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Tumateata Buisson de retour "la tête haute"


Tumateata Buisson et ses deux écharpes.
Tumateata Buisson et ses deux écharpes.
Tahiti, le 22 décembre 2021 - Miss Tahiti 2021 et troisième dauphine de Miss France 2022, Tumateata Buisson est revenue lundi soir au fenua, avec ses deux écharpes. Nous l'avons rencontrée pour qu'elle partage avec nous les souvenirs de son aventure au concours national et ses espoirs pour l'avenir.
 
Peux-tu revenir sur ton aventure à Miss France 2022 ?
 
"J'ai quitté le fenua début novembre, donc j'ai passé plus d'un mois en métropole. On a eu trois ou quatre jours à Paris où on a procédé à l'intégration et où on s'est rencontrées avec les DOM-TOM. Puis l'ensemble des miss régionales nous ont rejointes pour aller à La Réunion. C'est une île qui m'était inconnue et c'est vrai que ça m'a rappelé Tahiti, donc ça m'a bien plu. On a pu faire beaucoup d'activités ensemble et on a pu créer de beaux souvenirs. Par la suite, nous sommes revenues sur Caen pour préparer le prime pendant deux semaines intensives."
 
Comment as-tu vécu le soir de l'élection ?
 
"Ma famille était descendue sur Paris pour me soutenir. C'était assez spécial puisque le jour-même, on était encore en répétition. L'après-midi, c'est maquillage et coiffure, donc le stress monte petit à petit. Mais c'était du bon stress au final puisqu'on va pouvoir enfin montrer tout ce qu'on a appris pendant la préparation, avec les chorégraphies, les tableaux… Je n'ai aucun regret sur cette soirée du prime. Je pense avoir bien assuré. Il faut dire que j'ai fait de la danse tahitienne, donc j'avais plus de facilités pour mémoriser les chorégraphies. Il y avait sept tableaux pour toute l'élection. On ne savait pas qui serait parmi les 15 puis les 5 finalistes et on devait tout apprendre."
 
Quel a été pour toi le plus gros challenge de cette soirée ?
 
"Je pensais que si j'étais dans le top 15, puis le top 5, le plus gros challenge aurait été la prise de parole. Il y avait plus de 4 000 personnes dans la salle et une caméra avec près de 8 millions de téléspectateurs derrière. Donc tu te dis que tout ce que tu fais et dis est vu par toutes ces personnes. C'est une pression supplémentaire. Mais quand tu es pris dans l'élan de la soirée, ça devient très naturel."
 
Es-tu satisfaite de ton parcours ?
 
"Je suis très satisfaite, évidemment. Je dois dire que, sur le moment, quand on a annoncé le classement, j'aurais souhaité une meilleure place. Non seulement pour moi, mais aussi pour toutes les personnes qui m'ont soutenue. Mais avec le recul, je suis assez fière puisque cette année, la promotion était exceptionnelle. Les filles étaient belles, intelligentes, diplômées et je suis consciente que ce n'était pas facile d'accéder à ce top 5. Donc je ramène cette écharpe au fenua la tête haute."

Est-ce que ta participation à ce concours nationale t'a ouvert des portes en métropole ?
 
"Pour le moment, je n'ai pas encore eu d'offres sérieuses. Des photographes m'ont proposé de faire des shootings, des agences de mannequinat m'ont approchée. Mais je n'ai pas encore terminé mon année de Miss Tahiti, il me reste six mois, mais pourquoi pas, à l'avenir, prendre le temps de voir les offres qui me sont faites… Ce qui est certain, c'est que j'aimerais découvrir de nouveau horizons. Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir une expérience professionnelle très riche puisque ça fait cinq ans que je travaille en communication au service du tourisme. Mais pourquoi pas m'ouvrir à d'autres secteurs d'activités ?"
 
Justement, en tant que Miss Tahiti, tu te dois d'accompagner les futures candidates. Comment te sens-tu vis-à-vis de cette mission ?
 
"J'ai assez hâte de rencontrer cette nouvelle promotion parce qu'avec le recul que j'ai pris avec mon expérience, et en tant que tenante du titre, j'aimerais pouvoir les accompagner. Avoir le titre, c'est une chose, mais ce n'est pas une fin en soi. Être Miss, c'est la possibilité de s'épanouir dans de nouvelles aventures, mais aussi, c'est une parenthèse qu'on ne peut vivre qu'une fois dans sa vie. Le plus difficile, c'est de sauter le pas. Je leur dirais qu'il faut tenter sa chance. Ma devise, c'est 'qui ne tente rien n'a rien'. Donc je n'avais rien à perdre et tout à gagner. Tu peux rencontrer de nouvelles personnes, te découvrir de nouvelles capacités, oser de nouvelles choses et pourquoi pas, trouver une nouvelle vocation."
"Avoir le titre, c'est une chose, mais ce n'est pas une fin en soi."
 
L'accompagnement des personnes malades est une cause qui t'est chère. Penses-tu t'engager dans ce sens en Polynésie ?
 
"Oui, bien sûr, c'est prévu. Maintenant que le concours de Miss France est passé, j'aimerais m'engager dans des associations. J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer la présidente de l'association Amazone Pacific. J'aimerais intervenir dans leurs ateliers de beauté pour échanger avec ces femmes. Selon moi, la maladie ne doit absolument pas être un frein dans une vie. Je tiens vraiment à être présente, à les accompagner et pour leur donner un message d'espoir. Mon parcours personnel a fait que je suis plus sensible à cette cause, puisque j'ai perdu ma mère il y a quatre ans. Je sais qu'au cours de sa maladie, elle a mal vécu certaines choses. Avoir un corps malade, pour une femme, c'est difficile. Certaines d'entre elles perdent leurs cheveux à cause des traitements. Les cheveux, c'est un signe de féminité très important et c'est dur à vivre. J'ai la conviction que notre atout, à nous les femmes, c'est notre combativité. Notre capacité de rebondir. Et j'aimerais que les femmes malades puissent en prendre réellement conscience.
 
Par ailleurs, j'aimerais accompagner leur entourage, car il n'est pas toujours facile d'accompagner une personne malade. Je serai évidemment disponible pour toutes les autres causes locales. Mais celle-ci me tient particulièrement à cœur."
 
L'année 2021 touche à sa fin. Après cette année folle, comment vas-tu passer ces derniers jours ?
 
"Ça a été une année très particulière avec toutes les restrictions sanitaires. Mais j'aimerais, pour ces derniers jours, rencontrer les Polynésiens. J'aimerais les remercier pour tout le soutien qu'ils m'ont apporté pour cette aventure de Miss France. Concernant l'avenir, je vais me laisser porter par les vents, les courants et les marées pour voir les opportunités qui pourraient s'offrir à moi."
 

Rédigé par Ariitaimai Peckett le Mercredi 22 Décembre 2021 à 17:25 | Lu 1456 fois