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Protocole renforcé au lycée: nouveau casse-tête pour les chefs d'établissement



Paris, France | AFP | vendredi 06/11/2020 - Des demi-journées de cours ? Des demi-semaines? Ou bien un jour sur deux? Après l'annonce d'un protocole sanitaire renforcé dans les lycées pour enrayer l'épidémie de Covid-19, les chefs d'établissement doivent revoir toute l'organisation des classes.

"En fin de compte, un mix présentiel-distanciel est toujours plus compliqué à mettre en place qu'un tout à distance", assure Florence Delannoy, membre du SNPDEN (syndicat des chefs d'établissement) et proviseure d'un lycée dans le Nord. "Comme mon établissement abrite un internat, je vais faire le choix d'une partie des élèves en début de semaine et l'autre en fin de semaine, on fait le maximum pour trouver la meilleure formule", explique-t-elle. 

Comme beaucoup de chefs d'établissement, elle a dû supprimer les cours de vendredi après-midi pour tenir en urgence un conseil pédagogique afin d'évoquer la nouvelle organisation avec les professeurs.

Ces interrogations sur l'organisation de la semaine surgissent alors que, face à l'aggravation de l'épidémie de Covid-19 et à une grogne naissante, le ministre de l’Éducation a annoncé jeudi soir un renforcement du protocole sanitaire au lycée. 

Afin de limiter les risques de contagion, les lycées doivent désormais s'organiser pour autoriser davantage de cours à distance, à condition de conserver au moins 50% d'enseignement en présentiel pour chaque élève.

"Une demi-journée tous les jours ou un jour sur deux ou encore trois jours une moitié et deux jours l'autre moitié... Depuis vendredi matin, on ne parle que de ça, c'est une sacrée réflexion", dit Lysiane Gervais, secrétaire nationale de la commission éducation et pédagogie du SNPDEN et proviseure dans l'académie de Bordeaux. Pour son établissement de 1.250 élèves, le choix n'est pas encore fait. "Le plus pertinent serait finalement de faire des jours par niveaux, j'ai lancé des pistes, on fait le point mais cela ne pourra pas être mis en place dès lundi matin", annonce déjà la proviseure.

A ce stade, le ministère n'a pas imposé de date de mise en place et a évoqué jeudi une "instruction ministérielle" qui sera très prochainement adressée aux chefs d'établissement "pour préciser ce cadrage national".

La question des collèges

Bruno Bobkiewicz, proviseur d'une cité scolaire à Vincennes près de Paris pense avoir la bonne option: "chaque élève vient une demi-journée tous les jours, c'est ce qui parait être la plus facile à mettre en place chez nous", constate le proviseur par ailleurs secrétaire général du SNPDEN.

Mais il anticipe "le coup d'après". "Quelle que soit l'option retenue, on va avancer dans les programmes avec une présence réduite des élèves dans les établissements donc il serait bon de penser à des allégements de programmes pour tous les niveaux", a-t-il suggéré.

D'ores et déjà, "pour tenir compte des conséquences de la crise sanitaire sur les conditions de préparation du baccalauréat", Jean-Michel Blanquer a aussi décidé des mesures, "à titre exceptionnel", pour cette année 2020-2021, où devait pleinement entrer en vigueur le nouveau bac. Les évaluations communes (anciennement appelées E3C) prévues en Première et Terminale sont annulées au profit du contrôle continu.

Après l'annonce d'un protocole resserré dans les lycées, certains demandent déjà le même traitement pour les collèges. Jean-Michel Blanquer l'a balayé vendredi d'un revers de main, estimant que dans les collèges, il est "plus facile" de maintenir les élèves dans une seule classe, car ils n'ont pas d'enseignements de spécialité. 

Les élèves sont également "plus jeunes" et posent selon lui "moins de problèmes de contamination", et la densité des collèges est "en général moins forte" que celle des lycées.

"Pour les lycées, les demi-groupes ont été obtenus mais pas dans les collèges, on ne comprend pas l'attitude du ministre de l'Education. On sait très bien que si on laisse les adolescents en contact, ça va être la fermeture des établissements car le virus circule énormément", a déploré Valérie Tcheou Diot, enseignante de SVT sur deux collèges au Kremlin Bicêtre et à Villejuif dans le Val-de-Marne, lors d'une manifestation devant le rectorat de Créteil vendredi. 

Un appel intersyndical à la "grève sanitaire" dans le premier et le second degré a par ailleurs été lancé pour mardi.

le Vendredi 6 Novembre 2020 à 04:53 | Lu 95 fois





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