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Secours en mer : les acteurs océaniens planchent



Secours en mer : les acteurs océaniens planchent
SUVA, vendredi 7 juin 2013 (Flash d’Océanie) – Les acteurs des opérations de secours et de sauvetage en mer se sont réunis toute cette semaine à Suva, Fidji, sous l’égide du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS) et de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) pour réfléchir ensemble sur les moyens d’améliorer les actions de secours, mais aussi de prévention d’accidents en mer.
Cinq jours durant, les représentants des 22 pays et territoires de la région, mais aussi des représentants des grandes puissances riveraines, qui assurent chacune une partie des zones de compétence dans la région, ont échangé leurs réflexions et expériences.

Selon l’OMI et sa cellule de sécurité maritime, malgré les efforts entrepris, la région Pacifique « manque des infrastructures adéquates et des moyens de gestion des compétences et de formation » en matière de sécurité maritime et de réponse, ce qui empêche nombre d’États océaniens de satisfaire aux normes internationales.
Dans la région du Pacifique insulaire, 13 États sont membres de l’OMI, le dernier à se joindre étant Palau.

Le capitaine John Hogan, qui dirige la division développement économique de la CPS, a pour sa part estimé que l’accent, plus que jamais, devait être mis sur l’harmonisation et moyens régionaux de recherche et de secours en mer.
Cette nécessité, selon lui, se justifie aussi par un phénomène non négligeable : la montée en puissance du tourisme de croisière dans les îles du Pacifique, qui amène chaque année un nombre croissant de paquebots.
Ce phénomène pourrait, selon lui, rendre plus tangible l’hypothèse « d’avoir, un jour, à conduire des opérations de sauvetage en masse, un effort qui nécessitera très probablement une réponse régionale ».

Compétences régionales des MRCC français

Les réponses régionales se concrétisent déjà, dans la région, par des interventions régulières de la part de PC secours en mer (désormais tous rebaptisés « MRCC », même en terres francophones comme dans les collectivités françaises du Pacifique), à la demande d’États océaniens limitrophes.

Ainsi, le MRCC de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), depuis 1997, est responsable d’une large zone de sa proche région, qui englobe notamment l’État voisin de Vanuatu.
D’autres endroits du Pacifique Sud sont similairement sous compétences de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande ou encore des Garde-côtes américains.

« La problématique dans le Pacifique, ce sont surtout les embarcations océaniennes, qui sont dépourvues de moyens de sécurité. (Dans la région), l’année dernière, nous sommes intervenus à six reprises, à la fois aux îles Salomon, à Fidji, ou encore à Vanuatu. (…) À Vanuatu, l’année dernière, il y a eu huit disparus, sur ce qu’on appelle les ‘banana boat’, entre les îles, des gens qui partent en mer, par mauvais temps, avec des gens qui ne savent pas nager, et qui n’ont pas de brassières. On a le même problème en Nouvelle-Calédonie », confie l'officier en chef de 2ème classe des affaires maritimes Marc Bonnafous, chef du MRCC-Nouméa.
« Investir dans la prévention, ça permet d’économiser beaucoup sur des opérations (de secours sur zone) qui sont très coûteuses », ajoute-t-il.

L’expérience polynésienne de prévention

L’un des exemples très remarqués cette semaine a été celui présenté par la Fédération d’entraide polynésienne de sauvetage en mer (FEPSM) et son le Président, Stanley Ellacott.
Il s’agit d’une expérience mise en place depuis mars 2012, d’abord avec 15 kits sur les îles Tuamotu, et qui consiste en la distribution d’un kit comprenant une balise émettrice, une VHF et une lampe solaire, toutes étanches et toutes flottantes, aux pêcheurs et personnes s’apprêtant à prendre la mer pour des trajets inter-îles.
À cette distribution vient s’ajouter la fourniture d’une « fiche de partance » fournissant des renseignements concernant le point de départ, le point d’arrivée et la durée prévue du voyage.

« La fiche de partance est faxée au MRCC, qui le suit au cours de son voyage. Au moindre problème, il déclenche et avec la position GPS, on peut aller le chercher très rapidement. Ça limite la part de recherches dans ce genre de situations. C’est simple, c’est efficace surtout et c’est innovant », explique Stanley Ellacott.
Fin 2012, pour les seules îles Tuamotu sur lesquelles a porté l’expérience pilote, le nombre de fiches de partance remplies et ayant fait l’objet de suivi a atteint les six cents voyages, pour un nombre total de voyages estimé à trois mille.
L’expérience va prochainement être étendue à 50 îles de la Polynésie française, grâce à une aide de l’État français et du gouvernement local.

pad

Rédigé par PAD le Vendredi 7 Juin 2013 à 06:19 | Lu 546 fois




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