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Un an ferme pour 83 plants de paka



Tahiti, le 9 décembre 2019 - Un quinquagénaire multirécidiviste a été présenté en comparution immédiate lundi aux côtés de ses deux fils âgés de 19 et 23 ans. Plus de 80 plants de paka avaient été saisis au domicile familial de Pirae. Les trois prévenus ont écopé de peines comprises entre un an et deux mois de prison ferme.

Le 6 décembre, lors d’une patrouille de prévention contre les cambriolages à Pirae, les policiers de la DSP repèrent plusieurs plants de paka dans l’arrière-cour d’une maison qui se trouve en contrebas. Ils aperçoivent également deux jeunes qui coupent des feuilles séchées de paka à l’aide de ciseaux. Les policiers fouillent l’habitation et trouvent 83 plants dont la hauteur varie entre 20 centimètres et 2,5 mètres. Les deux jeunes sont interpellés ainsi que leur père qui vient tout juste d’arriver.

 

Placés en grade à vue, les trois intéressés confessent un récent trafic de paka auquel chacun participe à sa mesure. Le père, déjà condamné à sept reprises, indique qu’il a entamé cette production après avoir quitté son emploi dans le BTP. L’homme a démissionné car il n’était pas assez payé. Il plante les graines et revend le paka en “gros” ou “semi gros” à des “dealers du quartier”. Ses deux fils sont en charge de la partie “confection” et s’occupent de préparer des sticks prêts à la revente. Lors de son audition, le plus jeune des deux frères admet qu’il lui arrive à lui aussi de revendre.

 Présentés en comparution immédiate lundi, le père et ses deux fils ont reconnu l’intégralité des faits qui leur étaient reprochés. À la barre, le quinquagénaire a évoqué sa très ancienne consommation de paka ainsi que ses problèmes de violence relatifs à des excès d’alcool. “Ce qui est d’autant plus problématique monsieur, c’est l’image du père de famille qui entraîne ses deux fils dans la production de stupéfiants”, lui a fermement rappelé le président du tribunal lors de l’audience.

Réservés et peu bavards, ses deux fils, qui ne travaillent pas et ne possèdent pas de formation particulière, ont ensuite écouté le président du tribunal égrener les nombreuses condamnations dont ils ont déjà fait l’objet par le passé pour des faits de vols, de possession de stupéfiants ou de violences.

Avant de requérir des peines comprises entre un an et deux mois de prison ferme, le procureur de la République a affirmé que cette “culture à domicile” était parfaitement organisée. Culture que l’avocate des trois prévenus, Me Rebeyrol a, lors de sa plaidoirie, qualifié de “petite entreprise familiale” réalisée par des “amateurs”. “Je demande votre grande clémence, car ce ne sont pas des dealers invétérés”, a-t-elle conclu avant que le tribunal ne se retire pour délibérer.

Les magistrats ont finalement suivi les réquisitions du représentant du ministère public en condamnant le père de famille à 18 mois de prison dont six avec sursis. Ses deux fils ont été respectivement condamnés à quatre mois de prison ferme et six mois de prison dont deux avec sursis. Ces peines ont toutes été assorties du maintien en détention.

 


Rédigé par Garance Colbert le Lundi 9 Décembre 2019 à 18:09 | Lu 1632 fois






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