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Traditionnelles ou modernes, des coiffes qui décoiffent au Salon du chapeau


Tahiti, le 23 novembre 2022 – La première édition de salon du chapeau, Tāupo’o ou l’art du chapeau et de ses accessoires, a débuté ce mercredi matin à l’hôtel Hilton de Faa’a avec une vingtaine d’exposants venus de tous les archipels, notamment les Tuamotu-Gambier et les Australes. Jusqu’au 26 novembre, sur place : des couvre-chefs pour tous les goûts et toutes les occasions.
 
Le salon du chapeau “Tāupo’o ou l’art du chapeau et de ses accessoires” a ouvert ses portes ce mercredi matin à l’hôtel Hilton de Faa’a. Les visiteurs étaient déjà présents dès l’inauguration du salon, certains vêtus de leur couvre-chef, “indispensable à chaque sortie”. Le chapeau accessoire essentiel, que ce soit pour les fêtes, aller à la messe, à la plage ou à la pêche. De multiples créations sont à découvrir au salon qui se tient jusqu’au 26 novembre dans la salle de réception du Hilton de Faa’a : des chapeaux pour femmes, hommes et enfants, courts ou longs, traditionnels ou modernes, accessoirisés avec des nacres, des perles ou des couronnes et des fleurs tressées et teintées.
 
Tous les archipels, notamment les Tuamotu-Gambier et les Australes, sont présents pour exposer leurs chefs-d’œuvre réalisés avec des matières premières locales telles que le pae’ore (pandanus), le kere (stipules de cocotier), le nī’au (palmes de cocotier), la fibre de coco, le tapa ou le ā’eho (roseau). L’artisanat s’appuie sur toute la diversité des matières premières à disposition au fenua. Une exposante originaire de l’île de Rurutu, aux Australes, s’est exprimée sur les différentes créations du salon : “Il y a beaucoup de copié-collé maintenant car on ne peut difficilement utiliser qu’un seul matériau, même si on essaie de se distinguer du mieux que l’on peut. Notre archipel se différencie généralement avec des créations artisanales en pandanus, mais pour ma part j’utilise également le kere qui est normalement une matière essentiellement utilisée par l’archipel des Tuamotu.” Les étudiants d’une classe de deuxième année du Brevet polynésien des métiers d’art du Centre des métiers d’art sont également présents pour leur premier salon. Ils exposent une trentaine de créations “modernes qui ont chacune une histoire à raconter”. Par exemple, un des chapeaux est tressé en fibre de coco de façon à ce qu’il rappelle un filet de pêche, avec des poissons représentés par des petits bouts de nacre.
 

Aussi, dès cette première journée de salon, les membres du jury – Miriama Bono, Freddy Mou et Elvis Pompilio, célèbre modiste belge invité pour l’événement – ont commencé la notation des vingt chapeaux en concours. Les lauréats seront connus le dernier jour de salon, samedi 26 novembre. En attendant, le programme  réserve au public des ateliers animés par les exposants, des performances en duo de créateurs et d’artisans, deux conférences et un défilé pour mettre en valeur un accessoire traditionnel qui fait partie intégrante de la culture polynésienne.
 


Rédigé par Meleana CHE FAT le Mercredi 23 Novembre 2022 à 15:39 | Lu 921 fois