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Réforme des retraites : Les syndicats patronaux condamnent l'incursion dans l'assemblée



PAPEETE, le 09 mars 2018 - Les syndicats patronaux ont tenu à condamner publiquement les démonstrations de force des manifestants le jeudi 8 mars. Ils qualifient l'incursion des manifestants dans l'hémicycle de l'assemblée de Polynésie d'acte "grave" et anti-démocratique.

La CPME de Polynésie française, la CSMGCTP et le MEDEF de Polynésie française se sont réunis vendredi au CESC afin de condamner publiquement l'attitude des syndicats salariés et l'incursion des manifestants dans l'hémicycle de l'assemblée de Polynésie française, jeudi après-midi.

Olivier Kressmann, président du MEDEF, a fermement condamné "Ce qu'il s'est passé hier après-midi (jeudi) NDLR au sein de l'assemblée de Polynésie française est un événement relativement grave. Il s'est passé un acte fort au niveau de l'expression d'un mécontentement qui, pour nous, est un non-respect de l'institution qu'est l'assemblée et surtout un non-respect des élus du peuple qui y siègent. C'est une chose qui est pour nous inacceptable, intolérable. On peut ne pas être d'accord sur des choses, ce n'est pas pour autant que l'on doit entrer dans un rapport de force physique et moral. Je laisse à chacun l'expression de ce qui a été ressenti par les élus. Nous sommes là, aujourd'hui, pour dire que ce n'est pas comme cela que les choses pourront avancer de manière sereine. Il est fondamental pour que les choses se déroulent normalement dans une démocratie que l'on laisse les élus et la démocratie se dérouler. Ce qu'il s'est passé hier est un acte grave par rapport à ça. Le minimum que l'on peut en attendre c'est qu'effectivement les organisations politiques et les partenaires sociaux dénoncent ce qu'il s'est déroulé. Cela ne peut pas être accepté et cela ne peut pas se répéter."

L'irruption de manifestants dans l'hémicycle de l'assemblée de Polynésie française a interrompu les débats et paralysé les débats. Les forces de l'ordre ont dû intervenir. De son côté, Christophe Plée, président de la CGPME, est allé dans le même sens relevant la gravité des faits qui se sont produits jeudi. "La démarche démocratique du texte a été respectée. Tout le monde s'est exprimé. Ce n'est pas la première fois qu'il y a désaccord en Polynésie, et ce n'est pas la dernière. Hier, on s'est emparé d'une institution, et ça, ce n'est pas admissible. 4000 salariés étaient dans les rues hier (NDLR jeudi), cela veut dire que 57 000 étaient au travail. Dans les démocraties, on respecte la majorité et hier elle n'a pas été respectée."

Les syndicats patronaux n'ont, par ailleurs, pas manqué de rappeler parmi les syndicalistes certains sont administrateur de la CPS depuis 10 ans, "ça fait 10 que je dis qu'il faut faire quelque chose. Ça fait dix ans qu'on signe le signal d'alarme. Si on en est là aujourd'hui c'est parce que personne n'a rien fait. Maintenant, il faut que nous avancions sur le sujet. Si rien n'est fait, dans deux ans, on ne pourra plus payer les retraites. Il faut sauver les retraites", conclut Christophe Plée.

Rédigé par Marie Caroline Carrère le Vendredi 9 Mars 2018 à 11:38 | Lu 4717 fois





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