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Réforme des retraites : A Ti'a I Mua se réveille après la bataille



PAPEETE, le 30 juillet 2019 - Alors que la réforme des retraites est enfin applicable depuis le 1er juillet, la confédération A Ti’a i Mua revient à la charge pour demander un départ à taux plein à 62 ans “ou” 38 annuités de cotisation. A Ti’a i Mua demande à rencontrer, de nouveau, le président du Pays ainsi que les élus de l’assemblée et veut faire durer le débat jusqu’aux prochaines élections municipales.

La réforme des retraites est applicable depuis le 1er juillet. Ce qui entraine plusieurs modifications dans le calcul des départs à la retraite. Progressivement d’ici 2023, l’âge légal pour le départ à la retraite va passer de 60 à 62 ans et le nombre d’annuités de cotisations de 35 ans à 38 ans.

Mardi, la confédération A Ti’a i Mua a organisé une conférence de presse pour dénoncer une nouvelle fois les paramètres de cette réforme. “Cela fait quatre ans que nous échangeons sur la retraite et nous étions arrivés à un accord avec le gouvernement. Mais les élus à l’assemblée ont voté le contraire. Il n’y a aucun rapport avec ce que nous avions décidé”, affirme aujourd’hui Jean-Marie Yan Tu, secrétaire général de A Ti’a i Mua, alors que les élus Tapura ont bien voté la réforme des retraites telle que présentée par le gouvernement à l’assemblée le 21 septembre 2018.

Une nouvelle fois, A Ti’a i Mua veut supprimer les abattements pour une retraite à taux plein. “Celles et ceux qui prendront leur retraite entre juillet et décembre 2019, ils perdront en gros 20 000 Fcfp même s’ils ont atteint les 35 ans de service. Avant, il n’y avait pas ce souci d’abattement et c’est ce qui nous étonne aujourd’hui. Et si vous partez entre le 1er juillet et le 1er janvier 2020, vous perdrez près de 27 000 Fcfp. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’ils n’ont pas atteint l’âge légal pour partir à la retraite et que la réforme est désormais applicable”, regrette Jean-Marie Yan Tu, avant d’ajouter : ”Nous avons demandé au gouvernement de ne pas mettre en place d’abattement cette année mais d’attendre 2020, et le gouvernement avait accepté. Mais nous avons été surpris du vote des autres organisations syndicales au Conseil des Retraites (COSR) pour la mise en place du taux de 0,5 % sur les salariés.”

Dimitri Pitoeff, le président du tout nouveau COSR, dit aujourd’hui découvrir les taux d’abattement décidés dans les arrêtés d’application du Pays le mois dernier : “Nous avons constaté que la pénalité pour la durée insuffisante de cotisations est extrêmement lourde pour les salariés. Elle est de 0,5% par trimestre manquant. Pour un salarié en tranche A, ça représente pratiquement 20 000 Fcfp de baisse de la pension. Pour un salarié qui est sur la tranche B, il a la pénalité et sur la tranche A et sur la tranche B, il se retrouve avec 27 000 francs en moins sur sa pension. C’est intolérable, alors que la réforme n’a pas du tout été vendue dans cet esprit”.

“Le gouvernement nous avait dit qu’il allait faire du progressif, et là, le progressif tourne au matraquage à cause de cette pénalité de durée. Nous demandons au président et au ministre de supprimer la pénalité de durée de cotisations pour un départ à l’âge légal de la retraite. Qu’il y ait une pénalité de durée pour un départ avant l’âge légal, ça ne nous dérange pas. Mais à l’âge légal, nous demandons la suppression de cette pénalité pour ne pas léser les salariés qui partent à la retraite en ayant attendu l’âge légal, qui je le rappelle, va passer de 60 à 62 ans. Quand tu as 62 ans, il est normal qu’en tant que salarié, tu partes en jouissant de ta pension complète”, poursuit le président du COSR.

“A Ti’a I Mua ne baissera pas les bras dans son combat, nous continuerons à nous lever pour dénoncer la situation d’aujourd’hui, jusqu’aux prochaines élections”, prévient Jean-Marie Yan Tu. La confédération est pourtant la seule à ne pas avoir pris part aux mouvements de grève contre la réforme des retraites jusqu’ici. Jean-Marie Yan Tu demande à rencontrer, de nouveau, le président du Pays et les élus de l’assemblée. ”Nous aimerions aussi qu’un débat télévisé soit organisé sur les deux chaînes de télévision.”

Interrogés sur ce que ces énièmes rencontres pourraient apporter, les intéressés semblent perdus : “Euh… Je ne sais pas si on va être entendu, mais qui ne fait rien n’a rien. Nous sommes là pour défendre les intérêts des salariés, nous ne sommes pas là pour penser à nous-mêmes. Donc, oui, on va aller voir le président, le président de l’assemblée, les présidents de groupe, la présidente de la commission. On tentera d’être entendus et puis, on pourra envisager d’autres modalités d’actions si on n’est pas entendus. On peut se promener en ville avec des pancartes, on peut informer les salariés et ce sont les salariés, eux-mêmes qui vont réagir à un moment ou à un autre. Parce que personne n’a donné véritablement les effets de la réforme sur le niveau des pensions. Nous sommes les premiers à l’avoir calculé”, termine Dimitri Pitoeff.


Rédigé par Corinne Tehetia le Mardi 30 Juillet 2019 à 18:15 | Lu 3743 fois






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