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Réchauffement climatique: les désastres naturels vont se multiplier (ONU)


Réchauffement climatique: les désastres naturels vont se multiplier (ONU)
NEW YORK, 20 juillet 2011 (AFP) - Un haut responsable de l'ONU a averti mercredi devant le Conseil de sécurité qu'avec les changements climatiques qui s'accélèrent, les catastrophes naturelles vont se développer "de façon exponentielle" avec des conséquences pour la sécurité mondiale.

Bien que la science ne puisse encore comprendre toutes les raisons qui entraînent le réchauffement climatique, "le changement de climat est une réalité" qui touche tous les secteurs de la société, a souligné Achim Steiner, directeur général du Programme pour l'environnement des Nations unies.

M. Steiner s'est basé sur un scénario d'une élévation des températures de 3 à 4 degrés au cours du siècle et une augmentation du niveau des mers d'un mètre.

Les menaces sont nombreuses, a-t-il souligné, citant la sécheresse en Somalie actuellement, les inondations au Pakistan et leurs implications pour le marché de l'alimentation.

"L'étendue de ces désastres naturels va augmenter de façon exponentielle, sans que nous n'en connaissions encore toutes les implications", a-t-il déclaré.

Deux régions du sud de la Somalie, frappées par une sécheresse gravissime, ont été déclarées en état de famine mercredi par les Nations unies, qui parlent de la "plus grave crise alimentaire en Afrique" en 20 ans et appellent à la mobilisation pour éviter que la situation empire.

"Les signes du changement climatique ne sont pas seulement en train de se produire, ils s'accélèrent", a-t-il insisté.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a ajouté: "Nous ne devons pas nous voiler la face, le changement climatique est une menace pour la sécurité internationale".

Les famines, la hausse du niveau des mers "sont des menaces contre la paix et la sécurité", a-t-il dit.

La prochaine conférence des Nations unies sur le climat de Durban en Afrique du Sud qui aura lieu en décembre, "doit être décisive". "Les pays développés doivent prendre la tête des actions mais les nations émergentes doivent aussi assumer leur part. Il ne peut pas y avoir de simples spectateurs", a-t-il dit.

pad/rap/gde

Rédigé par AFP le Mercredi 20 Juillet 2011 à 06:08 | Lu 587 fois