Tahiti, le 20 janvier 2025 - Un homme d'une quarantaine d'années a été condamné par le tribunal correctionnel de Papeete à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, pour des violences répétées sur sa compagne. Tout au long de l'audience, son attitude désinvolte a agacé le tribunal.
Dès l'ouverture de l'audience, le prévenu, un homme d'une quarantaine d'années, se présente à la barre avec une attitude manifestement désinvolte. Son regard las et ses réponses grossières sont rapidement corrigés par le tribunal, qui lui intime de modérer son langage. Tout au long de l’audience, son comportement – posture avachie, réponses nonchalantes et nombreux regards adressés à l’assistance, où se tient sa compagne, la victime – est fermement critiquée. À tel point que la présidente du tribunal menace de poursuivre l’audience en son absence s'il ne se ressaisit pas.
L'homme comparaît devant le tribunal correctionnel de Papeete, ce lundi, pour plusieurs faits de violences conjugales, perpétrées devant leur fille aînée de 15 ans. Selon l'enquête, il aurait infligé à sa compagne des gifles et un coup de poing. C’est l’établissement scolaire de leur fille qui a donné l’alerte, inquiet de l’état psychologique de l’adolescente. Cette dernière est l'aînée d'une fratrie de trois enfants.
À la barre, la victime témoigne avec une certaine réticence et ambivalence. Si elle admet les faits et confirme que les violences durent depuis 2011, elle ne souhaite toutefois pas voir son compagnon incarcéré. “Il apporte le bonheur [...], j’ai toujours espoir qu’il change”, explique-t-elle. Cependant, dans son audition devant les enquêteurs, elle a décrit un climat oppressant : une vie sous contrôle, marquée par des interdictions de sortir seule, de travailler, de passer le permis de conduire ou même de téléphoner sans être écoutée par son conjoint via haut-parleur.
Lourde peine
Face aux questions du tribunal, le prévenu commence par nier certains faits avant de se raviser. “Si c’est ce qu’elle dit, ça doit être vrai”, finit-il par concéder. Quant à leur avenir commun, il affirme vouloir épouser la victime prochainement, ce à quoi la présidente réplique sèchement : “Peut-être que le tribunal aura son mot à dire sur vos projets de couple.” Son casier judiciaire alourdit encore son dossier : il comporte plusieurs condamnations pour violences conjugales, toujours sur la même victime.
Dans ses réquisitions, la procureure dresse un portrait accablant de l’accusé, qu’elle qualifie de “caricature du mari violent”. Elle requiert une peine de trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis. De son côté, l’avocate de la défense plaide le poids d’un “carcan familial violent” et souligne la difficulté pour la victime de rompre avec cet environnement.
Le tribunal, après délibération, se montre plus sévère que les réquisitions du parquet. Le prévenu est condamné à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, assortis d’un maintien en détention. Au regard de la gravité des faits et de la récurrence des violences, le tribunal ordonne également le retrait de l’autorité parentale sur leur fille aînée.
Dès l'ouverture de l'audience, le prévenu, un homme d'une quarantaine d'années, se présente à la barre avec une attitude manifestement désinvolte. Son regard las et ses réponses grossières sont rapidement corrigés par le tribunal, qui lui intime de modérer son langage. Tout au long de l’audience, son comportement – posture avachie, réponses nonchalantes et nombreux regards adressés à l’assistance, où se tient sa compagne, la victime – est fermement critiquée. À tel point que la présidente du tribunal menace de poursuivre l’audience en son absence s'il ne se ressaisit pas.
L'homme comparaît devant le tribunal correctionnel de Papeete, ce lundi, pour plusieurs faits de violences conjugales, perpétrées devant leur fille aînée de 15 ans. Selon l'enquête, il aurait infligé à sa compagne des gifles et un coup de poing. C’est l’établissement scolaire de leur fille qui a donné l’alerte, inquiet de l’état psychologique de l’adolescente. Cette dernière est l'aînée d'une fratrie de trois enfants.
À la barre, la victime témoigne avec une certaine réticence et ambivalence. Si elle admet les faits et confirme que les violences durent depuis 2011, elle ne souhaite toutefois pas voir son compagnon incarcéré. “Il apporte le bonheur [...], j’ai toujours espoir qu’il change”, explique-t-elle. Cependant, dans son audition devant les enquêteurs, elle a décrit un climat oppressant : une vie sous contrôle, marquée par des interdictions de sortir seule, de travailler, de passer le permis de conduire ou même de téléphoner sans être écoutée par son conjoint via haut-parleur.
Lourde peine
Face aux questions du tribunal, le prévenu commence par nier certains faits avant de se raviser. “Si c’est ce qu’elle dit, ça doit être vrai”, finit-il par concéder. Quant à leur avenir commun, il affirme vouloir épouser la victime prochainement, ce à quoi la présidente réplique sèchement : “Peut-être que le tribunal aura son mot à dire sur vos projets de couple.” Son casier judiciaire alourdit encore son dossier : il comporte plusieurs condamnations pour violences conjugales, toujours sur la même victime.
Dans ses réquisitions, la procureure dresse un portrait accablant de l’accusé, qu’elle qualifie de “caricature du mari violent”. Elle requiert une peine de trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis. De son côté, l’avocate de la défense plaide le poids d’un “carcan familial violent” et souligne la difficulté pour la victime de rompre avec cet environnement.
Le tribunal, après délibération, se montre plus sévère que les réquisitions du parquet. Le prévenu est condamné à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, assortis d’un maintien en détention. Au regard de la gravité des faits et de la récurrence des violences, le tribunal ordonne également le retrait de l’autorité parentale sur leur fille aînée.