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Rencontre avec Jacqueline Tchin Noa, une descendante d'immigrés chinois



Mama Ayon et sa fille Evelyne
Mama Ayon et sa fille Evelyne
PAPEETE, le 8 février 2016- La chèvre cède sa place au singe, pour ce nouvel an chinois, nous avons rencontré une figure de la communauté chinoise de Moorea. Dès l'âge adulte, Jacqueline Tchin Noa née Neufatte part vivre à Paopao avec son mari. Sur place, elle travaille dans le commerce de sa belle-famille, qui possède également une plantation de vanille. Une époque charnière où Jacqueline et son mari n'hésitaient pas à venir en aide aux plus démunis. Âgée aujourd'hui de 87 ans, Jacqueline profite des bons moments avec ses petits-enfants.
Née le 1er juillet 1928 d’un père immigré venu de Chine et d’une mère chinoise de Tautira, Jacqueline Neufatte dit "mama Ayon" a vécu toute son enfance à Tautira.
Apres avoir fait sa scolarité à l’école philanthropique, elle décide d’arrêter l’école à 14 ans pour travailler avec ses parents dans leur boulangerie familiale et dans leur champ de vanille à la presqu’ile. Sa tâche était la livraison du pain avec sa mère, à l'aide d’une charrette tirée par un cheval.

A 18 ans, elle rencontre son mari Tchin Noa You Youn dit "papa Are", d’origine chinoise et habitant à Paopao. Papa Are se rendait régulièrement à Papeete pour vendre ses vanilles.
Mama Ayon décide alors de suivre l’élu de son cœur à Moorea, dans le district de Paopao.

Le couple travaille ensemble dans le magasin de la famille Tchin Noa, le "Magasin Are". Un commerce familial, où se trouvait également une boulangerie. À cette époque, ils proposaient différents produits alimentaires et vestimentaires. La famille détenait aussi sa plantation de vanille.

Mama Ayon se souvient encore à quel point les affaires étaient florissantes à cette époque. Beaucoup de touristes venaient au magasin Are pour y acheter divers produits dont la fameuse "robe tahitienne", mais pour visiter aussi leur vanillerie. "Il faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup de points de ventes sur l’ile sœur".

TRANSMISSION DU SAVOIR AUX ENFANTS

Cependant, la réussite du couple Tchin Noa est due en grande partie à leur travail et à leur sérieux, DES valeurs qu'ils ont transmises à leurs enfants : "Certaines personnes pensaient qu’on avait une vie confortable. Alors que nous avons travaillé dur. Tous les samedis soirs, nos parents nous réveillaient à 23 heures pour cuire 3000 firi-firi" , se rappelle Evelyne, une des filles de Mama Ayon.

Cette réussite n’avait toutefois pas empêché mama Ayon et son mari de faire un geste en faveur des plus démunis. Ils proposaient, par exemple, aux planteurs de vanilles de l’époque, de leur racheter des gousses de vanille destinées à la revente afin que ceux-ci puissent payer leurs crédits au magasin.

Une aide banale à cette époque, car l’esprit communautaire était très fort entre les habitants. "ll y avait plus d’échanges entre les résidents et on accueillait chaleureusement tout le monde chez soi. Mais aujourd’hui, chacun vis dans son coin", regrette mama Ayon.

Dans les années 60, la famille Are abandonne sa vanillerie après que le virus Tristeza eut affecté les champs polynésiens.
Apres le décès de son mari en 1962, le magasin familial a été repris progressivement par ses filles Micheline et Evelyne. Ces dernières se consacrent de plus en plus aux produits de l’alimentation générale suite à l’émergence de nouveaux commerces sur l’ile de Moorea.

Mama Ayon se rend régulièrement en Chine pour rendre visite à sa famille, elle a aussi été témoin de la fulgurante ascension économique de la Chine. "Mes cousines ont grandi dans la pauvreté, mais elles ont su par la suite profiter du développement économique de ce pays pour monter leurs commerces et réussir" nous confie-t-elle.

En 1998, le magasin Are s'agrandi, il devient aussi l’un des points de vente les plus fréquentés de Moorea.
Aujourd’hui, il est géré par Francis Tchin Loi, fils de Mama Ayon et actuel conseiller municipal de la commune de Moorea-Maiao. D'autres travaux sont actuellement en cours pour donner un nouveau souffle au commerce familial.

Mama Ayon, quant à elle, a l’esprit tranquille car elle sait que le commerce familial est entre de bonnes mains. Elle profite des bons moments avec ses six enfants, ses dix mootua (petits-enfants) et ses dix hina (arrière-petits-enfants). Et elle souhaite à toute la Polynésie une bonne année, pour ce nouvel an chinois.







Rédigé par TOATANE RURUA le Lundi 8 Février 2016 à 05:58 | Lu 1619 fois






1.Posté par Heimana le 08/02/2016 08:07 | Alerter
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