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Suivi gynécologique : et pourquoi pas une sage-femme ?



Les missions des sages-femmes vont bientôt s'étoffer. Photo d'illustration AFP
Les missions des sages-femmes vont bientôt s'étoffer. Photo d'illustration AFP
PAPEETE, le 1er février 2018. Les sages-femmes pourront bientôt réaliser le suivi gynécologique des femmes en bonne santé.

Les sages-femmes exerçant en Polynésie française devraient bientôt avoir des compétences étendues. Il y a d'abord un projet de loi, déposé par le gouvernement polynésien, qui prévoit d'étendre leur champ d'actes en matière de suivi gynécologique de prévention et de contraception. De la même manière, il lève toute restriction dans la prescription d’analyses de biologie et de radiologie, selon les besoins de leurs patientes et des nouveau-nés.

Le texte leur permet aussi de prescrire des substituts nicotiniques et de pratiquer des vaccinations à leur entourage.

Enfin, le texte modifie l’article 18 de la délibération de l’Assemblée de la Polynésie française du 10 juillet 1997 modifiée portant code de déontologie des sages-femmes qui liste les actes que peuvent effectuer les sages-femmes.

Jusque-là, ceux-ci étaient limités à des situations précises (consultations de planification familiale et dépistages du cancer du sein et du col de l'utérus). Dans les faits, les sages-femmes étaient souvent amenées à déjà réaliser certains de ces actes, sans que ce soit officiellement reconnu. Dans les établissements de santé, un certain nombre d'elles réalisent déjà par exemple la pose d'implants contraceptifs. La possibilité pour les femmes de réaliser ce suivi gynécologique chez une sage-femme permettra d'avoir un délai d'attente moins important que pour obtenir un rendez-vous chez un gynécologue et de bénéficier du coût d'une consultation qui sera moins élevé, puisque ce ne sera pas le coût d'une consultation de spécialiste.

Le projet de loi du Pays a reçu un avis favorable du conseil de l’ordre des sages-femmes de la Polynésie française, du syndicat de sages-femmes de Polynésie française, et a pris en compte les propositions émises par le conseil territorial de la santé publique.

Il y a ensuite un projet de loi déposé en métropole qui va permettre aux sages-femmes de réaliser des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse. En métropole, cela était déjà le cas mais celte possibilité n'avait pas été étendue au fenua et à la Nouvelle-Calédonie. "L'objet de la mesure est de remédier à une inégalité, à la fois, d'accès des femmes, en fonction des régions où elles sont domiciliées, à la réalisation de cet acte, par une diversification des moyens d'accès et de choix de méthode et, à l'exercice de ce droit", peut-on lire dans le dossier législatif. "Les sages-femmes exercent une profession médicale et sont des acteurs importants dans le parcours de santé des femmes, que ce soit au moment de leur grossesse ou pour un suivi gynécologique et de contraception. Ces professionnelles disposent, compte tenu de leur formation, des compétences nécessaires pour la réalisation de cette technique. Leur participation à la prise en charge de ces actes est de nature à faciliter l'accès des femmes à l'interruption volontaire de grossesse qui demeure, globalement, difficile. Le dispositif participe ainsi au respect du droit des femmes à disposer de leur corps."

Ce texte permettra aussi de "supprimer le délai d'une semaine entre les deux consultations médicales obligatoires qui pourtant aurait permis une meilleure prise en charge des femmes résidant dans les îles et souhaitant recourir à une IVG".


Rédigé par Mélanie Thomas le Jeudi 1 Février 2018 à 09:51 | Lu 2308 fois





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