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Production audiovisuelle : "C’est ultra positif"



Image tirée du documentaire de Virginie Tetoofa, Rurutu, terre de ‘umuai. Il est en compétition au Festival international du film documentaire océanien (Fifo).
Image tirée du documentaire de Virginie Tetoofa, Rurutu, terre de ‘umuai. Il est en compétition au Festival international du film documentaire océanien (Fifo).
TAHITI, le 2 février 2020 - Le Festival international du film océanien (Fifo) a démarré samedi avec l'après-midi Fenêtre-sur-courts et ma 11e nuit de la fiction. Les films présentés à cette occasion viennent des quatre coins du monde. Certains sont polynésiens comme Rurutu, terre de ‘umuai ou bien Mā’ohi Nui, terre de marchandises. Mais qu’en est-il de la production audiovisuelle sur le territoire ?

"On sent que ça évolue, qu’il y a de la demande de productions étrangères, que les jeunes ont envie, c’est ultra positif", résume Denis Pinson à propos de la production audiovisuelle en Polynésie. Il est président de l’Association tahitienne des professionnels de l’audiovisuel (ATPA). Toutefois, le secteur et en particulier la fiction a encore besoin de coups de pouce pour se développer, se structurer et, de ce fait, participer à la professionnalisation de l’audiovisuelle en Polynésie.

Difficile de connaître le nombre exact de films (documentaires, fiction, clips vidéo) réalisés localement, de savoir précisément combien de professionnels évoluent dans le secteur ou bien encore d’évaluer au franc près les retombées économiques de l’audiovisuel en Polynésie.

Des estimations sont fournies par L'Association tahitienne des professionnels de l'audiovisuel (ATPA), l’association polynésienne des techniciens de l’audiovisuel et du cinéma (APTAC) et la Direction générale de l’économie numérique (DGEN) qui gère le SCA ou Soutien à la création audiovisuelle (voir encadré). Il y aurait 150 personnes (producteurs, réalisateurs, monteurs, graphistes, comédiens, compositeurs, maquilleurs…) qui travailleraient dans le secteur dont une trentaine de techniciens. Sachant que ceux qui en vivent se comptent sur les doigts d’une main.

Le nombre de titres s'étoffe d'année en année

Le nombre de titres s’étoffe d’année en année : La montée des gros, du Va’a dans les veines, 45 secondes d’éternité, Heiva, le rythme d’un peuple, Fa’a’amu les enfants confiés de Polynésie, Malamataga, les hommes torches, Pouvana’a ni haine ni rancune pour les documentaires, par exemple. Ou bien encore Al Dorsey, PK O, Meurtres à Tahiti pour la fiction.

Par ailleurs, un franc versé par le Sca en fiction assurerait 4,79 Fcfp de dépenses locales, le court métrage de fiction 2,88 Fcfp et le documentaire 2,30 Fcfp. Ce qui n’est pas négligeable.
Si le documentaire, soutenu par le Sca, a bien évolué ces dernières années, "dans le domaine de la fiction, la situation stagne", regrette Teva Juventin, président de l’ATPAC. Les aides du Sac sont plafonnées et ne permettent pas de couvrir les frais de réalisation de longs métrages.

Des discussions sont en cours à ce propos pour booster la production locale et augmenter l’accueil de tournages internationaux. "On réfléchit à la forme que pourraient prendre les aides", rapporte Denis Pinson. "Des modèles existent ailleurs, comme des subventions dédiées, des crédit d’impôts." Une table ronde intitulée "La fiction en Polynésie, enjeux et perspectives" est prévue jeudi au village du Fifo.

Sur le territoire il manque également, de l’avis de Teva Juventin, des formations pour professionnaliser le secteur. Mais sans débouchés, difficile de s’engager sur cette voie. Pour l’instant.


Au début était l’Apac…

Tout a commencé à la suite d’un Fifo. "Au cours de conférences et réunions, il est apparu qu’un dispositif d’aides devait voir le jour", se rappelle Marc Louvat, de la cellule développement opérationnel de la Direction générale de l’économie numérique (DGEN). Les ministères du tourisme, de la culture et de l’économie ont créé un premier fonds baptisé Apac (Aide à la production audiovisuelle et cinématographique) en 2007. Au fil du temps, l’Apac est devenu Scan (Soutien à la création audiovisuelle et numérique) puis récemment Sca (pour Soutien à la création audiovisuel).

Chaque année une commission se réunit u moins deux fois pour sélectionner des projets audiovisuels éligibles au Sca. Ces projets peuvent être présentés à différents stades (écriture, développement ou production). En moyenne, une somme globale de 110 millions de FCFP est attribuée aux projets retenus.

En 2019, 80 dossiers ont été présentés soit une augmentation de 55% par rapport à 2018, 57 projets ont été aidés (+ 50% par rapport à 2018), 179 ont été distribués. Cette hausse significative s’explique par l’annonce de la fermeture de France Ô. "Cette année, nous ne savons pas du tout quel impact cette fermeture va avoir sur les demandes d’aides", indique Marc Louvat.

Sur les quatre dernières années, 190 dossiers ont été aidés pour un soutien financier global de 577 millions de FCFP.


Rédigé par Delphine Barrais le Dimanche 2 Février 2020 à 15:54 | Lu 1104 fois

Tags : fifo





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