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Télé et radio pour l’école à la maison



Tahiti, le 15 avril 2020 - Lors d’une conférence de presse organisée mercredi dans le cadre de la continuité pédagogique mise en place pendant le confinement, le directeur général de la DGEE, Thierry Delmas, a annoncé un changement de stratégie. Les livrets papier ne seront plus distribués aux élèves qui compteront désormais davantage sur une offre relayée en télévision et en radio.


Dans le cadre de la continuité pédagogique mise en place le 6 avril dernier pour les 60 000 élèves de Polynésie française suite aux mesures de confinement, le directeur général de la Direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE), Thierry Delmas, a annoncé mercredi lors d’une conférence de presse que les livrets papier ne seraient plus distribués à partir du lundi 20 avril.
 

Dès le début de semaine prochaine, les élèves qui ne peuvent consulter les cours en ligne car ils n’ont pas accès à internet trouveront une offre de contenus qui sera diffusée à la télévision et à la radio. Tel que l’explique Thierry Delmas, ce changement de stratégie vise à toucher une plus grande quantité d’élèves puisque la DGEE indique que seuls 40 à 60% d’entre eux se sont connectés en cette première semaine de continuité pédagogique : “Nous avons commencé dès aujourd’hui à alimenter les télévisions, les radios et la presse de contenus complémentaires. Nous continuerons cela lundi prochain en ajoutant des ressources pour les collèges et les lycées. L’idée est de compléter ce que les jeunes peuvent avoir avec leur établissement quand ils sont connectés avec des programmes visuels et radiophoniques validés par les inspecteurs, les enseignants et la DGEE pour ceux qui ne le sont pas.  Je précise que nous avons assez de ressources jusqu’au 29 avril pour que les élèves aient de quoi se mettre dans une posture d’apprenant.”

 


“Attraper” l’élève

Selon Thierry Delmas, l’arrêt des livrets papier n’a aucun lien avec la difficulté de distribution dans les communes : “Nous avions fait le choix de ce livret papier lorsque la continuité pédagogique s’est mise en marche car cela représentait une manière d’avoir un contact, d’“attraper” l’élève. Mais nous savions pertinemment que s’il y avait une deuxième période de continuité pédagogique, ce système-là ne pourrait pas être reproduit car les mairies sont très occupées sur le plan social. Cela nous a permis de développer de nouvelles ressources destinées aux élèves”. De plus, la distribution de livrets papier pose deux problèmes dans le contexte actuel : le maniement du papier et les rassemblements de parents d’élève.

Lors de cette conférence de presse, le responsable de l’accompagnement pédagogique pour le premier degré, Serge Segura, a dessiné les contours de cette nouvelle stratégie. Jusqu’au 29 avril, les télévisions diffuseront trois heures quotidiennes de contenus pour les élèves contre une à deux heures pour les radios. Les histoires diffusées à la radio le seront en français, reo tahiti et anglais. L’idée est d’ “utiliser les médias pour couvrir l’ensemble du territoire”. La DGEE précise cependant que les “parents ne sont pas des enseignants” et que l’ “école n’est pas la maison”. Les parents ne doivent donc pas “culpabiliser” car les apprentissages, avec des remises à niveau pour certains élèves en difficulté, seront repris au sein des écoles dès la fin du confinement. Aucune note chiffrée ne sera d’ailleurs attribuée durant cette deuxième quinzaine de continuité pédagogique. Seules des appréciations pourront être émises.
 

Solutions adaptées

En ce qui concerne les élèves qui n’ont accès ni à internet, ni à l’électricité, la DGEE compte sur le personnel enseignant pour faire le lien tel que l’explique son directeur général, Thierry Delmas : “Je ne suis malheureusement pas ici pour présenter quelque chose de parfait. Ce sont des cas particuliers et identifiés tels que des élèves vivant sur un motu. Là, c’est du cousu-main. Nous demandons aux chefs d’établissement ou aux directeurs d’école d’évaluer la situation et de voir comment on peut avoir une réponse. Il ne s’agit pas de la grande majorité des élèves mais il ne faut pas les oublier. Nous essayons de trouver des solutions adaptées en fonction du contexte”.
 
Egalement interrogée mercred sur la tenue des examens, la DGEE indique qu’elle attend des consignes de métropole sur les modalités de passage de ces examens.
 

Rédigé par Garance Colbert le Mercredi 15 Avril 2020 à 21:38 | Lu 1410 fois





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