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Référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie: Des sénateurs proposent des alternatives



Référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie: Des sénateurs proposent des alternatives
Paris, France | AFP | mardi 04/05/2021 - Des sénateurs ont exposé mardi leurs propositions alternatives à un divorce entre la Nouvelle-Calédonie et la France, qui sera l'enjeu d'un troisième référendum sur l'indépendance de ce territoire, prévu d'ici à octobre 2022. 

Deux référendums d'autodétermination ont déjà eu lieu les 4 novembre 2018 et 4 octobre 2020 en Nouvelle-Calédonie, remportés avec 56,7% des suffrages puis 53,3% par les partisans du maintien dans la France. 

Pour le sénateur LR de Nouvelle-Calédonie Pierre Frogier, le référendum "est un exercice inutile puisque aucun des deux camps ne se soumettra jamais aux convictions de l'autre et quelque soit le résultat, nos convictions et celles des indépendantistes ne varieront pas", a-t-il assuré lors d'un débat au Sénat à l'initiative des Républicains.

Il a donc exposé une proposition censée permettre de sortir de "l'impasse" que représente pour lui l'accord de Nouméa, qui prévoit la possibilité d'organiser trois référendums: "la collectivité de la Nouvelle-Calédonie sera composée de trois provinces dotées de la compétence de principe garantissant les différences d'identité de la Nouvelle Calédonie".

Les îles Loyauté et le nord, à majorité kanak, seraient ainsi dissociés du sud où se trouve Nouméa, poumon économique du caillou.

Rappelant que lors de l'élaboration de l'accord de Matignon en 1988, le retour de la paix civile est advenue "en partageant le territoire en trois provinces", il propose de "négocier un désaccord", afin de "reconnaître ce que nous partageons, accepter ce qui nous sépare et sur cette base, organiser notre avenir".

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a salué l'action et les contributions de Pierre Frogier qui, selon lui, "n'a jamais réclamé une partition" mais "un nouveau compromis constitutionnel. "Nous qui refusons la partition d'entre la Nouvelle-Calédonie et la France, nous n'accepterions pas de déplacer les frontières à l'intérieur du caillou", a-t-il ajouté.

Destin commun

"Un tel projet aiguisera inévitablement l'acrimonie entre les deux camps", a rétorqué le chef de file des sénateurs PS Patrick Kanner en s'interrogeant: "comment peut-on raisonnablement penser que la solution soit le chacun chez soi ? La différenciation politique que le sénateur Frogier propose rime avec confédération (...) avec des fortunes économiques particulièrement déséquilibrées". 

"Je crois plus que jamais au destin commun du peuple calédonien. Un Peuple Calédonien lié par des sangs mêlés, une culture métissée et des mémoires entrelacées. Mais aussi, par une gouvernance partagée des institutions du pays, entre indépendantistes et non-indépendantistes", a pour sa part déclaré Gérard Poadja, sénateur kanak non-indépendantiste et UDI. 

Il a proposé de substituer à la troisième consultation prévue, "un référendum de rassemblement". Cela impliquerait d'"admettre, pour les indépendantistes, que l'indépendance n'est pas une baguette magique face aux inégalités, à l'échec scolaire et à la délinquance qui mine notre société", mais aussi "accepter pour les non-indépendantistes, de revisiter notre lien à la France".

"Bienheureux celles-et ceux qui prennent des risques dans ce dossier", a réagi le ministre des outre-mer Sébastien Lecornu qui a assuré qu'il mettrait sur la table "toutes les propositions, bonnes ou mauvaises, dès lors qu'elles auront fait l'objet d'un travail".

La proposition de Pierre Frogier qui "fait réagir", a "des mérites" et pose plusieurs questions essentielles telles que "la répartition des pouvoirs entre les institutions calédoniennes", "la fiscalité", "la répartition des richesses", mais aussi celle de "l'organisation géographique de la nouvelle Calédonie, avec le sentiment que le sud, pourrait être un sud retranché", a-t-il ajouté. 

A l'invitation du Premier ministre Jean Castex, plusieurs dirigeants calédoniens indépendantistes et non indépendantistes doivent se rendre à Paris du 25 mai au 3 juin "pour parler de l'avenir" et tenter d'éclairer les conséquences du oui ou du non à l'indépendance.

le Mardi 4 Mai 2021 à 12:26 | Lu 586 fois





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