ont demandé à la juridiction l'homologation de leur protocole transactionnel prévoyant d'un côté l'annulation des pénalités de retard et de l'autre l'abandon des indemnités d'immobilisation. Aucune compensation financière n'étant prévue de part ou d'autre, assure-t-on dans chaque camp. Côté chantier, les travaux ont pu reprendre après un accord sur la méthode à utiliser pour le terrassement et les fondations du futur complexe.

Pour autant, le tribunal a opposé un bémol de forme au protocole transactionnel proposé mardi. En effet, la juridiction a demandé qu'un tel accord soit conclu directement entre la Polynésie française et la société Boyer et non entre l'établissement G2P et Boyer. Les avocats des deux entités ont donc demandé au tribunal de surseoir en attendant d'obtenir, côté Pays, une décision officielle du conseil des ministres. Le tribunal a mis sa décision en délibéré…

L'urgence attendra…

D'une capacité de 40 lits en hospitalisation psychiatrique et 110 places pour la prise en charge ambulatoire, le futur Pôle de santé mentale devait sortir de terre en 2019. Un besoin jugé "urgent et incontestable" par le président Edouard Fritch lors du lancement des travaux, mais qui devra attendre au moins trois ans supplémentaires pour voir le jour.

Rédigé par Antoine Samoyeau le Jeudi 12 Novembre 2020 à 07:13 | Lu 2429 fois





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