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Pour que vacances ne rime pas avec délinquance


Tahiti, le 10 juillet 2021 – L’Union polynésienne pour la jeunesse a présenté vendredi matin à Paea la journée “rencontre” des centres de vacances et de loisirs qui se tiendra jeudi prochain à Hitia’a o te Ra. Un événement dont l’objectif est d’encourager les parents à inscrire leurs enfants, notamment pour lutter contre l’oisiveté.
 
L’Union polynésienne pour la jeunesse (UPJ) organise jeudi à Hitia’a o te Ra une journée de rencontres des Centres de vacances et de loisirs (CVL). L’objectif pour le secteur : promouvoir les CVL et souligner le dynamisme des associations de jeunesse et d’éducation populaire après la crise de 2020. La dernière édition s’était tenue le 25 juillet 2019 au parc Aorai Tini Hau de Pirae et avait rassemblé 1 684 jeunes et encadrants. Pour cette année, les organisateurs espèrent attirer 1 000 jeunes qui seront répartis dans le centre Vaihi en trois “villages” : 3-6 ans, 7-12 ans et 13-16 ans. 
 
La cohésion sociale
 
Le secteur ayant été fortement touché par la crise du Covid-19, les acteurs du milieu des centres de vacances souhaitent rassurer les parents et les encourager à inscrire leurs enfants afin de lutter contre l’oisiveté et les comportements de délinquance en période de vacances scolaires. “Le centre de vacances représente véritablement un outil au service de la cohésion sociale. Les ados ont leur place dans ces lieux où l’on apprend à vivre en société”, explique Tao’ahere Maono, le directeur de l’UPJ. Au programme de la journée du 15 juillet, des activités autour du livre, des comptines en reo tahiti, des activités manuelles, des jeux de pistes ou encore de l’ultimate selon les tranches d’âge. 
 
Nouveauté. La culture sera au cœur de cette édition. Depuis 2020, la jeunesse et les sports ont été rassemblés au sein du ministère de la Culture. Dans ce sens, l’UPJ a souhaité aller plus loin dans l’introduction des activités culturelles polynésiennes au sein de son programme et s’est positionnée sur l’appel à projet pédagogique “Pehepehe” qui vise à sensibiliser les adolescents et les équipes d’encadrement des CVL aux chants traditionnels Himene Tumu. “On se lance cette année dans l’édition d’un album de comptines écrites en tahitien, des chants polynésiens que les enfants vont interpréter. Ce projet est piloté par le ministère de la Culture et donnera lieu à l’édition d’un album et d’un clip” précise le directeur de l’UPJ.
 
Un acte de résilience
 
Pour Tao’ahere Maono, l’inter CVL 2021, “c’est un acte de résilience pour les associations”. Le directeur rappelle que les centres de vacances, c’est un besoin, une nécessité pour les parents qui ne savant pas où placer leurs enfants lors des vacances scolaires. Comme l'a rappelé l'administrateur de l’archipel de la Société, Guy Fitzer, présent lors de la conférence de presse vendredi matin : “Il faut considérer que la jeunesse n’est pas un problème, mais une chance et un avenir dans laquelle on se doit de s’investir”.

Rédigé par Etienne Dorin le Samedi 10 Juillet 2021 à 16:01 | Lu 845 fois