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Teva I Uta : Le tane fracasse la tête de sa femme contre un mur


L'homme avait été placé en détention provisoire, lundi, en attendant son procès jeudi en comparution immédiate.
L'homme avait été placé en détention provisoire, lundi, en attendant son procès jeudi en comparution immédiate.
PAPEETE, le 19 janvier 2017 - Agé de 45 ans, déjà condamné cinq fois dans un passé récent pour des violences conjugales sur ses deux dernières compagnes, l'homme, gardien d'école dans la vie, est reparti ce jeudi en prison.

Les faits remontent à dimanche dernier à Teva I Uta et le quadragénaire a écopé de 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour Nuutania, ce jeudi en comparution immédiate. Il était détenu provisoirement depuis son interpellation en attendant d'être jugé. Ce gardien d'école de 45 ans s'en était violemment pris à sa femme en milieu d'après-midi après avoir passé la matinée à boire du komo en famille et à fumer le paka.

Au moment de quitter la fête, il s'était énervé contre son épouse qui traînait à repartir. La vahine, elle-même remontée contre lui, était descendue de voiture en claquant la portière plongeant son homme dans une colère noire. Après avoir reçu un coup de louche à la figure, l'homme avait empoigné la malheureuse par les cheveux pour lui fracasser la tête deux fois contre le mur de la maison.

"Il pense toujours que le problème ne vient pas de lui" se désole le parquet

Ses enfants, témoins, l'ont aussi vu tenter de l'étrangler. La victime, qui a aussi précisé que le tane avait mis le feu à ses effets personnels, se trouve encore aujourd'hui à l'hôpital et n'a pu se déplacer aujourd'hui à l'audience du tribunal. Elle a demandé le divorce. Son compagnon était sorti de prison en octobre dernier où il purgeait une condamnation pour, déjà, des violences sur conjoint.

Il cumule à ce jour six condamnations pour ce type de violences. "Je ne suis pas violent" a-t-il malgré tout tenté d'expliquer au tribunal. "Il pense toujours que le problème ne vient pas de lui…", s'est lamenté le représentant du ministère public avant de requérir la prison ferme avec maintien en détention. Il aura aussi interdiction d'entrer en contact avec la victime à sa sortie et obligation de se faire soigner.

Rédigé par Raphaël Pierre le Jeudi 19 Janvier 2017 à 17:02 | Lu 18208 fois