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Surf - Les accros de la vague dans le bain olympique



Une religion, une drogue, un plaisir, une affaire de pros: le surf est tout à la fois pour les passionnés de la vague qui prendront encore plus de hauteur en 2020 avec l'entrée de leur discipline aux jeux Olympiques de Tokyo.

Sur la plage des Culs-Nus à Hossegor, les meilleurs surfeurs du monde sont réunis pour la 9e étape du circuit mondial, le Quiksilver Pro, deux mois après l'annonce de l'entrée du surf parmi les grands sports de la planète.

"Je pense que ça va beaucoup aider le surf. Le surf deviendra plus légitime et les jeunes verront que c'est un sport comme les autres, comme le football, le tennis. Moi je rêve d'être champion olympique", s'emballe Leonardo Fioravanti, dans une entretien à l'AFP.

Annoncé comme "la" future grande star, l'Italien âgé de 18 ans revit cette sensation éprouvée sur sa première vague.

"C'est une sensation que tu n'oublies pas, c'est comme une drogue, ça t'attire, ça te prend et tu en veux tous les jours, toute la journée. Dès que je mets mon pied dans l'océan, je me sens chez moi", raconte le grand gars blond pour qui "le surf c'est comme une religion".

 

- Marginal -

 

Fioraventi est le protégé de la légende de la discipline, l'Américain Kelly Slater, toujours dans le coup à 44 ans avec ses 11 titres mondiaux.

Slater, lui, ne veut pas encore se projeter sur les JO dans quatre ans. Mais "après tout, pourquoi pas", sourit le champion, qui salue la reconnaissance du monde de l'olympisme.

"Ne plus être vu juste comme un sport marginal a une signification particulière pour le surf", témoigne cette véritable icône, à qui le surf doit son développement et son rayonnement international.

Maître incontesté durant de longues années, il est désormais dépassé par de jeunes loups qui lui mènent la vie dure comme le Brésilien Gabriel Medina, champion du monde en 2014 et actuel N.2 mondial.

Medina (22 ans) est une superstar au Brésil, pays du football qui vibre de plus en plus pour le surf.

Il a partagé une publicité avec Neymar et espère "pouvoir représenter le Brésil aux Jeux" même si son rêve n'a jamais été de devenir un professionnel de la vague.

"Tout ce que je voulais c'était ne pas travailler. Le surf est ce que j'adore et quand on vit de ce qu'on aime, on n'a pas besoin de travailler!", s'amuse ce gars nonchalant, qui dit avoir souffert dans sa jeunesse du manque d'argent.

 

- Dépasser les clichés -

 

Le Français Jérémy Florès considère que label olympique va apporter une reconnaissance, notamment en France et en Europe où selon lui "le surf est encore vu comme un loisir".

"Aux Etats-Unis, en Australie, au Brésil, le surf c'est juste énorme. C'est un sport respecté. En France, l'image est différente, c'est un loisir, un sport d'été. L'image c'est des gens qui vont à la plage, avec les cheveux longs. C'est cliché", regrette-t-il. 

"Moi à la base je suis un pur surfer qui aime le surf parce que j'aime +rider+ des vagues, j'aime l'océan, les plages. Et à haut niveau, le surf a tellement évolué que ce serait une honte qu'il ne soit pas reconnu comme olympique".

Et le surf n'est pas qu'une affaire d'hommes! Aux côtés des 20 surfeurs, 20 femmes s'attaqueront aux vagues olympiques en 2020 à Tokyo.

L'Américaine Courtney Conlogue ne sait pas encore si elle sera du voyage au Japon mais elle se félicite de cette nouvelle dimension apportée à son sport.

"C'est génial. C'est un grand pas dans la bonne direction. Ce sera un merveilleux moment pour ceux qui iront".
 


"Je rêve encore" et "pourquoi pas" des JO

La légende du surf, l'Américain Kelly Slater, fort de 11 titres mondiaux "rêve encore" à 44 ans et "pourquoi pas" des jeux Olympiques, alors que la discipline fera son entrée aux JO en 2020 à Tokyo.

La superstar s'est confiée dans un entretien à l'AFP en toute décontraction à l'occasion de la 9e étape du circuit mondial Quiksilver Pro, à Hossegor (Landes/Sud Ouest de la France). 

 

Q: Le surf entrera aux jeux Olympiques en 2020 à Tokyo. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose?

R: "Cela fait bien longtemps que l'entrée du surf aux jeux Olympiques est en discussion. Je n'ai jamais vraiment été clairement pour ou contre. On a un circuit mondial qui détermine qui est le meilleur surfer en prenant en compte plusieurs conditions. Alors je ne sais pas, il faudra voir comment ça sera organisé mais je pense que l'idée d'être considéré parmi les plus grands sportifs au monde est quelque chose de vraiment bien. Ne plus être vu juste comme un sport marginal a une signification particulière pour le surf et faire partie intégrante de l'équipe de votre pays, c'est vraiment intéressant".

 

Q: Aviez-vous rêvé petit d'être champion olympique?

R: "Non pas vraiment. Je n'ai pas grandi en rêvant de gagner les jeux Olympiques parce que je n'imaginais pas que le surf pourrait un jour être olympique. Je voulais juste devenir champion du monde et réussir sur notre circuit pro. Maintenant chaque gamin peut croire en ses chances de gagner une médaille d'or olympique et je trouve que c'est vraiment très excitant".

 

Q: Mais vous, avez-vous envie aujourd'hui de devenir champion olympique en 2020?

R: "Je ne suis pas sûr, c'est encore dans quelques années. Je ne sais pas. Il va y avoir plusieurs jeunes bons gars pour seulement deux places (deux billets par nation). Je pense que l'un des tickets sera incontestablement pour John John Florence (N.1 mondial), ce qui veut dire qu'il n'y aura réellement qu'une place de disponible à aller chercher. Alors je ne sais pas, il faudrait que je sois en bonne forme à ce moment-là, ou être encore bon sur le circuit mondial ou me prouver à moi-même que je saurai être compétitif au bon moment. Le billet reviendra à la personne la plus en forme du moment. Ce n'est que dans 4 ans, je ne sais pas comment je serai investi dans les années à venir. Mais après tout, pourquoi pas. Il y a 10 ans, je n'avais pas imaginé que je serai encore là aujourd'hui!"

 

Q: Cela fait 27 ans que vous êtes sur le circuit professionnel, vous arrive-t-il de rêver encore?

R: "Je rêve encore, chaque jour qui vient. Je regarde les prévisions en matière de surf partout dans le monde et je rêve de l'endroit où je peux me rendre pour aller surfer, qu'importe le lieu. Avant, mes désirs, mes objectifs étaient vraiment centrés sur la compétition mais maintenant tout ce qui m'importe c'est le plaisir que me procure le fait de surfer, que ce soit de bonnes ou de grandes vagues. Vous savez, j'ai même développé une piscine à vagues, c'est une toute autre façon de rêver. Il y a tellement de chemins différents". 

 

Q: Vous ne cessez jamais de créer dans votre sport...

R: "J'ai un cerveau très actif! J'adore dessiner des équipements, j'ai toujours adoré rêver à de nouvelles manœuvres ou à des façons différentes de surfer, donner quelques idées pour améliorer notre circuit pro et aider au développement du surf professionnel. Mon cerveau est tout le temps en ébullition, je suis toujours en train de penser à quelque chose à faire dans l'instant présent ou dans le futur".

 

Propos recueillis par SABINE COLPART

avec AFP


Rédigé par RB le Jeudi 6 Octobre 2016 à 04:44 | Lu 315 fois




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