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Sorti de l'hôpital, Johnson dit que "tout aurait pu basculer" pour lui



Londres, Royaume-Uni | AFP | dimanche 12/04/2020 - Le Premier ministre britannique Boris Johnson, sorti dimanche de l'hôpital où il était traité depuis une semaine, a assuré que "tout aurait pu basculer" pour lui dans sa bataille contre le nouveau coronavirus qui a tué désormais plus de 10.000 morts au Royaume-Uni.

L'hospitalisation dimanche dernier du dirigeant de 55 ans, testé positif le 27 mars, puis ses trois jours en soins intensifs, avaient provoqué un électrochoc dans le pays, désormais l'un des plus touchés en Europe par le nouveau coronavirus.
Après avoir rejoint la résidence gouvernementale de Chequers, au nord-ouest de Londres, pour poursuivre sa convalescence, Boris Johnson est apparu dans une vidéo, les yeux fatigués, en costume-cravate.
Il a remercié "les millions de personnes" qui respectent les mesures de confinement, mais aussi et surtout le personnel du service public de santé britannique, le NHS.
"Le NHS a sauvé ma vie, aucun doute là dessus", a-t-il affirmé. Il a souligné que "tout aurait pu basculer" pour lui à l'hôpital, sans la surveillance constante pendant 48 heures de deux infirmiers, l'un originaire de Nouvelle-Zélande et l'autre du Portugal, illustrant la forte présence immigrée chez les soignants au moment où le pays compte durcir considérablement les règles d'immigration.  
"Nous vaincrons le coronavirus et nous le vaincrons ensemble", a-t-il martelé. 
A ce jour le seul chef de gouvernement d'une grande puissance à avoir été contaminé par la virus, le dirigeant conservateur de 55 ans avait été transféré en soins intensifs lundi, d'où il était sorti jeudi. 
Depuis, il se remettait à l'hôpital de Saint Thomas, en faisant des sudokus et en regardant des films, comme la comédie romantique Love Actually, ou en lisant Tintin, selon la presse britannique.
"Le personnel de l'hôpital Saint Thomas a été incroyable. Je ne serai jamais, jamais capable de m'acquitter de cette dette envers vous", s'est félicitée sa fiancée Carrie Symonds, 32 ans et enceinte, qui a elle-même subi les symptômes du Covid-19.
 

- "Jour sombre" -

 
Selon Downing Street, Boris Johnson "ne reprendra pas immédiatement le travail" et laissera donc la gestion de la crise à son gouvernement, sous la direction en l'état du ministre des Affaires étrangères Dominic Raab.
Avec 737 morts supplémentaires annoncés dimanche par les services de santé, le Royaume-Uni totalise désormais 10.612 décès, sans compter les maisons de retraites. 
"C'est un jour sombre, nous rejoignons la liste des pays qui comptabilisent plus de 10.000 morts dus au coronavirus", a déclaré dimanche le ministre de la Santé Matt Hancock, lors de la conférence quotidienne du gouvernement, remerciant les citoyens d'avoir "relevé le défi" consistant à rester confinés chez eux durant le weekend de Pâques malgré le beau temps.
Selon la directrice médicale de la branche anglaise du NHS, Yvonne Doyle, la propagation de l'épidémie "commence à se stabiliser à Londres", mais "d'autres régions, en particulier le nord-ouest et la région du Yorkshire", commencent à voir leur nombre de contaminations "augmenter". 
C'est pourquoi le ministre de la Santé a annoncé qu'une application du NHS pour tracer les infections était désormais testée au Royaume-Uni. 
Sans Boris Johnson, en convalescence, son gouvernement devra se prononcer dans les jours qui viennent sur une éventuelle prolongation du confinement, décrété le 23 mars pour trois semaines.
Malgré les conséquences économiques et sociales dramatiques, cette hypothèse semble très probable car les autorités ont affirmé qu'elles attendraient que le pic de la pandémie soit franchi pour assouplir les mesures en place.
Le pouvoir doit également gérer le mécontentement au sein du personnel soignant, qui dénonce notamment le manque cruel d'équipements de protection.
Le plus grand syndicat de personnel infirmier, l'Association Royale des Infirmiers (RCN), a conseillé aux soignants de refuser, "en dernier recours", de travailler s'ils faisaient face à un manque grave d'équipements de protection, tout en ayant conscience que cela constituait "une étape difficile à franchir" pour eux.   

le Dimanche 12 Avril 2020 à 07:54 | Lu 866 fois




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