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Réseau océanien de surveillance sismologique : lancement de la seconde phase



PORT-VILA, mardi 17 juin 2014 (Flash d’Océanie) – Une initiative française en vue de tisser un nouveau réseau « ORSNET » de surveillance sismologique en Océanie, spécialisé dans la vigilance de la zone Nouvelle-Calédonie/Vanuatu, est entrée dans sa seconde phase fin mai.
Cette montée en puissance s’est matérialisée par une réunion, le 27 mai 2014, entre les principaux moteurs et partenaires de ce projet, qui a débouché par la signature d’une convention de financement avec le Fonds Pacifique (Fonds de Coopération éducative, scientifique et culturelle pour le Pacifique) du gouvernement français, rapporte lundi l’Ambassade de France à Port-Vila.
La signature a eu lieu entre les chevilles ouvrières et exécutoires de ce projet, à savoir le gouvernement français (via son ambassadeur à Port-Vila, Michel Djokovic) et le ministre de l’Adaptation au changement climatique et des Risques naturels du gouvernement de Vanuatu, James Bulé, selon les mêmes sources.
Les autres acteurs-clés de ce réseau ORSNET (pour « Oceania Regional Seismological NETwork »), côté français, sont aussi le Centre de Nouméa de l’Institut français de Recherche pour le Développement (IRD) ou le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
La convention signée porte sur le financement de partie du projet, dont le montant total sur deux ans s’élève à 236.000 euros.
Pour le Fonds Pacifique, cette participation s’élève à 87.000 euros (57.000 euros pour 2013 et 30.000 euros pour 2014).
Par ailleurs, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, en 2014, a consenti 10.000 euros.

Dans sa configuration actuelle, ce projet de réseau régional de surveillance sismique s’appuie sur « une dizaine de stations » basées en Nouvelle-Calédonie et à Vanuatu.
Il ambitionne ensuite d’intégrer une soixantaine d’autres stations réparties dans d’autres pays insulaires océaniens (les îles Salomon, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Fidji, Tonga et Samoa).
L’objectif affiché est « d’améliorer la réponse à l’alerte tsunami et la compréhension du risque sismique dans la région Sud Pacifique », et en particulier mieux surveiller, en temps réel, la forte activité sismique qui caractérise cette zone, notamment dans les îles Loyautés (Nord-est de l’île principale de Nouvelle-Calédonie) et au Sud de Vanuatu (île de Tanna, où se trouve par ailleurs l’un des volcans les plus actifs au monde).

Lors de la réunion de mai 2014, dans un grand hôtel de la capitale Port-Vila, aux côtés des acteurs français et ni-Vanuatu, des représentants des services gouvernementaux des pays pré-identifiés étaient présents, y compris des spécialistes de Tonga, de Samoa, de Fidji, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles Salomon.

Le fonctionnement pratique de ce réseau ORSNET s’appuie sur des serveurs basés au centre IRD de Nouméa qui collecte les données qui sont ensuite partagées.
Ces installations ont été inaugurées mardi 4 mars 2014 à Nouméa en présence de représentants des gouvernements de Vanuatu, de la Nouvelle-Calédonie, ainsi que des Consulats Généraux d’Australie et de Nouvelle-Zélande.
De 2010 à 2012, un premier réseau pilote, financé par l’Union Européenne dans le cadre de son enveloppe du 9ème Fonds Européen de Développement -FED- pour la Nouvelle-Calédonie, avait concerné, en mode bilatéral, la Nouvelle-Calédonie et Vanuatu.
« Il s’agit à présent d’élargir le réseau pour couvrir d’autres pays insulaires océaniens : les îles Salomon, la Papouasie Nouvelle-Guinée, les îles Fidji, les îles Tonga et les îles Samoa, afin d’améliorer la réponse à l’alerte tsunami et la compréhension du risque sismique dans la région du Pacifique sud », précise l’IRD dans un communiqué.
Cette extension devrait aussi permettre à chacun des réseaux nationaux des pays et territoires partenaires d’intégrer un maillage à vocation régionale pour améliorer la localisation des séismes et l’estimation du risque tsunami dans la région Pacifique.
Le maillage existant s’appuie notamment sur des réseaux distants, qu’ils soient français (IRIS, Géoscope) ou américains (institut géophysique américain USGS, basé à Denver -Colorado- et le centre d’alerte aux tsunamis pour le Pacifique, Pacific Tsunami Warning Centre, basé à Pearl Harbour, Hawaii).
D’à peine dix stations en Océanie, le nombre, avec le réseau ORSNET, passerait ainsi à 51, annonce l’IRD.
La région du Pacifique Sud-ouest, qui fait partie de la « ceinture de feu du Pacifique », est l’une des plus actives au monde au plan sismologique.
Elle concentre environ 30 pour cent de la sismicité mondiale pour les événements de forte magnitude (supérieure à cinq sur l’échelle ouverte de Richter) et 20 pour cent pour les séismes de magnitude supérieure à 7.

pad

Rédigé par () le Mardi 17 Juin 2014 à 06:12 | Lu 355 fois





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