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Plus de 350 millions consacrés aux aides de première nécessité en 2018



L'an dernier, la DSFE a dépensé plus de 350 millions de francs pour les aides de première nécessité, avec 25 226 bons alimentaires distribués, près de 900 bons vestimentaires et 18 199 bons de produits d'hygiène et entretien.
L'an dernier, la DSFE a dépensé plus de 350 millions de francs pour les aides de première nécessité, avec 25 226 bons alimentaires distribués, près de 900 bons vestimentaires et 18 199 bons de produits d'hygiène et entretien.
PAPEETE, le 29 avril 2019 - Ces aides regroupent les bons alimentaires, le vestimentaire et les produits d'hygiène et d'entretien. Elles sont octroyées par la direction des solidarités, de la famille et de l'égalité (DSFE). L'an dernier, la DSFE a consacré plus de 350 millions de francs pour les aides de première nécessité.

Chaque année, des aides sont attribuées aux familles polynésiennes par la direction des solidarités, de la famille et de l'égalité (DSFE).

Des aides qui peuvent aller de l'alimentaire, au vestimentaire, en passant par les loyers. Les plus sollicitées sont les aides de première nécessité qui regroupent l'alimentaire, le vestimentaire et les produits d'hygiène. La plus populaire est celle de l'alimentaire. Sur les trois dernières années, ces aides ont bien augmenté, elles sont passées de plus de 157 millions de francs en 2016 à plus de 264 millions en 2018. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette augmentation, comme la perte d'un emploi ou bien la baisse des Conventions d'accès à l'emploi (CAE). "Le montant pour les bons alimentaires est calculé par personne. Nous prenons aussi en compte l'âge des enfants et c'est en fonction de cela que nous attribuons les montants. En moyenne, les familles peuvent attendre au moins un mois pour obtenir leurs bons alimentaires. Après tout dépend de la charge de travail du travailleur social. Les aides peuvent aller jusqu'à 40 000 ou 50 000 francs, parfois 60 000 francs suivant le nombre des personnes. Bien sûr, avec ces bons ils ne peuvent pas acheter d'alcool, ni de tabac. Les magasins le savent", indique Claudine Laugrost, responsable de circonscription.

Autre aide de première nécessité, l'aide vestimentaire "que l'on associe à un projet". "Par exemple, si une personne, inscrite au Sefi, a un rendez-vous d'embauche et qu'elle a besoin de vêtements pour être présentable. On va l'associer à une démarche d'insertion professionnelle. Ça peut être aussi dans le cadre d'un sinistre, où on attribue une aide vestimentaire automatiquement dès qu'elle est sollicitée", prévient la responsable de circonscription. Le montant de l'aide vestimentaire peut varier de 20 000 à 25 000 francs.

La dernière aide de première nécessité concerne les produits d'hygiène (savon, dentifrice, papier toilette…). "On va tenir compte s'il y a une femme à la maison, s'il y a des jeunes ou un bébé. Une famille est différente de la famille d'à côté, souvent les gens ne comprennent pas cela."

"Il y a des personnes qui viennent nous voir pour dire que leurs voisins ont eu plus qu'eux. Après, la composition familiale peut sûrement être la même, mais la famille a eu une dette imprévue qui est arrivée d'un coup et que les voisins ne savent pas. On prend en compte les revenus, mais les charges également. La personne a sûrement perdu son emploi, il n'y a pas longtemps. Il ne faut pas non plus stigmatiser les personnes, ce n'est pas parce qu'ils ont une belle voiture qu'ils utilisent mal leur argent. Non, c'est peut-être que cette belle voiture, ils l'ont eue avant et que du jour au lendemain, il y a eu un accident de la vie", précise Claudine Laugrost.

L'an dernier, la DSFE a dépensé plus de 350 millions de francs pour les aides de première nécessité, avec 25 226 bons alimentaires distribués, près de 900 bons vestimentaires et 18 199 bons de produits d'hygiène et entretien.

Mais attention, ces aides sont attribuées aussi bien aux personnes inscrites au RSPF, au RNS qu'au régime général des salariés. "Chaque aide nécessite une évaluation sociale, ça veut dire que des agents peuvent se rendre à leur domicile, en fonction de la demande d'aide, pour vérifier les conditions de vie de la famille. Ce n'est pas systématique, parce qu'on fait quand même confiance aux gens sur le déclaratif, surtout quand il s'agit d'une première demande d'aide. Par contre, si on a un moindre doute et que ça devient récurrent, la visite à domicile peut s'imposer", explique Claudine Laugrost, responsable de circonscription.

L'an dernier, 7 318 familles inscrites au Régime de solidarité (RSPF) ont bénéficié des aides de la DSFE, et 180 du Régime des non-salariés (RNS) ont perçu une aide. L'enveloppe du fonds d'action sociale s'élève à plus de 2,2 milliards de francs, en 2018, et 89 % du budget a été utilisé.


Claudine Laugrost
Responsable de circonscription à la DSFE

"On n'est pas là pour tout offrir sur un plateau"


"Certaines femmes enceintes viennent aussi nous voir, nous avons déjà aidé des familles pour des frais funéraires… Par contre, tout ce qui est "aides sanitaires", c'est-à-dire, pour les médicaments, tiers payant, tout ce qui est au tour des évasans, pharmaceutiques… tout ce qui relève du soin c'est le service social de la CPS qui s'en occupe.

Nous avons des aides en loyer aussi, mais cela concerne les familles qui ont un risque d'expulsion. Donc, ponctuellement sur deux ou trois mois, on peut les aider au niveau du loyer, en prenant en charge la moitié du loyer. Il y a des aides pour tout ce qui est équipement ménager, machine à laver, gazinière, frigidaire… Alimentaire, vestimentaire et produit d'hygiène, c'est la DSFE. Par contre, pour les autres aides, on demande une participation minimum aux familles.

Après tout ce qui est insertion, où ils ont des besoins spécifiques. Par exemple, pour une personne qui habite Pirae et qui a une formation au Grepfoc de Punaauia, si elle n'a pas de voiture, on va lui payer le bus pendant un mois pour qu'elle puisse aller à sa formation en attendant sa paye. Dès qu'une personne arrive avec un projet d'insertion, en plus des aides qui existent comme l'Adie ou la CCISM, nous pouvons compléter par nos petites aides. On va préférer aider à payer l'outil que la matière. Les aides sont étudiées sur la faisabilité.

Ensuite, il y a les crèches et les nounous, c'est une aide importante, pour les mamans qui sont à la recherche d'un emploi. On peut proposer des aides à la garderie, pour deux raisons : la recherche d'emploi et la socialisation de l'enfant, avec une participation des parents. Ça peut arriver aussi que des familles ont un problème d'énergie. Nous pouvons les aider à régler leurs factures, mais on ne le fera pas tous les mois.
"



Rédigé par Corinne Tehetia le Lundi 29 Avril 2019 à 18:49 | Lu 1269 fois






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