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Reprise scolaire : “Ce protocole rassure tout le monde”



Thierry Delmas, le directeur de la Direction générale de l’éducation et des enseignements de Polynésie française.
Thierry Delmas, le directeur de la Direction générale de l’éducation et des enseignements de Polynésie française.
Tahiti, le 13 mai 2020 - Les écoles, collèges et lycées rouvrent lundi sous hautes précautions sanitaires. Sensibilisation des élèves aux gestes barrières, cours en petits groupes pour garantir des conditions de distanciation physique, port du masque recommandé pour les élèves et obligatoire pour les enseignants… Depuis le début du mois, les établissements scolaires du public et du privé s’organisent pour que cette reprise offre toutes les garanties de sécurité sanitaire aux élèves et aux personnels, comme nous l’explique Thierry Delmas, le directeur de la Direction générale de l’éducation et des enseignements.

>> Lire aussi : Retour à l'école : mode d'emploi  
 
Le confinement est levé dans les archipels, comment s’y prévoit la reprise de l’école lundi ?
“Dans la mesure où le déconfinement est décidé dans les îles autres que Tahiti et Moorea, la réouverture se déroulera dans un premier temps sur la base d’une scolarité alternée mais avec une obligation. Les parents devront envoyer les élèves dans leur école, collège ou lycées, aux heures où ils seront invités à s’y présenter. On garde le principe de l’alternance pour la semaine prochaine. En revanche, dans les archipels, si la situation sanitaire reste inchangée, à partir du 25 mai ce sera un retour en classe de l’ensemble des élèves dans le respect des règles d’hygiène.”
 
A Tahiti et Moorea, le protocole sanitaire en milieu scolaire cause dès lundi de profonds changements dans les habitudes. Tous ces efforts pour cinq semaines d’école restantes, est-ce justifié ?
“Il nous faut à la fois prendre en compte l’inquiétude des professionnels, des élèves et le risque qui demeure présent. La préconisation que nous faisons à travers ces protocoles est identifiée avec le ministère de la Santé. Tant que le confinement, même allégé, est la règle, ce protocole rassure tout le monde. Il évoluera peut-être en fonction de la situation sanitaire. L’idée est de faire revenir les élèves de manière sécurisée, en rassurant tout le monde.”
 
Les établissements sont-ils prêts pour cette reprise ?
“Oui. Ils ont les éléments depuis dix jours. Ils se tiennent prêts. Nous sommes actuellement en train de regarder les dispositions spécifiques adoptées par les établissements scolaires dans le respect des gestes barrières et de la distanciation.”
 
Que se passe-t-il en cas de levée du confinement avant les vacances de fin d’année scolaire ?
“On fera comme on le fait pour les archipels : on aura une semaine de transition avant de revenir vers un fonctionnement normal. Encore une fois, nous tentons d’être au plus près possible de la situation sanitaire tout en essayant de faire revenir un maximum d’élèves de façon sécurisée.”
 
Une enquête a-t-elle été réalisée pour estimer le nombre de familles volontaires pour cette rentrée du 18 mai ? On parle de 35%.
“En effet, sur le premier degré une première enquête fait état de 30 à 35% de familles volontaires. En collèges et lycée, je pense que l’on sera plus élevé. Mais il nous faudra voir le pourcentage des élèves présents par rapport aux élèves attendus. Lundi, on verra. En attendant, on incite les familles à envoyer leurs enfants quand on leur demande de venir, puisque les cours seront alternés. Les enfants seront accueillis de manière sécurisée. Il faut pouvoir leur permettre de revenir.”
 
Une formation spécifique aux enseignants a-t-elle été donnée pour leur permettre de dispenser les règles de sécurité sanitaires aux élèves ?
“Dans les établissements, nous avons demandé aux infirmières, aux professeurs de SVT, d’accompagner les professeurs principaux. La première partie de l’accueil sera destinée à rappeler les règles élémentaires.”
 
Comment le système de transport scolaire a-t-il été adapté à ces règles sanitaires ?
“Cela fait plus de dix jours que l’on y travaille avec le transporteur. Les enfants seront assis en quinconce. Des sièges seront condamnés pour assurer une distanciation physique. Il y aura un nettoyage des cabines à chaque tour…”
 
Les élèves n’auront pas cours tous les jours. Qu’est-il prévu pour les familles qui n’ont pas la possibilité de s’occuper de leurs enfants pendant les temps morts de scolarité ?
“C’est une des difficultés. La ministre a demandé aux communes d’envisager l’ouverture de Centres de loisir sans hébergement. Mais ce ne seront pas des garderies. Ces centres sont pour les élèves en difficulté sociale, isolés… L’idée est d’offrir des solutions. Mais encore une fois on amorce, on rassure, on fait venir et en fonction de l’évolution de la situation sanitaire on aura un accueil plus large à l’école.”
 
En maternelle, seules les grandes sections font leur rentrée. Que prévoyez-vous pour les plus petits ?
“Pour l’instant, il n’est pas prévu qu’ils fassent leur rentrée. Nous sommes dans une situation où nous avons besoin de dégager des salles pour pouvoir accueillir les élèves de SG qui sont en obligation scolaire. L’accueil se fera dans la limite de dix élèves par classe.”
 
Le calendrier scolaire se trouve-t-il impacté, notamment concernant la rentrée d’août ?
“Le calendrier reste inchangé. Mais nous demandons aux directeurs d’écoles, aux principaux et aux proviseurs d’intégrer dans leur projet d’établissement des actions spécifiques pour prendre en compte le retour des élèves qui auraient été en continuité pédagogique longue. Le ministre le réaffirmera dans sa lettre de rentrée : il faut que les mois d’août et de septembre soient concentrés sur l’accueil de ces élèves qui ont été un peu détachés de l’école même s’ils ont eu de la continuité pédagogique, pour pouvoir faire un diagnostic et des remédiations.”

​Contrôle continu pour les examens

Les candidats au baccalauréat, au Diplôme national du brevet (DNB) et aux examens professionnels n’auront pas à se distinguer lors d’une épreuve spécifique cette année, sauf pour les épreuves orales de français ou les oraux de rattrapage du baccalauréat.
Ces diplômes sont exceptionnellement soumis au principe du contrôle continu cette année, sur la base des notes et appréciations obtenues avant le 6 avril, date de la mise en place de la continuité pédagogique en Polynésie française. Appréciations et notes seront considérées au cas par cas par un jury d’examen, en charge de l’harmonisation des résultats, de la délivrance de mentions ou de l’orientation vers des épreuves de rattrapage.

Rédigé par Propos recueillis par Jean-Pierre Viatge le Mercredi 13 Mai 2020 à 17:35 | Lu 5303 fois





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