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Un diagnostic précoce et simplifié de la maladie d'Alzheimer



PARIS, 30 juin 2014 - La maladie d'Alzheimer va désormais pouvoir être diagnostiquée de manière plus précoce et plus fiable, grâce à des marqueurs biologiques, selon une étude réalisée par un groupe international de neurologues.

"Grâce à cette nouvelle approche, il sera désormais possible de faire le diagnostic de manière plus sûre et plus précoce", a déclaré le professeur de neurologie et chercheur de l'Inserm, Bruno Dubois, qui a coordonné l'étude parue dans la revue médicale britannique The Lancet Neurology.

Au terme de 9 ans de travaux, les chercheurs ont défini et validé de nouveaux critères pour diagnostiquer cette maladie neurodégénérative en pleine expansion.

Elle touche quelque 40 millions de personnes dans le monde et pas loin d'un million en France. Le nombre de malades dans le monde pourrait être multiplié par trois d'ici à 2050.

La pathologie commence généralement par des troubles de la mémoire suivis par des difficultés à s'orienter dans l'espace et le temps, des troubles du comportement et une perte d'autonomie.

Mais ces symptômes ne sont pas spécifiques à la seule maladie d'Alzheimer et la maladie "ne pouvait jusqu'à maintenant pas être diagnostiquée de manière certaine à un stade précoce", relève le Pr Dubois.

Il fallait généralement attendre que la maladie évolue vers la démence ou que le malade soit mort pour qu'on puisse examiner les lésions présentes dans son cerveau.

En analysant les études parues sur le sujet, les chercheurs sont parvenus à un consensus de diagnostic de la maladie d'Alzheimer, à partir de deux profils cliniques spécifiques.

Les cas typiques (80 à 85% des cas) sont caractérisés par des troubles de la mémoire épisodique à long terme (rappel volontaire de souvenirs) tandis que dans les cas atypiques (15 à 20% des cas), on trouve soit des troubles de la mémoire verbale, soit des troubles du comportement.

Chacun de ces profils doit, selon les chercheurs, être confirmé par au moins un marqueur biologique. Il s'agit soit d'une ponction lombaire montrant des teneurs anormales de protéines cérébrales dans le liquide céphalorachidien, soit d'une tomographie par émission de positons (TEP) du cerveau, examen d'imagerie qui permet de visualiser les activités des tissus.

Même s'il n'existe pas encore de traitements efficaces contre Alzheimer, la détection fiable et précoce devrait notamment faciliter la recherche, relève le Pr Dubois.

Ces travaux ont permis aux chercheurs de réaliser que de nombreux diagnostics effectués selon les anciens critères étaient erronés, avec par exemple 36% de faux malades d'Alzheimer inclus dans un essai thérapeutique passé.

Rédigé par AFP le Lundi 30 Juin 2014 à 06:30 | Lu 463 fois




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