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Tony Probst nous fait découvrir Pitcairn, l'île des exilés de la Bounty



Pitcairn a une dimension principalement verticale nous a expliqué le photographe (crédit photo : Tony Probst)
Pitcairn a une dimension principalement verticale nous a expliqué le photographe (crédit photo : Tony Probst)
PAPEETE, le 10 septembre 2018 - Vendredi 31 août, le collectionneur et photographe Tony Probst, passionné de l'île Pitcairn et du Bounty, a partagé avec le public polynésien sa collection de photos d'archives et de photos contemporaines de Pitcairn. C'est une des îles les plus isolées au monde. Un rare voyage qui a ravi la centaine de personnes venues assister à cette présentation.

Tony Probst, collectionneur et photographe

Tony Probst a présenté au public ses photos de Pitcairn, avec des photos d'archive fournies par les habitants ou issues de sa vaste collection.
Tony Probst a présenté au public ses photos de Pitcairn, avec des photos d'archive fournies par les habitants ou issues de sa vaste collection.
"Pitcairn a un paysage très accidenté, plus escarpé que vous ne pouvez l'imaginer"

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis né en Écosse, d'un père allemand, mais je vis en Californie en tant qu'installateur de home cinema. Je suis plus connu pour avoir une collection d'objets venant du Titanic et de la Bounty. Je suis également passionné de photographie. En ce moment même la National Geographic présente ma collection d'objets du Titanic au Musée National Geographic à Washington DC. Cette passion est née quand j'étais enfant.

Adamstown, capitale de Pitcairn, vue depuis Gannets Ridge (crédit Tony Probst)
Adamstown, capitale de Pitcairn, vue depuis Gannets Ridge (crédit Tony Probst)
Quel est votre lien avec Pitcairn ?
J'ai grandi en navigant à travers le monde avec mes parents et mes frères et sœurs, à bord d'un trimaran de 47 pieds. Nous sommes partis d'Angleterre quand j'avais six ans, et j'ai laissé le bateau à 21 ans ! Quand nous sommes partis d'Angleterre, mon père m'avait offert deux livres, "Les révoltés de la Bounty" et "Renflouez le Titanic !" (NDLR : titres traduits de l'Anglais), qui m'ont beaucoup influencé. Pendant nos voyages, nous sommes venus aux Marquises, à Tahiti en 1971 et 1976, mais jamais à Pitcairn parce que c'était tout simplement trop éloigné. Donc je m'était fait la promesse d'y aller en tant qu'adulte ! Et j'y suis désormais allé cinq fois. La première fois en 2010, et la dernière fois il y a deux semaines !

L'arrivée au port de Pitcairn prépare les visiteurs au paysage escarpé de l'île (crédit Tony Probst)
L'arrivée au port de Pitcairn prépare les visiteurs au paysage escarpé de l'île (crédit Tony Probst)
Que nous présentez-vous ce soir au Musée James Norman Hall ?
Ce que je veux faire, c'est amener les gens qui sont là avec moi pour un voyage à Pitcairn. Donc j'ai pris les quatre années de photos que j'ai pour les arranger sous forme de voyage, de l'arrivée à Pitcairn, la visite de touts les lieux intéressants de Pitcairn, la rencontre avec les habitants… Et à la fin on remonte à bord, on s'en va et Pitcairn disparaît à l’horizon (rire). J'ai aussi des photographie d'archive, les plus anciennes de 1890. Par exemple le site de l'arrivée des révoltés, à Bounty Bay, j'ai des photos du 19ème siècles, de 1950, 1960…

Pour un Polynésien, pouvez-vous nous dire en quoi Pitcairn ressemble à nos îles, et en quoi elle est différente ?
L'île a un paysage très accidenté, plus escarpé que vous ne pouvez l'imaginer. Il n'y a vraiment pas un seul terrain plat à Pitcairn, ça monte et ça descend, de la marche très difficile, de la lave coupante… Le climat est proche de celui de Tahiti, un peu plus frais. Les habitants sont des descendants des révoltés de la Bounty et de femmes polynésiennes, et vous pouvez ressentir cet héritage chez les gens. Ils parlent l'anglais et la langue de Pitcairn, qui est un mélange entre le vieil anglais et le vieux tahitien. J'ai du mal à le comprendre !

La grotte des Dieux n'est accessible que par la mer ou la falaise, et héberge d'anciennes gravures polynésiennes (crédit Tony Probst)
La grotte des Dieux n'est accessible que par la mer ou la falaise, et héberge d'anciennes gravures polynésiennes (crédit Tony Probst)
Cette présentation a lieu au Musée James Norman Hall. Est-ce un lieu spécial pour vous ?
Je le connais bien, j'ai rencontré Vivienne de nombreuses fois. C'est un endroit merveilleux et historique. Et si James Norman Hall n'avait pas écrit ce livre, la réputation de la Bounty n'aurait jamais été la même. Chaque histoire a besoin d'être racontée. C'est comme pour le Titanc. Je collectionnais les objets du Titanic bien longtemps avant la sortie du film de James Cameron. Avant, on trouvait des objets et ça n'intéressait personne. Après, c'est devenu impossible de trouver quoi que ce soit, les prix ont explosé ! Mais c'est vrai que moi-même, c'est un livre que me l'avait fait découvrir.

En quoi consiste votre collection de la Bounty ?
Beaucoup d'objets venus du bateau qui sont sortis de l'île dans les années 50 et 60, et même un peu plus tôt, les habitants échangeaient des parties du Bounty contre ce dont ils avaient besoin sur l'île. Donc il y a des trésors cachés dans le monde, si vous savez où chercher. Et il y a de grandes collections dans le monde. Un yacht très fameux nommé le Yankee a visité Pitcairn de nombreuses fois dans les années 50 et a une très grande collection.

C'est important pour vous de partager cette passion comme ce soir ?
Effectivement il y a du monde, et c'est la première fois que je parle en public de mes voyages… Mais si j'arrive à passionner quelques personnes, leur donner envie d'aller là-bas et aider Pitcairn, ce sera au mieux. Il n'y a qu'un seul bateau qui y va, il part de Nouvelle-Zélande en passant par les Australes. Il visite Pitcairn quatre fois par an, et même uniquement trois fois en 2019. Il y a 12 places à bord, et on peut rester 4 jours, 10 jours ou 18 jours.

Une sélection des photos de Tony Probst

(crédit pour toutes les photos : Tony Probst)

Les sœurs Maiotui, entourées de leurs nièces et neveux, descendants des révoltés de la Bounty

Quel est votre lien avec Pitcairn ?
Nous sommes venues en famille assister à la présentation, parce que notre famille vit là-bas. Nous, nous vivons à Tahiti. Nous ne sommes jamais allées à Pitcairn, mais notre famille vient souvent à Tahiti et nous les recevons quand ils viennent chez le médecin… Cinq membres de notre famille viennent à peine de repartir… Ça nous donne toujours très envie de partir nous aussi ! Nous ne connaissons de Pitcairn que ce qu'on nous a raconté et les photos que l'on nous a montrées. Donc nous venons ce soir pour en découvrir plus.

Comment accède-t-on à Pitcairn depuis Tahiti ?
D'abord on prend l'avion pour Mangareva, aux Gambier. Et de là il faut deux nuit et trois jours de bateau, au moins.

Pour vous c'est important d'être présentes aux événements sur les révoltés de la Bounty ?
Oui c'est notre histoire. Notre grand-mère est née à Pitcairn, une de nos nièces également. C'est aussi comme ça que nous connaissons Tony Probst, nous sommes en contact depuis longtemps par rapport à la passion pour la Bounty. Donc nous sommes très curieuses de voir une plus grande partie de sa collection de photos. Nous essayons de ne rater aucun événement sur la Bounty !

Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Lundi 10 Septembre 2018 à 10:41 | Lu 2292 fois






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