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Plan anti-pollution: des pastilles pour les voitures, les villes appelées à agir



Le périphérique à Paris le 10 avril 2015 un jour de pollution - AFP/Archives Miguel Medina
Le périphérique à Paris le 10 avril 2015 un jour de pollution - AFP/Archives Miguel Medina
PARIS, le 2 juin (AFP). Des vignettes de couleur pour signaler le taux de pollution de chaque véhicule, et des mesures "radicales" demandées aux villes: Ségolène Royal a présenté mardi son plan pour la qualité de l'air, première préoccupation environnementale des Français.

Mis en place à partir de janvier, ces certificats, apposés sur le pare-brise, seront destinés à "favoriser les véhicules moins polluants" en permettant à leurs utilisateurs d'avoir des avantages pour l'accès ou la circulation en centre-ville. Ces facilités seront décidées par les maires.

L'acquisition de ces pastilles, auprès du service d'immatriculation des véhicules et gratuite les six premiers mois (5 euros ensuite), se fera sur la base du volontariat, a insisté la ministre de l'Ecologie, fidèle à son principe de l'"écologie positive".

"C'est une dynamique positive: c'est efficace parce que les gens vont faire leurs calculs et voir que c'est gagnant" d'opter pour un véhicule moins polluant, dit-elle: parce que "vous faites des économies d'entretien et d'essence, et que vous avez le stationnement gratuit, vous allez pouvoir circuler dans les zones à circulation réduite, ou en cas de pic de pollution, etc".

Les véhicules seront classés de un à six, des moins aux plus polluants (oxydes d’azote, particules). Les vignettes seront de couleurs différentes selon leur statut, par exemple vert en catégorie 1 (normes Euro 5 et 6 pour les véhicules à essence à partir du 1er janvier 2011) ou gris en catégorie 6 (véhicules diesel ou essence avant décembre 1996). Les véhicules électriques sont "hors concours", en bleu. De fait, les véhicules sans pastille ne pourront bénéficier des accès réduits.

Elaboré avec le ministère de l'Intérieur, ce dispositif, lointain héritier de la "pastille verte" des années 90, avait été annoncé en février dans la "feuille de route écologique" du gouvernement.

Il permettra notamment aux collectivités de gérer la circulation dans leurs centres urbains, grâce aux "zones à circulation restreinte" que la loi sur la transition énergétique leur permet désormais de créer.

Des zones à accès limité existent déjà dans quelque 200 villes d'Europe, depuis de nombreuses années.

'Nouvelle civilisation'

Le principe de la pastille est d'ailleurs utilisé en Allemagne, au Danemark ou en Italie, souligne le ministère qui rappelle qu'en ville la pollution atmosphérique, et notamment celle liée aux particules fines, provient largement du trafic routier.

Cette situation entraîne chaque année une augmentation des maladies respiratoires et cardio-vasculaires. L'OMS a classé le diesel comme cancérogène certain, les émissions des moteurs essence comme cancérogènes probables.

La ministre a aussi annoncé mardi le lancement d'un appel à projets pour "faire émerger des villes laboratoires" dans la lutte pour la qualité de l'air.

L'idée est de soutenir des villes volontaires mettant en œuvre des mesures "exemplaires", "afin de garantir, dans un délai de cinq ans, un air sain aux populations".

Les collectivités devront envoyer leur candidature avant le 5 septembre. La liste des lauréats, qui recevront un premier apport d'un million d'euros, sera annoncée fin septembre.

Ils devront s'engager "à mettre en œuvre des mesures radicales dans le domaine de la mobilité" mais également résidentiel, industriel et agricole. Ils devront notamment créer ou préfigurer une zone à circulation restreinte, et "faciliter le développement de la mobilité électrique", le programme visant aussi à "éliminer en cinq ans le diesel".

"L'idée est de changer la civilisation de la ville, et de donner aux municipalités, dont je salue le travail, la possibilité de prendre à bras le corps ce problème majeur de santé publique",
a expliqué Mme Royal.

Pendant cinq ans, les collectivités bénéficieront d'un appui, notamment financier.

"Elles sont obligées de s'engager" car plusieurs agglomérations comme Paris et Marseille sont concernées par une injonction européenne pour dépassement des valeurs limites sur les particules, a prévenu Mme Royal. "Les habitants sont de plus en plus sensibles à ce problème", a-t-elle noté.

A Paris, la maire Anne Hidalgo (PS) avait dévoilé en janvier un plan prévoyant une zone interdite en journée, dès l'été, aux cars et aux poids lourds de plus de 14 ans.

Une polémique l'avait opposée en mars à Mme Royal, réticente à instaurer la circulation alternée. Un nouvel arrêté sur la gestion des pics sera pris prochainement, a indiqué mardi la ministre.

Rédigé par afp le Mardi 2 Juin 2015 à 03:46 | Lu 320 fois





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