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Un nouveau projet de câble trans-Pacifique piloté par des Français



Un nouveau projet de câble trans-Pacifique piloté par des Français
WELLINGTON, mercredi 21 août 2013 (Flash d’Océanie) – Un nouveau projet de câble sous-marin trans-Pacifique baptisé « Hawaiki » piloté par des Français commence à susciter l’intérêt des professionnels de la région.
Selon le projet présenté par les promoteurs, il s’agirait de faire courir un nouveau câble sur une distance de 14.000 kilomètres entre Sydney et la côte Ouest des États-Unis, en passant par la Nouvelle-Zélande (Whangarei), et en dérivant des bretelles depuis le tronçon principal vers Norfolk (Hanson Bay), Vanuatu (Port Vila), Wallis (Mata ‘Utu), Samoa (Apia), la Nouvelle-Calédonie (Nouméa), Fidji (Suva) et les Samoa américaines (Pago-Pago).
Une bretelle relie aussi Hawaii à la Polynésie française.

Ces derniers jours, le projet a connu une évolution jugée significative avec la signature d’un contrat substantiel avec un client australien, TPG Telecom, fournisseur d’accès ayant l’intention de relier ses services à ce câble, à la fois pour son marché australien, mais aussi néo-zélandais, où la société est implantée.
TPG Telecom, dans un communiqué lundi 19 août 2013, explique que les investissements considérés pour ce projet sont de l’ordre de 10 à 20 millions de dollars US par an au cours des années à venir.
Cette société possède déjà un autre vecteur, un câble reliant Sydney au territoire américain de Guam, dans le Pacifique Nord.
Pour le projet Hawaiki dans son ensemble, les coûts jusqu’ici mentionnés tournent autour des 350 millions de dollars US pour une mise en service à l’horizon 2015.
Le projet de câble Hawaiki se définit comme un moyen d’atteindre simultanément plusieurs objectifs, parmi lesquels une meilleure connectivité entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, entre ces deux pays et les États-Unis, entre Hawaii et les États-Unis et entre les îles du Pacifique, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis.

La société Hawaiki s’était déjà fait remarquer lors du dernier sommet annuel des dirigeants des pays membres du Forum des Îles du Pacifique, en septembre 2012 aux îles Cook.
Les responsables de ce projet forment une équipe placée sous la houlette de Rémi Galasso (directeur général, Chief Executive Officer), de Ludovic Hutier (directeur des opérations) et de Virginie Frouin (directrice technique).


Une autre société, nommée « Intelia », est aussi présente sur Internet.
http://www.intelia.nc/fr/comite-de-direction
Avec peu ou prou la même équipe que celle d’Hawaiki, elle se définit comme une entité qui « accompagne depuis 2005 les opérateurs des îles du Pacifique dans la transformation de leurs réseaux » autour de « 3 domaines d’activités : les télécommunications, les systèmes d’informations et les médias. En partenariat avec les meilleurs prestataires de chaque segment de marché, INTELIA propose à ses clients des solutions clef en main pour créer, étendre et moderniser leurs réseaux d’infrastructures », peut-on lire sur le site.

Dans le cadre de ses activité au sein de la société Alcatel, cet homme d’affaires originaire de Nouvelle-Calédonie avait été disculpé par la justice dans une affaire de «complicité de favoritisme » présumé pour une passation de marché du câble « Honotua (entre Tahiti et Hawaii) entre l’Office des Postes et Télécommunications (OPT) de cette collectivité et Alcatel en 2008, rapportait mi-janvier 2013 la presse de Polynésie française.
Son avocat avait à l’époque regretté « les conséquences colossales » de la mise en cause de son client.
Plusieurs figures politiques locales de haut rang, au sein du gouvernement de la Polynésie française, avaient elles aussi été mises en cause dans le cadre de cette même instruction.
Auparavant, la même équipe avait aussi tenté d lancer d’autres projets de câbles sous-marins trans-Pacifique, dont un connu sous le nom de « SPIN » (South Pacific Islands Network), un temps soutenu par le gouvernement français et son ministre de l’Outre-mer de l’époque, Christian Estrosi, est depuis tombé en désuétude.
Un autre projet, plus récemment, était connu sous le nom de « Pacific Fibre ».

Depuis la fin des années 1990, le principal câble sous-marin reliant les États-Unis et l’Australie, via la Nouvelle-Zélande et Fidji, est le « Southern Cross ».
Il se décline depuis en bretelles, dont une vient d’être inaugurée au royaume de Tonga, en se reliant à Fidji.
Une autre dérivation est en projet permettant de relier l’archipel de Vanuatu.

pad

Rédigé par PAD le Mercredi 21 Août 2013 à 06:01 | Lu 1954 fois




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